„Die Grenzen meiner Sprache bedeuten die Grenzen meiner Welt“, verkündete der Philosoph Wittgenstein. Einverstanden! Doch wie ist es um die inneren Grenzen unserer Muttersprache bestellt? Staatliche und unabhängige Instanzen sensibilisieren unser Sprachbewusstsein und geben Empfehlungen für einen zeitgemäßen, richtigen Sprachgebrauch. Für ein mehrsprachiges Europa, ohne babylonisches Stimmengewirr!

« Les frontières de la langue sont les frontières de mon monde » explique le philosophe Wittgenstein. D’accord… Mais que se passe-t-il à l’intérieur des frontières de notre langue maternelle ? Des instances publiques comme privées sensibilisent notre « conscience linguistique » et nous donnent des recommandations pour un usage opportun et correct de notre langue maternelle. Pour une Europe plurilingue, et sans brouhaha…

Im Artikel 2 der französischen Verfassung steht es schwarz auf weiß: „Die Sprache der Republik ist Französisch.“ Im Grundgesetz der Bundesrepublik wird man auf der Suche nach einem derartigen Artikel nicht fündig. Deutsch als Amtssprache ist (noch) nicht in der Verfassung verankert. Solche Vorgaben gibt es nur in einzelnen Gesetzen, z.B. dem Gerichtsverfassungsgesetz oder dem Verwaltungsverfahrensgesetz. In der Tat, unsere Muttersprache will gehegt und gepflegt werden, denn sie befindet sich in permanentem Um- und Aufbruch, ist kein starres Instrument. Äußere (teils schädliche) Einflüsse machen sich bemerkbar, neue Ausdrücke kommen hinzu, andere veralten, manche geraten in Vergessenheit. Die Rechtschreibung wird reformiert.

Zu den aktiven „Sprachaufpassern“ hierzulande gehört vor allem der Deutsche Sprachrat, eine kompetente Interessengemeinschaft der Vertreter des Deutschen Akademischen Auslandsdienstes (DAAD), der Gesellschaft für deutsche Sprache (GfdS), des Goethe-Instituts und des Instituts Deutsche Sprache angehören. Dabei soll auch ein positives Bild der deutschen Sprache ins Ausland getragen werden. Mit öffentlichkeits- wirksamen Aktionen wird auf das Thema aufmerksam gemacht, etwa mit dem aktuellen internationalen Wettbewerb zum besten „eingewanderten Wort“ oder der jährlichen Benennung eines „Wort des Jahres“ (2007 war das „Klimakatastrophe“). Im Angebot der GfdS findet sich außerdem ein telefonischer Sprachberatungsdienst für Bürger oder eine amtliche Vornamenberatung. In Kürze wird der Sprachrat eine bevölkerungs- repräsentative Umfrage durchführen zur spannenden Frage "Einstellungen und Meinungen der Deutschen zur deutschen Sprache".

Ähnliche Aufgaben nimmt in Frankreich die Délégation à la langue française et aux langues de France (DLFLF) wahr. Angegliedert an das französische Kultusministerium agiert sie auf Verwaltungsebene. So wird etwa eine „Woche der französischen Sprache“ im Frühjahr ausgerichtet. Zehn Worte werden jedes Jahr vorgeschlagen, die für unterschiedlichste Kulturprojekte Anlass bieten sollen.

Eine ganze Abteilung kümmert sich um die Französisierung meist anglophoner Neuankömmlinge, so sind zum Beispiel logiciel („Software“), puce („Chip“) und baladeur („Walkman“) mittlerweile feste Bestandteile der französischen Alltagssprache. Die Wortneuschöpfungen der Commission générale de terminologie et de néologie kann man in bunten Prospekten nachlesen, die vor allem wissenschaftliche Fachausdrücke abdecken. Nicht unerwähnt bleiben soll auch der Conseil supérieur de la langue française, ein hoher Rat, der eher eine Beratungsfunktion wahrnimmt, gleichzeitig aber auch Evaluationsinstrument ist.

Festzuhalten bleibt, dass diese offiziellen Sprachrohre der Deutschen und Franzosen vor allem der öffentlichen Aufklärung, Aufwertung, Bereicherung und häufig auch der Sprachkritik dienen. Sprache heißt schließlich nichts weniger als Identität. Also passen wir gut darauf auf!

L’article II de la Constitution française indique noir sur blanc : « La langue de la République est le français. » La loi allemande, quant à elle, ne comporte pas un tel paragraphe. La constitution allemande n’offre pas (encore) à l’allemand le statut de langue officielle. L’allemand est toutefois considéré langue d’usage dans certains domaines bien spécifiques, notamment dans les domaines judiciaire et administratif. Les Allemands doivent ainsi prendre grand soin de leur langue, celle-ci étant soumise à des changements permanents. Des influences extérieures, dommageables selon certains, viennent transformer la langue allemande : de nouvelles expressions apparaissent, alors que d’autres vieillissent, voire sombrent dans l’oubli. L’orthographe elle-même évolue, au gré de réformes, comme on l’a vu en Allemagne.

Plusieurs institutions veillent au bon usage de l’allemand, et notamment le Deutscher Sprachrat (Conseil de la langue allemande). Il s’agit d’un groupement de plusieurs institutions, dont l’Institut Goethe et l’Office allemand des échanges universitaires. L’objectif est de transmettre une image positive de la langue allemande à l’étranger. Ainsi y-a-t-il des actions intéressantes comme le grand jeu concours international à la recherche du meilleur mot immigré ou encore l’ « élection » du « mot de l’année » (« Klimakatastrophe » - catastrophe climatique - en 2007). La Gesellschaft für deutsche Sprache propose également un service de renseignements par téléphone pour les citoyens ou encore un poste de consultation pour l’usage des prénoms. Le Deutscher Sprachrat lancera par ailleurs bientôt un sondage sur l’attitude et l’opinion des Allemands par rapport à leur langue.

En France, des tâches semblables sont à la charge de la Délégation à la langue française et aux langues de France (DLFLF), rattachée au Ministère de la Culture, qui intervient surtout au niveau administratif. Une Semaine de la langue française est ainsi organisée pour la promotion de la francophonie au printemps. Il y sera proposé de nombreuses manifestations culturelles autour de 10 mots-clé sélectionnés au préalable. Un département entier s’occupe de la francisation des mots nouveaux, souvent empruntés à l’anglais. Le logiciel, la puce ou bien le baladeur sont déjà entrés dans le langage commun des Français. Ces créations de la Commission générale de terminologie et de néologie se retrouvent dans de petits fascicules et couvrent surtout un vocabulaire technique et scientifique. N’oublions pas de mentionner le Conseil supérieur de la langue française qui est plutôt un organe de réflexion et d’évaluation.

Retenons donc que ces porte-paroles officiels français et allemands œuvrent avant tout pour l’explication, la mise en valeur et l’enrichissement de la langue. Notre langue fait définitivement part intégrante de notre identité. Alors, prenons-en soin !