Au pair – Fürs Leben lernen

Au Pair : l’école de la vie ?


Von: Charlotte Noblet

De: Charlotte Noblet

Auf ihre Art und Weise tut Jeanne Michel etwas für die deutsch-französischen Beziehungen: Seit 2002 leitet die Französin eine Au Pair Vermittlungsagentur von Berlin aus. Das Au Pair Programm - ,,Integration in einer Familie und Sprachkurs" sei ihrer Meinung nach eine gute Möglichkeit, ein anderes Land kennen zu lernen. Ein paar Ratschläge gibt sie den LeserInnen von FPlusD gern.

Jeanne Michel a décidé de faire du franco-allemand à sa manière et dirige depuis 2002 une agence de placement au pair depuis Berlin. Le programme au pair - intégration dans une famille et cours de langue - est, à ses yeux, une bonne formule d’échanges entre son pays d’origine, la France, et son pays de résidence, l’Allemagne. Le temps d’un entretien, elle livre ses conseils à FplusD.

Welche Eigenschaften sind als Au Pair erwünscht?

Es sollte für Interessierte kein Problem darstellen, eine lange Zeit (meist 10 Monate) im Ausland zu verbringen und im Kreis einer Familie zu leben. Wichtig ist, dass man nicht wegfährt, um vor seiner eigenen Familie zu flüchten oder ein Jahr lang in Paris oder Berlin zu feiern. Man sollte sich eher auf Familienessen und Ausgangsregeln einstellen, sowie für ein paar Familienausflüge außerhalb der Arbeitszeit offen bleiben. Die Kinder verschwinden am Wochenende auch nicht immer ganz, selbst wenn der/die Au Pair ein paar freie Tage hat...Vorherige Erfahrungen mit Kindern müssen nicht sein, wichtiger ist die Denkweise: Man sollte schon die Kinder gern mögen, sich an neue Situationen anpassen können und Lust haben, etwas Neues zu lernen. Windeln wechseln, Essen aufwärmen oder ein Bad vorbereiten ist nie sehr kompliziert! Sprachgrundkenntnisse sind auch kein Ausschlusskriterium sondern ein ,,Bonus", um den Kontakt mit der Familie und mit den Kindern schneller herzustellen. Die Au Pair kommen schließlich auch, um die Sprache zu lernen und das wissen auch die Familien.

 

Was für Erwartungen haben die meisten Familien?

Ich mache den Familien immer deutlich, dass ein(e) Au Pair weder eine Tagesmutter noch ein pädagogischer Erzieher ist! Die meisten Familien nehmen eine(n) Au Pair auf, weil diese sich für das Ausland interessieren, weil sie eine junge Person für eine mehr spielerische, dynamische und persönliche Kinderbetreuung als die einer Tagesmutter oder Krippe haben möchten. Manchmal hofft die Familie auch, dass ihre Kinder in eine neue Sprache eingeführt werden. Dadurch dass der/die Au Pair bei der Familie wohnt, wird ein bisschen mehr Flexibilität erwartet. Es ist eben kein Bürojob, auch wenn die Familien natürlich Arbeitszeiten respektieren müssen!

 

Wann kann man sich am besten bewerben und wegfahren?

Ideal ist, wenn man seine Bewerbung im Frühling oder Sommer schickt, um im September das Au Pair Jahr zu beginnen. Ich bekomme aber auch noch Bewerbungen im September und Oktober, zum Beispiel von Jugendlichen, die nicht an der Universität aufgenommen worden sind. Die Deutschen, die pro Semester studieren, entscheiden sich oft, für ein Semester ins Ausland zu gehen. Das heißt für 6 Monate im "Wintersemester"(meist ab September) oder im "Sommersemester" (meist ab März). Solche kurzen Aufenthalte, über ein Semester, sind nicht mehr unüblich und die französischen Familien haben sich langsam daran gewöhnt.Sommeraufenthalte sind auch möglich, und besonders für einen Au Pair-Aufenthalt in Frankreich geeignet, weil die deutschen Familien nicht so lange Sommerferien haben und oft keine(n) Au Pair suchen. Im Gegenteil vermittle ich viele junge Deutsche, die sich auf zwei Monate am Meer in Frankreich freuen. Da diese Plätze natürlich sehr beliebt sind, sollte man sich rechtzeitig bewerben (März-April).Zuletzt, im Gegenteil zu bestimmten Clichés, sind die deutschen BewerberInnen flexibler als die französischen. Es ist nicht selten, dass eine junge Deutsche mich am 20. August anruft, um ab dem 1. September für ein Jahr als Au Pair ins Ausland zu gehen. Die Franzosen ihrerseits schicken ihre Bewerbung eher früher. Bestimmt, weil das Schulsystem in Frankreich so strikt ist, dass die Jugendlichen wissen wollen und müssen, was sie das Jahr danach unternehmen werden, um keine Lücke im Lebenslauf zu haben. Die Deutschen, die nicht an der Universität aufgenommen werden, entscheiden sich spontaner für ein Jahr als Au Pair, für eine Weltreise oder ein Praktikum...

 

In wie weit würden Sie eine Au Pair Erfahrung empfehlen?

Die Mails und Telefonate am Ende der Aufenthalte berühren mich immer sehr. Die jungen Damen erzählen mir oft, dass es das interessanteste Jahr ihres Lebens war! Sie sind ins Erwachsenenalter gekommen und stehen nicht mehr auf der Seite der Kinder, sondern auf der Seite der Eltern. Sie haben auch oft Beziehungen im Ausland für das Leben geknüpft. Zudem fühlen sie sich für das Arbeitsleben besser vorbereitet, weil sie zehn Monate lang mit den Ansprüchen eines ,,Arbeitsgebers" klar kommen mussten. Außerdem kennen sie eine Fremdsprache, nicht nur die Grammatik, sondern auch die Alltagssprache. Sie sagen mir oft ohne hochtrabende Ausdrucksweise, dass es die Schule des Lebens war! Sie sollten nämlich lernen, in einer fremden Stadt zu leben, Sprachkurse und Arbeit bei der Familie zu kombinieren und sich an andere Regeln anzupassen, auch wenn das Wertesystem oder das Schulsystem sich sehr von denen, die sie kennen, unterscheidet.

