„Ich habe mich darauf eingelassen, das erstmal zu machen. Es bringt mir viele persönliche Kontakte und natürlich werde ich in meinem Beruf super“, erzählt der 23-jährige Deutsche Johannes Paulsen. Von Beruf ist er Schreiner und reist seit zwei Jahren durch Frankreich: von der Bretagne in den Midi, von einem befristeten Vertrag zum nächsten.

« J’ai décidé d’y consacrer tout mon temps. Ca me permet de nouer beaucoup de nouveaux contacts personnels et bien sûr, je deviens excellent dans mon métier », raconte Johannes Paulsen, jeune Allemand de 23 ans. Il est menuisier et sillonne depuis deux ans les routes de France : de la Bretagne au Midi, de CDD en CDD.

Paulsen nimmt an der „Tour de France“ teil, einem Programm der französischen Organisation „Compagnons du Devoir“. Sie ermöglicht jungen Handwerkern aller Art einen Auslandsaufenthalt.

Dieses Jahr nehmen 400 junge Leute an diesem Programm teil, darunter etwa 70 Deutsche und Franzosen. Die Compagnons sind aber kein rein deutsch-französisches Unterfangen. Ihr Angebot steht jedem auf der ganzen Welt offen. Sie entsenden Arbeiter in 43 Länder. Erste Anlaufstelle für die fahrenden Handwerker im Ausland sind die „Maisons“ der Organisation. Dort bilden ihre Angestellten Bäcker, Schreiner oder Schlosser fort. In diesen Häusern leben die Lehrlinge manchmal längere Zeit zusammen.

Ausbilden, die Verständigung der Kulturen fördern, aber auch neue Arbeitstechniken vermitteln, das sind die Hauptziele der Compagnons. Sie unterstützen den Einzelnen dabei, ein konkretes Projekt für seinen Beruf in die Tat umzusetzen. Die Reise mit den Compagnons ist keinesfalls nur Urlaub. Auch für Johannes Paulsen wird es zeitweise anstrengend: „Nach der Arbeit gehe ich jeden Abend zur Fortbildung und oft auch am Samstag“, sagt er. Der Schreiner bereitet sich gerade auf eine Prüfung vor, die ähnliche Kenntnisse wie der deutsche Meisterbrief erfordert.

Auf seiner „Tour de France schätzt“ er vor allem die vielfältigen Arbeitserfahrungen: „In Rennes habe ich Möbel eingebaut, später in Vannes welche hergestellt. In Toulouse war ich im Fensterbau und jetzt in Rouen lerne ich, wie man Treppen baut. Das habe ich vorher noch nie gemacht“, erzählt er begeistert.

Zudem spricht Johannes jetzt sehr gut Französisch. „Anfangs konnte ich nur wenig, auch ein einmonatiger Vorbereitungskurs in Vichy hat nicht so viel gebracht. Aber heute ist das kein Problem mehr.“ Johannes ist nun bestens gerüstet für den europäischen Arbeitsmarkt. Bereut hat er seine Entscheidung nie. Auch wenn es manchmal schwierig ist, alle paar Monate den Ort, die Freunde und die Firma zu wechseln. „Eine Freundin zu haben, wäre derzeit nicht möglich, aber das macht mir im Moment nichts aus“, sagt Johannes.

Johannes participe au « Tour de France » des Compagnons du Devoir. Les Compagnons du Devoir organisent des séjours à l’étranger pour jeunes artisans. Cette année, 400 jeunes participent à ce programme.

Parmi eux environ 70 Allemands et Français ont rejoint l’autre rive du Rhin. Mais les Compagnons ne sont pas uniquement une organisation franco-allemande. Leur offre est accessible à tout le monde. Ils envoient des ouvriers dans 43 pays. Les jeunes artisans participant au programme sont accueillis, dans un premier temps, au sein des « Maisons », relais de l’association à l’étranger. Boulangers, menuisiers ou ferronniers y sont formés et cohabitent !

 

Les Compagnons forment, ouvrent le dialogue entre les cultures et transmettent un savoir-faire spécifique aux différents métiers. Chaque apprenti construit son propre projet professionnel et peut, avec le soutien des Compagnons, le concrétiser ! Mais attention, le voyage n’est pas qu’une partie de plaisir. Johannes Paulsen avoue être parfois un peu dépassé : « Chaque soir après le travail et le samedi, je dois suivre des cours.» Il prépare un examen équivalant au « Meisterbrief » allemand.

Ce qu’il apprécie particulièrement, c’est de pouvoir, grâce à ce « Tour de France », accumuler les expériences :«  A Rennes, j’ai monté des meubles; à Vannes, j’en ai fabriqués. A Toulouse, j’ai réalisé des fenêtres et maintenant, à Rouen, j’apprends comment on fabrique un escalier. C’est la première fois que je fais ça » raconte-t-il avec enthousiasme.

Johannes parle très bien le français, mais ce n’est pas la formation intensive d’un mois qu’il a suivie à Vichy qui l’a vraiment aidé mais plutôt cette expérience de « tour de France ». Johannes est très bien préparé pour le marché du travail européen. Il n’a jamais regretté sa décision. Même si c’est parfois un peu difficile de changer de lieu, d’amis et d’entreprise tous les mois : « Il me serait impossible d’avoir une copine pour le moment, mais bon, ça ne me fait rien », dit Johannes.