Wenn in Berlin bei winterlichen Temperaturen der rote Teppich ausgerollt wird, dann ist es wieder so weit. Ganz Deutschland ist im Berlinale-Fieber. In der Hoffnung, einen der begehrten Bären zu ergattern, macht sich alles, was in der Filmbranche Rang und Namen hat, auf den Weg in die Bundeshauptstadt. Mit rund 400 Filmen aller Genres boten die 61. Internationalen Filmfestspiele vom 10. bis zum 20. Februar 2011 einen umfangreichen Vorgeschmack auf das Kinojahr 2011. Die Sektion Perspektive Deutsches Kino ist dem Nachwuchs in der deutschen Filmlandschaft gewidmet. Sie feierte in diesem Jahr ihr 10-jähriges Jubiläum. Seit 2004 ist das Deutsch-Französische Jugendwerk (DFJW) Stifter des Preises Dialogue en perspective, der innerhalb dieser Sektion verliehen wird. Nachwuchsregisseure, die diesen Preis mit nach Hause nehmen wollen, müssen allerdings eine Jury der besonderen Art überzeugen.

Flocons de neige sur tapis rouge, cela vous parle ? Eh oui, c’est la Berlinale ! Comme chaque année depuis 1950, la fièvre du cinéma s’empare de la capitale allemande en ce début février. Espérant pouvoir décrocher l’un des trophées ardemment convoités en forme d’ours, tout le gratin du cinéma s’est mis en route vers Berlin. Avec environ 400 films de tous les genres à l’affiche, le 61e Festival International du Film proposait du 10 au 20 février 2011 un vaste aperçu des films à venir en 2011. Cette année, la section Perspektive Deutsches Kino (perspectives du cinéma allemand), dédiée à la relève du panorama cinématographique allemand, a célébré son 10e anniversaire. En 2004, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) a créé le prix Dialogue en perspective qui est attribué dans cette catégorie. Mais les jeunes cinéastes qui veulent remporter cette distinction doivent séduire un jury pas comme les autres.

Die Jury – Verschiedene Perspektiven für einen besonderen Blick

Mit der Verleihung von Dialogue en perspective möchte das DFJW die Entdeckung des deutschen Kinos auch über die Landesgrenzen hinaus ermöglichen und gleichzeitig jungen europäischen Filmliebhabern eine Plattform zum kulturellen Austausch bieten. In einer öffentlichen Ausschreibung konnten sich Filmfreunde unter 30 Jahren als Jurymitglied für Dialogue en perspective bewerben. Einzige Voraussetzungen: die Teilnehmer mussten gute Französisch- bzw. Deutschkenntnisse vorweisen und mit einer packenden Film-Rezension überzeugen. Es reichte folglich nicht, nebenbei begeisterter Kinogänger zu sein, um bei der Suche nach neuen Talenten mitzumischen. Die sieben Teilnehmer, die für zehn Tage inklusive Anreise und Unterkunft zum interkulturellen Austausch auf die Berlinale eingeladen wurden, erwiesen sich als wahre Kenner. Als junge Regieassistenten, Übersetzer und Filmstudenten haben sie alle bereits ihre ersten Schritte in der Film- und Medienbranche gemacht. „Die Juroren stehen noch nicht mitten im Filmgeschäft, interessieren sich aber sehr dafür und haben daher einen ganz eigen Blick auf die Filme. Dadurch bekommt der Preis eine ganz besondere Qualität,“ erklärte Alfred Holighaus, der bis 2010 Leiter der Sektion Perspektive Deutsches Kino war. Zum ersten Mal brachte dieses Jahr auch ein Jurymitglied aus einem Drittland seine Perspektive in den Dialog mit ein. Die Wahl fiel auf eine junge Kulturmittlerin aus Sarajewo.

