Nun, da das Filmfestival von Cannes 2010 gerade vorüber ist, bemerkt man, dass die Goldene Palme dieses Jahr wieder an eine deutsch-französische, oder vielmehr eine deutsch-französisch-englisch-spanisch-thailändische Kooperation verliehen wurde: Lung Boonmee raluek chat, ein Film des thailändischen Regisseurs Apichatpong Weerasethakul. Der Preis für die beste Regie wurde Mathieu Amalric für Tournée verliehen, ebenfalls eine deutsch-französische Koproduktion. Letztes Jahr war es Das weiße Band vom Österreicher Michael Haneke, auch eine deutsch-französische Koproduktion, die den Hauptpreis gewonnen hat. Jetzt, wo ununterbrochen von einer Kinokrise gesprochen wird, worin ist der Grund dieses Erfolges deutsch-französischer Koproduktionen zu suchen?
Alors que l’édition 2010 du festival de Cannes vient de se terminer, on remarque que, cette année encore, la Palme d’or a été remise à une coproduction franco-allemande, ou plutôt franco-germano-britannico-espagnole-et-thaïlandaise : Lung Boonmee raluek chat du réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. De même, le prix de la mise en scène a été remis à Tournée, coproduction franco-allemande de Mathieu Amalric, et l’an dernier, c’était Le ruban blanc de l’Autrichien Michael Haneke, coproduction franco-allemande là encore, qui remportait la récompense suprême. Alors qu’on ne cesse de parler de la crise du cinéma, qu’est-ce qui justifie ce succès des coproductions franco-allemandes ?
Zunächst einmal geht es dem nationalen Kino in beiden Ländern gut. Im Jahre 2007 lag der Anteil nationaler Produktionen bei 36,5% in Frankreich und bei 18,9% in Deutschland. Insbesondere in Deutschland spricht man seit einigen Jahren geradezu von einer neuen „Nouvelle Vague“, getragen von Regisseuren wie Fatih Akin, Florian Henckel von Donnersmarck oder Tom Tykwer. Ihre Filme sind nicht mehr in erster Linie Unterrichtsmaterial in Deutschklassen, sondern haben Einzug in die großen Kinosäle der ganzen Welt gehalten. Die Verleihung der Goldenen Palme von Cannes an einen deutschsprachigen Film letztes Jahr war in dieser Hinsicht symbolisch: Seit den goldenen Zeiten der 70er und 80er Jahre (Volker Schlöndorff für Die Blechtrommel 1979 und Wim Wenders für Paris-Texas 1984 – zwei deutsch-französische Koproduktionen übrigens), hat kein deutschsprachiger Film diese angesehene Auszeichnung erhalten. In einem Interview von 2007 gab der Präsident des Festivals, Gilles Jacob, laut der Deutschen Presseagentur DPA, eine Erklärung für diese lange Pause: „Das deutsche Kino hatte großen Erfolg in den 70er und 80er Jahren. Es zählte beinahe zehn große Regisseure, von denen einige, wie Wim Wenders oder Volker Schlöndorff, in Cannes ausgezeichnet worden sind.“ Aber der Erfolg bringt sowohl Vor- als auch Nachteile mit sich: „Auf diese Art von Epoche folgt häufig eine Zeit des Niedergangs.“ Diese Periode scheint heute jedenfalls längst vergangen. Das deutsche Kino ist zurück! Und das nicht ohne die Hilfe deutsch-französischer Koproduktionen. In der Filmkunst sind die deutsch-französischen Bande jedoch keine Neuheit. Man denke beispielsweise zurück an Jules und Jim von François Truffaut. Der 1962 auf Deutsch und Französisch gedrehte Film erzählt die Geschichte zweier Freunde, der eine Österreicher, der andere Franzose, die sich während der Wirren des Ersten Weltkrieges in die gleiche Frau verlieben. Ein weiteres Beispiel ist die Verfilmung des Buches Eine Liebe Swanns von Marcel Proust durch Volker Schlöndorff in einer deutsch-französischen Koproduktion von 1984.
Tout d’abord, le cinéma national se porte bien dans les deux pays. En 2007, la part des productions nationales était de 36,5% en France et de 18,9% en Allemagne. Outre-Rhin, on parle notamment depuis quelques années d’une véritable nouvelle Nouvelle Vague », portée par des réalisateurs tels que Fatih Akin, Florian Henckel von Donnersmarck ou encore Tom Tykwer. Leurs films ne sont plus réservés aux classes d’allemand mais s’exportent dans les grandes salles du monde entier. L’attribution de la Palme d’or du festival de Cannes l’an dernier à un film germanophone était, à cet égard, symbolique : depuis l’âge d’or des années 70-80 (Volker Schlöndorff pour Le Tambour en 1979 et Wim Wenders pour Paris-Texas en 1984 – deux films d’ailleurs coproduits par la France et l’Allemagne), aucun film germanophone n’avait reçu cette récompense prestigieuse. Dans un entretien accordé à l’agence de presse allemande DPA en 2007, le président du festival, Gilles Jacob, donnait son explication à cette longue absence: « Le cinéma allemand rencontrait un très grand succès dans les années 1970 et 1980. Il comptait près de dix grands réalisateurs, dont certains ont été primés à Cannes, comme Wim Wenders ou Volker Schlöndorff ». Mais le succès a ses avantages et ses inconvénients : « Ce genre d’époque est souvent suivi d’une période de déclin ». Cette période semble en tout cas aujourd’hui révolue. Le cinéma allemand est de retour ! Et ceci non sans l’aide des coproductions franco-allemandes. Dans le septième art, les liens entre la France et l’Allemagne ne sont pas nouveaux. On peut, par exemple, évoquer Jules et Jim de François Truffaut, tourné en 1962 en français et en allemand, qui raconte l’histoire d’un trio amoureux franco-autrichien pendant la période trouble de la Première Guerre mondiale. Ou encore l’adaptation d’Un amour de Swann de l’écrivain français Marcel Proust par Volker Schlöndorff en 1984 dans une coproduction franco-allemande.
