Schluss mit Karteikarten! Online Vokabeln lernen soll unterhaltsamer und effizienter sein. Das behauptet zumindest „Babbel,“ ein Sprachenportal, das sieben Lernsprachen anbietet.

Fini avec les fiches de vocabulaire! Perfectionner ses connaissances sur internet serait plus amusant et plus efficace. C'est en tout cas ce qu'affirme « Babbel », un site d'enseignement avec lequel on peut apprendre sept langues.

Eine männliche Stimme liest die Wörter vor. Zur Unterstützung werden die drei neuen spanischen Vokabeln durch Bilder dargestellt. Die erste Herausforderung des Nutzers, also des Sprachschülers, besteht darin, diese neuen Wörter nachzusprechen. Dafür reicht das Mikrophon eines gewöhnlichen Headsets. Wenn ich mehr als 50 Punkte erreiche, bedeutet das, dass meine Aussprache reichen sollte, um von einem Muttersprachler verstanden zu werden. Wenn ich weniger als 50 Punkte erreiche, darf ich es wiederholen. Dann folgen verschiedene Übungen, wie das Schreiben bzw. Tippen der neuen Vokabeln oder ihre Anwendung im Rahmen eines Dialogs, den ich ergänzen muss. So einfach funktioniert das Sprachenlernen auf babbel.com.

2007 haben Markus Witte, Lorenz Heine, Toine Diepstraten und Thomas Holl die Firma Lesson Nine GmbH gegründet. Ein Jahr später konnten sie die Seite babbel.com ins Internet stellen. In ihrem Büro, mitten im multilingualen Berlin-Kreuzberg, haben damals die vier Gründer, die alle aus dem professionellen Software-Bereich stammen, festgestellt, dass die bisherigen Online-Produkte um Sprachen zu lernen mangelhaft waren. Markus Witte sagt, es gebe „nichts schlimmeres als ein digitalisiertes Schulbuch.” Und genauso konzipiert sind viele E-Learning-Produkte, die Witte als „alt” bezeichnet. Deshalb haben sich Markus und seine Partner Verstärkung bei erfahrenen Lehrern geholt, um die Sprachkurse zu konzipieren.

Die Inhalte sind ja da, sie müssen praktisch neu erfunden werden!”

Jedoch kündigt Babbel keine Revolution der Fremdsprachendidaktik an. „Die Inhalte sind ja da,” erklärt Witte. Sie müssen „praktisch neu erfunden werden,” damit der Nutzer sich aktiv am Computer Sprachkenntnisse aneignet. Es sind keine Lernvideos sondern interaktive Übungen z.B. zu Grammatik oder Vokabeln. Auf der Lernplattform ist es außerdem möglich, praktische Sätze für den Alltag zu lernen, um im Straßenverkehr, im Restaurant oder beim Flirten in der gelernten Fremdsprache klar zu kommen. Laut Witte sind bisher alle Themenbereiche bei den sieben angebotenen Sprachen (Englisch, Französisch, Spanisch, Italienisch, brasilianisches Portugiesisch, Schwedisch und Deutsch) bis zum Niveau A2 des Gemeinsamen europäischen Referenzrahmens (GeR) abgedeckt. Das Schöne an dieser Lernmethode ist, dass sie kein Ende hat, wie eine CD-Rom oder ein Schulbuch. „Es geht immer weiter,” proklamiert Witte. Ca. 40 Lehrer bereiten ständig Online-Kurse vor. Sie sind alle Muttersprachler und arbeiten hauptsächlich als Volkshochschul-, Gymnasial- oder Privatlehrer in Berlin.

Ein Drittel der Nutzer sind französischsprachig

Die Berliner GmbH versteht sich als „europäische Firma.” Jedoch kommen die Nutzer von Babbel aus ca. 200 Ländern. Witte sagt, das Interesse sei in Frankreich groß: „Ein Drittel der Nutzer sind entweder Franzosen oder französischsprachig.” Sie sind zwar interessiert, aber nicht so kaufbereit wie andere Landsleute. Witte weiß, dass Online-Werbung in Frankreich viel stärker als in Deutschland verbreitet ist. Er vermutet also, dass die Franzosen so sehr an kostenlose werbefinanzierte Angebote gewöhnt sind, dass sie werbefreie Seiten wie Babbel, die ein Abonnement erfordern, nicht trauen. Das heißt, dass die Nutzer, die Französisch als Profilsprache gewählt haben - jede der sieben gelernten Sprachen kann als Profilsprache verwendet werden -, hauptsächlich an den kostenlosen Aktionen des Sprachenportals teilnehmen. Ganz anders sieht es in den USA oder in Australien aus. Dort schließen sogar Schulen besondere Verträge mit Babbel, damit alle Schüler einen Zugang zu den zahlreichen fremdsprachlichen Kursen der Webseite haben. Eine Art Nachhilfe: Schüler und Studenten lernen gerne auf babbel.com. Aber die Mehrheit der Nutzer besteht aus berufstätigen Menschen und Rentnern. Trotzdem ist Witte überzeugt, dass Babbel „ein Produkt für jedermann” sei. Welcher Geschäftsführer würde das nicht behaupten?!