Le jury – Différentes perspectives pour un regard particulier

Avec la remise du prix Dialogue en perspective par un jury choisi, l’OFAJ veut faire découvrir le jeune cinéma allemand au-delà des frontières du pays et soutenir un échange culturel entre de jeunes Européens cinéphiles. Les organisateurs avaient lancé un appel en direction des amateurs du grand écran de moins de 30 ans afin de participer au jury de la Berlinale. Pour pouvoir participer, il fallait être capable de communiquer aisément en français et en allemand et convaincre par une critique de film captivante. Pourtant, le seul fait d’être cinéphile ne suffit pas pour participer à la recherche des nouveaux jeunes talents du septième art. Les sept chanceux invités à cet échange interculturel (transport, hébergement et accréditation pour le festival inclus), sont de véritables connaisseurs. Assistant réalisateur, traducteur de film ou étudiant en cinématographie, ils ont tous fait leurs premières expériences dans le milieu du cinéma. « Les membres de ce jury ne sont pas encore des professionnels du cinéma, mais en prennent le chemin. C’est leur regard différent qui rend au prix sa qualité particulière », précise Alfred Holighaus, qui présidait la Perspective Deutsches Kino jusqu’en 2010. Cette année, pour la première fois, un membre de jury d’un pays tiers a été invité à apporter sa contribution au dialogue. Le choix s’est porté sur une jeune médiatrice culturelle de Sarajevo.

Ein Blick hinter die Kulissen – Live dabei mit dem DFJW-Blog „Berlinale im Dialog“ 

Wer hinter diesem Juryteam steckte, was sie zum Mitmachen bewegte und was sie hinter den Kulissen der Filmfestspiele erlebten, kann man auf dem deutsch-französischen DFJW-Blog Berlinale im Dialog (www.critic.de/berlinale-im-dialog) verfolgen. Fotos, Videos, Interviews und Filmkritiken dokumentieren, - natürlich auf Deutsch und Französisch - die aufregenden Tage ihrer Auseinandersetzung mit dem jungen deutschen Kino. „Kino muss überraschen", darin sind sich die Juroren Jan Eryl und Florence einig. In hundert Meter Höhe genießen sie im Panorama Café den Blick auf die Dächer von Berlin und diskutieren über ihre Erwartungen an junge Filmemacher. Von Filmen, die Szenen synkopisch aneinanderreihen und den einzelnen Aufnahmen keine Zeit mehr geben, ihre Wirkung auf den Zuschauer zu entfalten, haben sie genug. „Ein Film muss uns Zeit zum Sehen und Nachdenken lassen. Nur so werden die gezeigten Menschen und Dinge für den Zuschauer greifbar.“ Doch die Qualität eines Films zu beurteilen, ist leichter gesagt als getan. Unter der Leitung des Jurypräsidenten, Regisseur und Filmproduzent Romuald Karmakar, sahen sich die Juroren zunächst alle 11 Filme der Sektion Perspektive Deutsches Kino gemeinsam an. Getreu der Überzeugung, dass Filme unabhängig von ihren Machern bewertet werden sollten, haben sie die direkte Begegnung mit den Regisseuren nach den Vorstellungen ganz bewusst vermieden und sich sofort zur Diskussion zurückgezogen. Die besonderen Eigenheiten eines Films lassen sich nun mal am besten beurteilen, wenn man so wenig wie möglich über seine Entstehung weiß.

Dans les coulisses – La Berlinale en direct sur le Blog de l’OFAJ  « Berlinale im Dialog »

