Lust auf reine Luft und frisches Wasser? In Frankreich, in den Alpen, in den Pyrenäen und im Zentralmassiv praktizieren Züchter immer noch den Auftrieb des Viehs in die Berge, um die extreme Trockenheit des Sommers auszugleichen. Eine alte Tradition, aber warum nicht auch ein schönes touristisches Ziel oder sogar ein Ferienjob?
Envie d’air pur et d’eau fraîche ? En France, dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif Central, les éleveurs pratiquent toujours la montée du bétail en alpage, afin de palier la sécheresse qui sévit l’été. Une tradition ancestrale respectueuse de l’environnement et pourtant menacée mais aussi, pourquoi pas, une belle destination touristique et même un job d’été ?
Marie ist in Paris geboren. Aber seit drei Jahren verlässt sie im Juni die graue Stadt, die überfüllten U-Bahnen und die erstickende Hitze der Ebene, um Abenteuer wie in Heidis Welt zu erleben. Sie zieht ihre Wanderschuhe an und wird in den Alpen Schäferin. Vier Monate lang, allein mit ihrem Hütehund, vertraut ihr ein Züchter seine Schafe an, oft zwischen 1 000 und 2 000 Tiere. „Ich habe als Schäferhelferin angefangen“, erzählt Marie. „Einen Sommer lang habe ich einen erfahrenen Schäfer begleitet, der mir die Berufsgeheimnisse gezeigt hat: wie man Pflanzen erkennt, die Bergwiesen einteilt, die Tiere pflegt, mit dem Hund zusammenarbeitet… Und im nächsten Jahr habe ich dann eine Arbeitsstelle als Schäferin gefunden, die ich alleine übernommen habe.“
Denn die Einsamkeit muss man lieben, obwohl mal ab und zu „Freunde zu Besuch kommen“: Dieses Jahr ist es Marie lieber gewesen, eine Stelle mit einer Freundin zu teilen. Dadurch wird der Lohn niedriger, nur 1 000 Euro pro Monat bekommen sie, aber wenigstens vergehen die Abende weniger langsam und „man kann sich auch gegenseitig unterstützen“, denn oft ist die Arbeit physisch hart, man muss viel laufen und wie die Schafe zwischen 5 und 6 Uhr morgens aufstehen.
Sie hat aber nicht vor, diesen Beruf schnell aufzugeben, dessen Vorteile sie ganz deutlich sieht. „Ich liebe die Natur, die Tiere. Es gibt nur mich und die Schafe, sowie die blumenbedeckten Berge voller Osterglocken, Vergissmeinnicht, Enzian, Beifuß… Die Ruhe ist wie sonst nirgendwo… Und die Fauna auch: Murmeltiere, Steinböcke, Füchse… Niemals habe ich mich so sehr im Einklang mit der Natur gefühlt. Ganz praktisch betrachtet arbeite ich vier Monate im Jahr, in denen ich kaum etwas ausgebe, und lebe von diesem Geld einen Teil des restlichen Jahres.“
„Es hängt dann aber auch viel davon ab, für welchen Züchter gearbeitet wird“, kommentiert Denis, erfahrener Schäfer. Er will nicht für weniger als 1 500 Euro pro Monat arbeiten und erkundigt sich sorgfältig über seine Arbeitsbedingungen. Häufig sind die Schäferhütten sehr rustikal, von einer einzigen Solarzelle mit Strom versorgt und im Allgemeinen ohne fließend Wasser. Gewisse Hütten sind nur zu Fuß oder auf Esel- oder Pferderücken zu erreichen. „In dem Fall ist es wichtig für euch, mit eurem Chef zu verhandeln, damit er euch versorgt. Und ihn auch zu fragen, wie: mit Bauernhofprodukten oder Industriewürsten…“
Falls es für euch kein vorstellbarer Sommerjob ist, ein einsamer Schäfer zu sein,, dann könnt ihr auch an einem Almauftrieb teilnehmen. In Couserans in den Pyrenäen wird dem Touristen angeboten, auf vier verschiedenen Strecken die Tiere von den Bauernhöfen in die Berge zu begleiten. Das Essen, die Übernachtung sowie „diverse Veranstaltungen“ werden organisiert, wie die Lokalzeitung berichtet, Sie lädt alle Interessierten ein, sich vorher anzumelden.
