Stolperfalle interkulturelle Kommunikation

Communication interculturelle – les pièges


Von: Nadine Gruner

De: Nadine Gruner

Stereotypen, Klischees und Vorurteile. Deutschland und Frankreich sind eng befreundete Partnerländer, doch die Selbst- und Fremdwahrnehmung klafft teils stark auseinander. Wenn interkulturelle Kommunikation zur spannenden Herausforderung in Alltag und Beruf wird. Im Gespräch mit Dr. Françoise Dorison, Sprachkurskoordinatorin im Deutsch-Französischen Kulturinstitut Tübingen.

Stéréotypes, clichés et préjugés. La France et l’Allemagne ont beau être des pays partenaires étroitement liés, la perception de soi et celle de l’autre divergent assez souvent. Quand la communication interculturelle devient un défi passionnant dans la vie quotidienne et professionnelle. Un entretien avec Françoise Dorison.

Françoise Dorison hat ihren Lebensmittelpunkt vor Jahrzehnten ins Schwäbische verlagert, wo sie heute als interkulturelle Trainerin Unternehmen zum Schwerpunkt Deutschland-Frankreich coacht. Doch jetzt mal ehrlich, sind wir als Nachbarn wirklich so unterschiedlich, dass man Berater wie Sie braucht? „Die Unterschiede sind größer und tiefgehender als man gemeinhin denkt“, stellt sie fest und nimmt Bezug auf eine aktuelle Studie der Wirtschafts-woche[1], wonach Geschäftsbeziehungen mit China am allerhäufigsten zu Missverständnissen führen, direkt gefolgt von Frankreich an zweiter Stelle. Wer hätte das gedacht!?  

Den Klischee-Franzosen karikiert man gern mit Baguette und Baskenmütze, den Deutschen in Lederhose mit Bierkrug. Wie charakterisieren Sie als Französin den deutschen Prototyp, einmal abgesehen von reinen Äußerlichkeiten? „Ich schätze die Berechenbarkeit der Deutschen, sie sagen, was sie meinen und reden nicht um den heißen Brei herum.“ In diesem Zusammenhang merkt sie an, dass deutsche Unterschriften ohne Schnörkel auskommen, gut leserlich sind, während der Franzose sich hier gern individualistischer gibt, und das nicht nur beim Schreiben. Zwei Länder, zwei Konzepte. Ein deutscher Fußgänger verharrt auch geduldig an der roten Ampel bis zur Grünschaltung, während ein Franzose schon mal die Ausnahme macht.

Gerade im Geschäftsbereich wird nach Dorisons Meinung viel Porzellan zerbrochen. „Die meisten Kunden suchen meinen Rat erst, nachdem das Kind schon in den Brunnen gefallen ist.“ Die Nachfrage ist da und es gibt mittlerweile zahlreiche interkulturelle Studiengänge, die für Verhandlungsführung und Gesprächsbegleitung fit machen.

Befragt nach Tipps, wie man sich möglichst diplomatisch im Nachbarland bewegen kann und welchen Fauxpas es absolut zu vermeiden gilt, empfiehlt Dorison: „Die Franzosen, die sich gern in Szene setzen, freuen sich wenn man sie ganz offen lobt, etwa für ihre technischen Innovationen. Das kommt gut an. Aufpassen muss ein Franzose andererseits bei der historischen Wunde der Deutschen, die immer noch tief sitzt. Das Ausmaß der Verletzlichkeit ahnen die meisten nicht im Geringsten.“ Dies um nur zwei Beispiele zu nennen, aber wer mit offenen Augen durch die Welt geht, wird ohnehin gut zurechtkommen bzw. in die ein oder andere witzige Situation hineingeraten.

Eine interkulturelle Anekdote zum Schluss: nach jahrelanger deutscher Prägung in Frankreich auf Besuch, streckte Françoise Dorison einer guten Freundin die Hand zum Gruß entgegen, die diese Geste als hochnäsig interpretierte. Zur Wiedergutmachung gab es beim nächsten Mal besonders viele „Bisous“. Es lebe die Andersheit und deutsch-französische Synergien!


[1] Dr. Klaus Aden: LAB Managerpanel, Internationale Benimmregeln – einfach ignorieren? Januar 2008.

 

Installée depuis plus de trente ans en Bade-Wurtemberg, Françoise Dorison est responsable des cours à l’Institut Culturel Franco-Allemand de Tübingen. Forte de son expérience liée aux nombreuses années qu’elle a passées en Allemagne, depuis 1998 elle travaille comme accompagnatrice interculturelle spécialisée dans les relations franco-allemande.

Mais honnêtement, pouvons-nous être voisins et être différents au point d’avoir besoin de conseillers comme vous ? «  Les différences sont plus grandes et plus profondes qu’on ne le pense », constate-elle en s’appuyant sur une récente étude du journal Wirtschaftswoche, selon laquelle ce sont les relations d’affaires avec la Chine qui sont le plus souvent source de malentendus, suivi par la France au 2e rang. C’est étonnant, n’est-ce pas?

Dans nos têtes, le Français cliché porte une baguette et un béret, l’Allemand stéréotypé une culotte de cuir avec une chope de bière. De votre point de vue de Française, quel est le prototype de l’Allemand, mise à part cette apparence ? « J’apprécie surtout la prévisibilité des Allemands au sens positif, ils disent ce qu’ils pensent et ne tournent pas autour du pot. » A cet égard, elle a par exemple remarqué que les signatures allemandes sont sans aucune fioriture et bien lisibles, alors qu’un Français s’exprime de façon plus individualiste, et cela pas seulement dans son écriture. Deux pays, deux concepts. De même, un piéton allemand attendra patiemment au feu rouge tandis qu’un Français ne va pas hésiter à traverser le cas échéant.

C’est surtout dans le monde des affaires qu’il y a beaucoup de pots cassés, constate Dorison. « La plupart des clients viennent seulement me demander conseil après avoir fait de premières mauvaises expériences. » La demande est là et depuis quelque temps, des programmes d’études interculturelles préparent par exemple aux négociations avec la culture inconnue.

Si on lui demande quelles sont les astuces pour bien se tenir sur le parquet diplomatique et pour ne pas commettre d’impairs, elle nous recommande deux choses : « Les Français, qui aiment bien se mettre en avant, aiment beaucoup les compliments, par exemple pour une de leurs technologies innovatrices. Cela est beaucoup apprécié. Par contre, un Français doit faire attention par rapport à la profonde blessure historique des Allemands. La plupart ne sont pas du tout conscients de ce sujet sensible. » Ceux qui gardent les yeux ouverts arrivent toujours à se débrouiller, malgré les différences…et souvent il y a des situations marrantes…

Une anecdote interculturelle pour conclure : de retour en France après des années dans un entourage germanique, Françoise Dorison a tendu la main à une très bonne amie pour la saluer. Ce geste fut très mal pris. Quelle arrogance ! Pour la réconciliation, il y eut pleins de bisous la fois suivante. Vive la différence et les nouvelles synergies franco-allemandes !

 

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