Qui est derrière ce jury, quelle est leur motivation pour y participer et que se passe t-il dans les coulisses d’un Festival de Cinéma ? Les curieux trouveront des réponses à toutes leurs questions sur le blog franco-allemand de l’OFAJ (www.critic.de/berlinale-im-dialog). Des photos, vidéos, interviews et critiques de film - bien évidemment en français et en allemand - donnent un aperçu de ces palpitantes journées destinées à la réflexion sur le cinéma de demain. Au Panorama Café, situé à 100 mètres du sol, les jurés Jan-Eryl et Florence apprécient la vue sur les toits de Berlin. Entre deux séances, ils discutent de leurs attentes envers les jeunes cinéastes. Leur critère primordial: ils doivent étonner le spectateur. Des films aux « montages syncopés, où l’on ne peut plus voir les plans, ni avoir un rapport avec ceux qui sont filmés », ils en ont vu assez. Un bon film doit laisser le temps de réfléchir et de voir pour « donner de la matérialité aux êtres et aux choses filmées », expliquent-ils. Mais évaluer la qualité d’un film ne se fait pas dans la précipitation. Sous la régie du président du jury, le réalisateur et producteur Romuald Karmakar, les jurés ont d’abord regardé les 11 films présentés dans la section Perspective Deutsches Kino. Persuadé par l’idée qu’une œuvre cinématographique se juge comme un objet séparé de son créateur, il était hors de question pour le jury d’assister aux rencontres avec les réalisateurs après la séance. L’objectif de cette méthode est simple : trop d’informations autour d’un film enlèvent à l’œuvre sa singularité. Les débats se sont donc faits juste après le film.

And the winner is....

Nach langen und spannenden Diskussionen, konnte die Jury sich schließlich für einen Favoriten entscheiden. Der DFJW-Preis ging an „Die Ausbildung“ von Dirk Lütter. Für seinen Debütfilm wählte der junge Regisseur und gelernte Kameramann ein Thema, das viele junge Menschen heute mehr denn je betrifft: die Angst ums Überstehen in der modernen Arbeitswelt. Jan (gespielt von Joseph Bundschuh) ist 20 und will nach seiner Ausbildung als telefonischer Kundenbetreuer unbedingt übernommen werden. Als Umstrukturierungen und Entlassungen in seinem Betrieb anstehen, gewinnt die Angst, am Ende ohne Job dazustehen, immer mehr die Oberhand in seinem Handeln. Für die Recherchen zu seinem Drehbuch hatte Lütter Gewerkschaften kontaktiert, sich mit Betriebsräten unterhalten, Tagungen zum Thema „Arbeitsunrecht“ besucht und mit Mobbing-Opfern gesprochen. Doch nicht nur inhaltlich, auch künstlerisch konnte der Film die Jury überzeugen. Die bedrückende Atmosphäre in der grauen Arbeitswelt wird durch das Zusammenspiel der verschiedenen Stilmittel besonders greifbar. Lütter will dem Zuschauer „Platz lassen zum selber denken“. Mit diesem filmischen Leitsatz scheint er die Erwartungen der Jury an das junge Kino genau erfüllt zu haben.

And the winner is...

Après de longs et passionnants débats, le jury a opté à l’unanimité pour un film qui les a tous convaincu. Ils ont décerné le prix de l’OFAJ à « Die Ausbildung » (l’apprentissage) de Dirk Lütter. Pour sa premier œuvre, le jeune réalisateur et cadreur a choisi un sujet qui concerne actuellement beaucoup de jeunes : la peur de faillir dans le monde du travail d’aujourd’hui. Jan (joué par Joseph Bundschuh), un jeune de vingt ans, veut absolument être embauché suite à son apprentissage de chargé de clientèle téléphonique. Lorsqu’il apprend que son futur poste est menacé par des restructurations dans son entreprise, il se laisse envahir par la peur de se retrouver sans emploi. Dirk Lütter est également le scénariste de son film. Lors de ses recherches, il a contacté des syndicats, discuté avec des comités d’entreprise, assisté à des conférences sur l’injustice au travail et interrogé des victimes de harcèlement moral. Mais le jury a autant été séduit par le fond que par la forme du film. De par sa mise en scène, le réalisateur parvient à faire ressentir le climat oppressant qui règne dans le monde du travail. Lütter veut surtout laisser de la place à la réflexion personnelle du spectateur. C’est justement grâce à ce principe qu’il semble avoir satisfait les exigences du jury.