Haben die jungen Männer auch eine Chance als Au Pair?

Natürlich! Sie sind ein bisschen schwieriger zu vermitteln, aber die Nachfrage wächst. Wenn ich einen jungen Mann vermittle, funktioniert es meistens sehr gut: weniger Unsicherheiten, weniger Heimweh und oft sind sie sportlicher und eher bereit, mit den Kindern zu spielen.

Quelles sont les qualités requises pour devenir au pair ?

Il faut être assez mûr(e) pour pouvoir partir longtemps à l’étranger, en général une année scolaire, et ne pas être allergique à la vie de famille ! Car on ne part pas pour fuir sa famille et faire la fête un an à Paris ou à Berlin. Il faut aussi accepter des repas en famille, parfois des règles sur les soirées et quelques sorties en famille en dehors des heures de travail. Et puis les enfants ne disparaissent pas complètement le week-end, même si le jeune au pair est « officiellement » en congé…

Une expérience au préalable avec les enfants n’est pas une obligation : l’état d’esprit me paraît beaucoup plus important. Il faut aimer les enfants et savoir s’adapter à une nouvelle situation, avoir envie d’apprendre. Changer une couche, faire réchauffer un repas ou donner le bain, ce n’est jamais bien compliqué !

Enfin, si des connaissances de base dans la langue du pays dans lequel on se rend ne sont pas indispensables, elles représentent un “plus” pour établir rapidement le contact avec la famille, avec les enfants. Mais les « au pair » partent aussi pour apprendre la langue et les familles le savent.

Quelles sont en général les attentes des familles ?

Je précise toujours aux familles qu’un jeune au pair n’est ni une nounou, ni un éducateur spécialisé ! Mais en général, les familles qui accueillent un jeune au pair le font par ouverture vers l’étranger et elles veulent un jeune pour un mode de garde plus ludique, dynamique et personnel que la nounou « classique » ou la crèche. Parfois, la famille espère aussi initier ses enfants à une autre langue étrangère. Et comme le jeune au pair habite dans la maison familiale, les parents attendent souvent également un peu plus de flexibilité qu’avec un autre mode de garde. Ce n’est pas un job de bureau, même si la famille doit bien sûr respecter des règles concernant les heures de travail !

Quelle est la période la plus propice pour poser sa candidature et  partir ?

Idéalement, il faut déposer son dossier au printemps ou au début de l’été, pour pouvoir partir en septembre, au début de l’année scolaire. Mais je continue de recevoir des dossiers en septembre-octobre, notamment les dossiers de jeunes qui ne sont pas pris à l’université. Les Allemands, qui étudient par semestres, décident souvent de partir pour le “Wintersemester” ou le “Sommersemester”, c’est à dire en septembre ou en mars et pour six mois. Ca ne pose pas de problème, car  les familles françaises commencent à être habituées.

Pour les séjours d’été, c’est possible mais essentiellement en France car en Allemagne, les vacances scolaires sont moins longues et les familles  ne prennent en général pas d’au pair pour l’été. Par contre, je place beaucoup de jeunes Allemands, ravis de partir deux mois au bord de la mer en France. Ces places étant très prisées, il faut déposer son dossier assez tôt (mars-avril).

Enfin, contrairement à certaines idées reçues, les Allemands sont beaucoup plus flexibles que les Français. Il n’est pas rare qu’une jeune Allemande appelle le 20 août pour partir le 1er septembre et soit d’accord pour partir pour une année scolaire entière ! Les Français déposent leurs dossiers beaucoup plus tôt. C’est certainement dû en partie au fait que le système français est très scolaire : les jeunes veulent et doivent savoir à temps ce qu’ils font l’année suivante « pour ne pas avoir de trou dans leur cv ». Les Allemands, eux, s’ils ne sont pas pris à l’université, décident rapidement de faire une année en tant qu’au pair ou stagiaire, voire de partir pour  un tour du monde …

Dans quelle mesure voudriez-vous recommander cette expérience ?

Je suis toujours touchée par les mès et appels à la fin des séjours au pair. Les jeunes filles m’expliquent que l’année a été l’année la plus enrichissante de leur vie ! Elles passent à l’âge adulte, ne sont plus du côté des enfants mais des parents et nouent des amitiés à l’étranger. Elles se sentent mieux préparées à la vie professionnelle car elles ont dû, dans une certaine mesure, s’adapter pendant dix mois aux exigences d’un employeur. Et bien sûr, elles maîtrisent parfaitement une langue étrangère, pas seulement la grammaire, mais la langue de tous les jours. Elles m’expliquent souvent sans grandiloquence que c’était vraiment l’école de la vie ! Elles apprennent à se débrouiller dans une ville étrangère, doivent concilier cours de langues et travail dans la famille, et surtout s’adapter à d’autres règles, même si elles trouvent le système de valeurs ou le système éducatif du pays étranger bien différent du leur.

Les garçons au pair ont-ils leur chance?

Oui, bien sûr ! Ils restent un peu plus difficiles à placer, mais cela se développe. Et à chaque fois que j’en place un, cela se passe très bien. Moins d’états d’âmes, de mal du pays, souvent plus sportifs et prêts à jouer avec les enfants.

 

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