Web 2.0

Als Einzelkunde kann man schon für ca. 5 € im Monat eine Fremdsprache lernen oder vertiefen. Die junge dynamische Berliner Firma schaut natürlich nach vorne. In diesem Sinne hat sie schon Vokabeltrainer für das iPhone und iPod touch entwickelt. Als Web 2.0-Seite legt sie außerdem viel Wert auf ihre Babbel-Community. Die 800 000 Nutzer haben die Möglichkeit, miteinander zu kommunizieren, Sprachtandems zu bilden, eine bestimmte sprachliche Frage zu stellen oder einfach mit Menschen aus der ganzen Welt zu chatten. Worauf wartest du also, um in sieben Sprachen zu babbeln?!

Une voix masculine lit les mots à voix haute. Les trois nouveaux termes espagnols sont illustrés par des images. L'utilisateur, c'est-à-dire l'apprenant d'une langue étrangère, doit tout d'abord les répéter. Pour ce faire, le micro d'un casque audio banal suffit. Si j'obtiens plus de 50 points, cela signifie que ma prononciation me permettrait d'être compris par un locuteur natif. Si j'obtiens moins de 50 points, je peux recommencer. Ensuite s'enchaînent différents exercices, comme écrire les nouveaux mots ou les utiliser dans le cadre d'un dialogue que je dois compléter. C'est si facile d'apprendre une langue sur babbel.com. En 2007, Markus Witte, Lorenz Heine, Toine Diepstraten et Thomas Holl ont fondé l'entreprise Lesson Nine GmbH. Un an plus tard, le site babbel.com était mis en ligne. Dans leur bureau situé au cœur de Kreuzberg, quartier multilingue de Berlin, les quatres fondateurs, tous issus du monde professionnel du logiciel, se sont rendu compte que les produits existants sur le net pour apprendre des langues étrangères étaient de qualité insuffisante. D'après Markus Witte, « il n'y a rien de plus mauvais qu'un manuel scolaire digitalisé ». Or, c'est exactement de cette manière que sont conçus de nombreux produits e-learning que Witte considère comme « dépassés ». Après ce constat, Markus et ses partenaires sont allés chercher renfort auprès d´enseignants expérimentés pour concevoir les cours de langue.

« Les contenus sont là, il suffit simplement de les réinventer ! »

Babbel n'annonce pas une révolution de la didactique des langues étrangères. « Les contenus sont là », explique Witte. Il suffit « simplement de les réinventer » pour que l'utilisateur puisse assimiler de manière active devant son ordinateur des connaissances linguistiques. Il ne s´agit pas de vidéos, mais d'exercices interactifs de grammaire ou de vocabulaire, par exemple. Sur la plate-forme d'apprentissage, il est en outre possible d'apprendre des phrases pouvant se révéler pratiques au quotidien, pour demander son chemin, commander au restaurant ou encore séduire dans une autre langue par exemple. D'après Witte, l'ensemble des sujets des sept langues proposées (anglais, français, espagnol, italien, portugais brésilien, suédois et allemand) sont disponibles jusqu´au niveau A2 du cadre européen commun de référence (CECR). L'avantage majeur de cette méthode d'apprentissage est qu'elle n'a pas de fin comme c'est le cas pour un CD-Rom ou un manuel scolaire. « Ça continue toujours », proclame Witte. Et la quarantaine de professeurs conçoivent sans cesse des nouveaux cours en ligne. Ils sont tous locuteurs natifs et sont avant tout enseignants en lycées, écoles privées ou universités populaires à Berlin.

Un tiers des utilisateurs sont francophones

La SARL berlinoise se considère comme « entreprise européenne ». Cependant, ses clients sont issus de plus de 200 pays. D'après Markus Witte, les Français ne seraient pas les derniers à s'intéresser à leurs offres. « Un tiers des utilisateurs sont soit Français soit francophones », précise-t-il. Ils sont certes intéressés mais ne se laissent pas autant séduire par les offres d'abonnement. Witte sait que la publicité en ligne est beaucoup plus répandue en France qu'en Allemagne. Il suppose donc que les Français sont tellement habitués aux offres gratuites financées par la publicité qu´ils mettent plus de temps à avoir confiance en des sites sans annonces publicitaires comme Babbel et qui nécessitent un abonnement. Cela signifie que les utilisateurs navigant en français sur Babbel - chaque langue enseignée peut être sélectionnée comme langue d'utilisation - participent essentiellement aux offres gratuites du site. Aux États-Unis et en Australie, c'est l'inverse. Des écoles issues de ces deux pays concluent même des contrats spécifiques avec Babbel pour que tous leurs élèves aient accès aux nombreux cours de langues de la plate-forme. Les étudiants et les écoliers apprécient de pouvoir faire leurs exercices sur babbel.com. Cependant, il est à noter que la majorité des utilisateurs exercent une activité professionnelle ou sont à la retraite. Mais Witte est d´avis que Babbel est « un produit pour tout le monde ». Quel chef d´entreprise pourrait contredire cela ?!

Web 2.0

En tant que particulier, on peut déjà, à partir de cinq euros par mois, apprendre une langue étrangère ou tout du moins approfondir ses connaissances. La jeune dynamique entreprise berlinoise regarde bien sûr vers l'avenir. En ce sens, ils ont déjà développé des applications pour le iPhone et le iPod touch permettant à l´utilisateur de réviser son vocabulaire. En tant que site Web 2.0, ils accordent, par ailleurs, une grande importance à leur communauté Babbel. Les 800 000 utilisateurs ont la possibilité de communiquer entre eux, de former des tandems, de poser une question linguistique bien précise ou de chatter simplement avec des gens du monde entier. Alors, qu'attends-tu pour bavarder en sept langues sur le net ?!