Das Abitur an einer französischen Schule

L'Abitur dans un lycée français


Von: D.C.

De: D.C.

Seit der Sixième war ich im bilingualen Zug einer französischen Schule und entschied mich in der Seconde für das OIB, d.h. für die Erwerbung des deutschen Abiturs zusätzlich zum französischen Bac. Damals gab es für uns zwei Möglichkeiten: entweder das Abitur oder das Ablegen des Deutschen Sprachdiploms (DSD), wobei die Intensität der Vorbereitung auf beide wesentlich unterschiedlich war. Ich wählte die Lösung mit mehr Arbeit, aber dafür ein Diplom, das besser anerkannt wird.

 

Im Vergleich zu den anderen Schülern hatten wir pro Woche 4 Stunden deutsche Literatur und 4 Stunden Geschichte, Erdkunde und Politik, natürlich alles in deutscher Sprache.

Die Vorbereitung dauert 2 Jahre und wird immer anstrengender, wenn man sich den Prüfungen nähert. Ich fand den Unterricht sehr interessant, obwohl es für mich nicht immer einfach war, alles zu verstehen.

Als wir zum Beispiel „Kabale und Liebe“ von Schiller lesen, den „Prozeß“ von Kafka oder Gedichte von Heine analysieren sollten, fand ich die Arbeit anspruchsvoll, vor allem für Leute, deren Muttersprache nicht Deutsch ist (bei meinen Mitschülern kam meistens ein Elternteil, manchmal beide, aus Deutschland). Unsere Lehrer, die Deutsche waren, waren sich auch dessen bewusst, dass wir nicht das Niveau von deutschen Schülern hatten und erwarteten deshalb von uns noch mehr Arbeit.

 
Ich weiß heute, dass es sich gelohnt hat, dass ich mich anstrengen musste. Ich weiß auch, dass ich vieles gelernt habe, was ich sonst nicht entdeckt hätte. Dank des Abiturs erwarb ich viele Kenntnisse, sei es zur deutschen Geschichte des 19. und 20. Jahrhunderts, zum aktuellen politischen System oder zu deutschen Autoren, von Goethe bis Christa Wolf.

Im Rahmen eines Austauschs mit einer deutschen Schule hatte ich zudem die Gelegenheit, Berlin zu entdecken. Am Beispiel dieser Reise bleiben die zwei Jahre Abiturvorbereitung in meinen Augen eine schöne Erfahrung. Diese hatte schließlich auch ein gutes Endes gefunden, denn meine Mitschüler und ich haben letztendlich alle das deutsche Abitur bestanden...

En seconde, étant scolarisé à l’école franco-allemande depuis la sixième, je me suis décidé de passer l’OIB (Option internationale du baccalauréat), double délivrance du baccalauréat et de l’Abitur. A l’époque, nous avions le choix entre tenter l’Abitur ou bien préparer le DSD (Deutsches Sprachdiplom, diplôme de langue allemande), tout en considérant que le volume de travail nécessaire pour les deux est considérablement différent. J’ai choisi l’option qui nécessitait le plus de travail mais qui aboutissait au final à un diplôme plus reconnu.

Par rapport aux élèves des autres classes, nous avions huit heures de cours supplémentaires par semaine en allemand, en littérature allemande et en «histoire, géographie et politique».

La préparation dure deux ans et s’intensifie à l’approche des épreuves. Nos cours étaient très intéressants même si le rythme pouvait parfois être difficile à suivre.

Par exemple, lorsqu’il fallait lire «Kabale und Liebe» de Schiller, ou bien analyser «Le Procès» de Kafka et des poèmes de Heine, il m’arrivait de trouver la tâche ardue pour quelqu’un dont la langue maternelle n’est pas l’allemand. Nos professeurs, tous deux Allemands, étaient conscients que notre niveau n'était pas celui d’élèves allemands et exigeaient de ce fait plus de travail de notre part (mes camarades de classe avaient en général soit un parent soit les deux originaire(s) d’Allemagne).

Je sais aujourd’hui que mes efforts valaient la peine. L’Abitur m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances, que ce soit de l’histoire allemande des XIXe et XXe siècles, du système politique actuel, ou des écrivains allemands, de Goethe à Christa Wolf.

L'Abitur a aussi été l’occasion pour moi de découvrir Berlin lors d’un échange avec une école allemande. A l’image de ce voyage, ces deux années de préparation à l'Abitur restent pour moi une belle expérience. Celle-ci s’est d’ailleurs bien soldée puisque mes camarades et moi-même avons tous été diplômés…

 

Links

Links