Es ist aber das Jahr 2000, das dieser Filmkooperation den entscheidenden Anstoß bringt: die Gründung der Deutsch-Französischen Filmakademie in Gegenwart des damaligen deutschen Regierungschefs Gerhard Schröder und des französischen Staatschefs Jacques Chirac. Das Übereinkommen wird durch die Unterzeichnung des sogenannten Mini-Traité am 17. Mai 2001 in Cannes geschlossen. Es gilt der Einrichtung eines gemeinsamen Fonds in Höhe von 3 Millionen Euro für Koproduktionen, zu dem beide Länder gleichermaßen Zugang haben. Die letzte Initiative der Akademie war die Gründung des Vereins „Das deutsch-französische Filmtreffen“ im Jahr 2003.
Mais c’est en 2000 que cette coopération cinématographique reçoit un coup de pouce décisif avec la fondation de l’Académie franco-allemande du cinéma en présence du chancelier allemand de l’époque, Gerhard Schröder et du Président de la République française Jacques Chirac. L’accord est renforcé par un « mini-traité » signé le 17 mai 2001 à Cannes. Il met en place un fonds commun de coproduction d’un montant de 3 millions d’euros auquel ont accès les deux pays sur un pied d’égalité. La dernière initiative de l’Académie a été la mise en place, en 2003, de l’association « Les rendez-vous franco-allemands du cinéma ».
Das Ziel des Vereins ist die Anregung und Umsetzung konkreter Maßnahmen zur Harmonisierung der Produktionsstrukturen der beiden Länder und die Erleichterung des Verleihs deutscher Filme in Frankreich sowie französischer Filme in Deutschland. Allerdings ist die filmische Zusammenarbeit nicht immer einfach. Das ist es zumindest, was Stefan Arndt von X-Film, verantwortlicher Produzent der Koproduktion Das weiße Band bei einer Diskussionsrunde während der Berlinale 2009 verdeutlicht: „Die Kooperation bleibt schwierig“ erklärt er. „Die beiden Systeme sind sehr unterschiedlich. In Frankreich sind Regisseure hoch angesehen, die Fernsehanstalten investieren viel und die Mittel, die der Regie bereitgestellt werden, sind in der Regel umfangreich, was in Deutschland nicht der Fall ist. Damit eine Kooperation möglich ist, müssen die Produzenten, die zusammenarbeiten, vergleichbare Profile haben.“ Jenseits von administrativen und funktionellen Unterschieden, existieren auch kulturelle Besonderheiten, die jedem Land eigen sind, wie der Humor beispielsweise. Aber selbst da ist nichts unmöglich, wie der Erfolg von Goodbye Lenin in Frankreich oder Willkommen bei den Sch’tis und seines typisch französischen Humors in Deutschland zeigt.
Le but de cette association est de développer des mesures concrètes pour harmoniser les systèmes de production entre les deux pays et faciliter la distribution des films allemands en France et des films français en Allemagne. En effet, la coopération cinématographique ne va pas toujours de soi. C’est ce qu’explique Stefan Arndt de chez X-Film, producteur et responsable de la coproduction Le Ruban Blanc, lors d’une table ronde pendant le Festival du Film de Berlin (Berlinale) 2009 : « la coopération reste difficile » explique t-il. « Les deux systèmes sont très différents. En France, le réalisateur est quelqu’un de très respecté, les chaînes de télévision investissent beaucoup et les moyens mis à disposition des réalisations sont généralement importants, ce qui n’est pas le cas en Allemagne. Pour que la coopération soit possible, il faut que les producteurs qui se rencontrent aient les mêmes profils. » Au-delà des différences administratives et fonctionnelles, il existe aussi des particularités culturelles propre à chaque pays, l’humour par exemple. Mais là encore rien n’est impossible comme le montre le succès de Goodbye Lenin en France ou bien de Bienvenue chez les Ch’tis et de son humour franchouillard en Allemagne.
Dank dieser Initiativen war die Zahl der deutsch-französischen Koproduktionen nie so hoch: Während sie zwischen 1994 und 1999 bei maximal ein bis fünf Filmen lag, ist ihre Zahl nach der Unterzeichnung des Mini-Traité explodiert und liegt seit 2002 zwischen 11 und 17 Produktionen pro Jahr. Die Präsenz dieser Filme bei den großen internationalen Filmfestivals in Cannes, Berlin und Venedig belohnt die Ausdauer dieser Arbeit.
Grâce à ces initiatives, le nombre de coproductions franco-allemandes n’a jamais été aussi élevé: alors qu’entre 1994 et 1999, il concerne un à cinq films maximum, ce chiffre explose après la signature du « mini-traité » et concerne depuis 2002 entre 11 et 17 coproductions par an. La présence de ces films dans les grands festivals internationaux, comme le Festival de Cannes, la Berlinale, ou la Mostra de Venise, vient consacrer ce travail de longue haleine.

