Übersetzt in die Wirklichkeit

Traduit en réalité


Von: Nina Schönmeier

De: Nina Schönmeier

« Die Verlagswelt ist jetzt nicht mehr die große Unbekannte und ich fühle mich jetzt ermutigter“, sagt die 26-jährige Katja Roloff, die gerade ihr Französisch- und Portugiesischstudium in Berlin beendet. Vor einigen Monaten nahm sie am Goldschmidt-Programm des DFJW für junge Literaturübersetzer teil.

« Le monde des maisons d’éditions ne m’est plus complètement inconnu et je me sens plus forte », explique Katja Roloff qui vient tout juste de terminer ses études de français et de portugais à Berlin. Il y a quelques mois, elle a participé au programme « Goldschmidt » de l’ OFAJ destiné aux jeunes traducteurs de littérature.

Nebenberuflich arbeitet sie schon als Übersetzerin und Dolmetscherin, oft auch für das französische Literaturmagazin La mer gêlée. Ihre Leidenschaft sind Bücher, wie bei vielen ihrer Kollegen. Doch wie Katja denkt auch ihre Seminarbekannte Céline Lecarpentier aus L’Isle Jourdan bei Paris: Der Einstieg in die Literaturbranche ist oft schwierig.

Ohne Kontakte geht nichts und „die wichtigen Bücher, die in ihrem Land Furore gemacht haben, erscheinen ohnehin schon auf Deutsch“, sagt Katja. Ihre Bekannte verdient ihr Geld mit technischen Texten und genau das wird ihr in der Bücherwelt zum Verhängnis: „Die Verleger trauen mir nicht zu,  dass ich Literatur übersetze.“

Für beide kam das Programm für junge Übersetzer gerade recht: jedes Jahr haben dadurch fünf französische und fünf Deutsche die  Gelegenheit, sechs Wochen lang an einem ausgesuchten Seminarprogramm teilzunehmen. Sie besuchen Verlage, treffen Literaturkritiker und feilen natürlich zusammen am Text. „Es ist die ideale Mischung zwischen dem Elfenbeinturm und organisatorischem Know-how“, bringt es Katja auf den Punkt. Ihr Programm fand in Berlin, Paris und Arles statt.

Auch ihre französische Kollegin schätzt, dass sie die „Herausgeber kennen lernen“ durfte. Doch ihr gefiel auch der Gedanke, 6 Wochen mit neun anderen Leuten zu verbringen. Und tatsächlich: die Kontakte aus dem Goldschmidt-Programm sind für beide Übersetzerinnen „Gold“ wert. Céline Lecarpentier hat schon zwei kleinere Aufträge bekommen. „Wenn ich einmal keine Zeit habe für eine Übersetzung rufe ich ehemalige Teilnehmer an und sie machen es genauso mit mir“, berichtet Katja. Und außerdem ist sie jetzt öfter mal in Paris zu Gast auf einen Café bei ihrer ehemaligen Tandempartnerin.

 

 


A côté de ses études, elle travaille déjà comme traductrice et interprète, notamment pour le magazine littéraire français La mer gelée. Sa passion, ce sont les livres, comme pour beaucoup de ses collègues. Mais tout comme Céline Lecarpentier, jeune traductrice de l’Isle Jourdan près de Paris qui a également participé au programme de l’OFAJ, Katja est consciente de la difficulté de pénétrer le monde professionnel littéraire.

Condition sine qua non : rencontrer les bonnes personnes, et nouer des contacts intéressants. Son amie Céline gagne sa vie en traduisant des textes techniques, ce qui, finalement, ne l’aide pas à percer dans l’univers littéraire : « Les éditeurs ne croient pas que je suis capable de traduire de la littérature… »

Pour ces deux jeunes filles, le programme pour jeunes traducteurs de l’OFAJ est donc arrivé à point nommé : tous les ans, cinq Français et cinq Allemands ont l’opportunité de suivre, pendant six semaines, un programme très riche de séminaires : visite de maisons d’édition, rencontres avec des critiques littéraires et travail commun autour de textes divers. « C’est un très bon mélange, entre l’univers très clos des textes et le savoir-faire pratique et organisationnel » : c’est ainsi que Katja résume ce programme, qui s’est déroulé à Berlin, Paris et Arles.

Céline apprécie elle aussi beaucoup « d’avoir pu rencontrer les éditeurs ». Mais elle a également aimé « passer six semaines avec neuf autres personnes ». Et oui, c’est évident : les contacts noués avec leurs co-traducteurs du programme Goldschmidt valent de l’or pour les deux jeunes femmes. Céline a d’ailleurs déjà décroché deux petits contrats. « Si je n’ai pas le temps pour un client, j’appelle les autres participants et vice-versa », raconte Katja. Et puis, grâce à ce programme, Katja a plus souvent l’occasion de profiter des terrasses parisiennes pour partager un café avec son ancienne partenaire française de « Goldschmidt » !