Heutzutage streiten immer mehr Interessensgruppen um die Berge: Investoren, Jäger, Wanderer, Förster, und nicht zu vergessen auch Wölfe und Bären… Gewisse Schäfer entscheiden sich bewusst dafür, Leute in die Berge einzuladen, um ihnen ihren Beruf nahe zu bringen und die Touristen auf eine Tradition aufmerksam zu machen, die nur dank der verantwortungsbewussten Züchter, die Tiere und Umwelt achten, bewahrt wird.
Marie est née à Paris. Mais depuis trois ans maintenant, quand arrive le mois de juin, elle quitte la grisaille de la ville, les métros bondés et la chaleur suffocante des plaines pour vivre l’aventure façon Heidi. Elle enfile alors ses chaussures de marche et devient bergère dans les Alpes. Pendant quatre mois, seule avec son chien de troupeau, un éleveur lui confie la garde de ses brebis, souvent entre 1000 et 2 000 bêtes. « J’ai commencé comme aide berger d’abord, raconte Marie, un été j’ai accompagné un berger expérimenté qui m’a montré les ficelles du métier : comment reconnaître les plantes, gérer l’alpage, soigner les bêtes, travailler avec son chien… Et l’année suivante, j’ai trouvé un poste de bergère, que j’ai assumé seule. »
Car il faut aimer la solitude, même si des fois, il y a « les copains qui passent ». Cette année, Marie a préféré chercher un alpage avec une copine. Le salaire s’en ressent, elles ne touchent que 1 000 euros par mois mais au moins, les soirées sont moins longues et « on se soutient aussi », car souvent c’est difficile physiquement, il faut beaucoup marcher et se réveiller en même temps que les brebis, entre 5 et 6 heures du matin.
Elle ne pense cependant pas quitter de si tôt un métier dont elle voit bien les avantages. « J’aime la nature, les animaux. Il y a moi, les moutons mais aussi les montagnes recouvertes de narcisses et de myosotis et les gentianes, le génépi… Le silence comme nulle part ailleurs… La faune aussi : marmottes, bouquetins, renards… Je ne me suis jamais sentie autant en communion avec la nature. Et puis, d’un point de vue plus pragmatique, je travaille 4 mois par ans pendant lesquels je ne dépense pratiquement rien et je vis sur cet argent une partie du reste de l’année. »
« Après, cela dépend aussi beaucoup de l’éleveur pour qui vous travaillez, » commente Denis, berger expérimenté, qui dit en avoir vu « des vertes et des pas mûres ». Lui ne travaille pas pour moins de 1 500 euros par mois d’alpage et se renseigne soigneusement sur les conditions de travail. Les cabanons de bergers sont souvent très rustiques, alimentés en électricité par un panneau solaire et généralement sans eau courante. Certains ne sont accessibles qu’à pied ou à dos d’âne ou de cheval. « Dans ce cas là, vous avez intérêt à négocier avec votre patron que ce soit lui qui vous ravitaille. Et à lui demander ce qu’ils compte vous faire manger : produits de la ferme ou saucisses industrielles…»
Si berger solitaire ne vous paraît pas un job d’été envisageable, vous pouvez aussi participer à une transhumance. En Couserans, dans les Pyrénées, les transhumances qui accompagnent les troupeaux en estives proposent aux touristes un programme très fourni sur quatre parcours. Les « repas, hébergements, des animations diverses » sont organisés, indique le journal local qui invite les personnes intéressées à ne pas oublier de s'inscrire avant le départ.
D’une manière générale, de plus en plus d'acteurs se disputent aujourd’hui les montagnes : propriétaires fonciers, chasseurs, randonneurs ou forestiers, sans oublier les loups et les ours... Certains bergers choisissent donc de pratiquer l'accueil en estive pour tenter d'expliquer leur métier de l'intérieur et sensibiliser les touristes à une tradition qui ne se maintient que grâce à la volonté d’éleveurs respectueux de leurs bêtes comme de leur environnement.
Links
Links
- mit den Schafen vom Bauernhof von Paquetayre
www.ariege.com/...bres/index.html
-mit den Kühen vom Bauernhof von Quié
www.ariege.com/...quie/index.html
- mit den Pferden vom Gestüt Picard du Sant
www.ariege.com/...sant/index.html
Mehr über den Almauftrieb in Frankreich: die Webseite der Maison de la transhumance
www.transhumanc...org/accueil.php
- Les brebis pour la ferme du Paquetayre
www.ariege.com/...bres/index.html
- les vaches pour la ferme du Quié
www.ariege.com/...quie/index.html
- les chevaux des Haras Picard du Sant
www.ariege.com/...sant/index.html
Tout savoir sur la transhumance : le site de la Maison de la transhumance
www.transhumanc...org/accueil.php

