


DIE HAUT IN DER ICH WOHNE: FRANZÖSISCHER ROMAN BALD IN DEUTSCHEN KINOS
«MYGALE», UN ROMAN NOIR FRANÇAIS BIENTÔT EN IMAGES
Der französische Schriftsteller Thierry Jonquet, Jahrgang 1954, ist einer der erfolgreichsten Vertreter des "roman noir", einer Variante des Kriminalromans.
Thierry Jonquet, né en 1954, est un auteur à succès du roman noir en France. Ce genre littéraire est une variante du roman policier, dans lequel l'enquête policière n'est pas considérée comme un élément indispensable à l'intrigue.
In dem 1984 erschienenen Roman „Mygale“ behandelt er das Thema der Transsexualität in Form einer Kriminalhandlung. 2008 erschien die deutsche Übersetzung des Romans, „Die Haut, in der ich wohne“. Der spanische Regisseur Pedro Almodovar hat aus dem Buch einen Films gemacht, der in den deutschen Kinos ab Oktober 2011 zu sehen sein wird. Erste Auszüge des Filmes kann man sich schon im Internet anschauen, nachdem er erstmals im Vorfeld der letzten Filmfestspiele in Cannes gezeigt worden war. Zurück zum Buch...
Christoph Vormweg, einem deutschen Journalisten, war besonders die Komplexität des Romans von Thierry Jonquet aufgefallen und auf diese hatte er auch hingewiesen, als der Text auf deutsch erschien: « Den Titel der deutschen Übersetzung kann man erst nach der Lektüre verstehen. Der französische Originaltitel "Mygale", auf Deutsch "Vogelspinne", lässt spontan beängstigende Assoziationen zu. Er verweist auf die Netze, die die Spinnen bilden, und in denen sich die Opfer verfangen und langsam sterben.“
Den Eindruck, , den der Journalist schildert, verweist auch auf die Vieldeutigkeit der Handlung: viele Ereignisse tauchen auf, die auf den ersten Blick nicht zusammenzugehören scheinen,, die aber am Enden eine einheitliche Handlung bilden. „Der Roman erzählt das Schicksal Richard Lafargues, eines erfolgreichen plastischen Chirurgen in einer Pariser Vorstadt. Jeden Tag maßregelt er die schöne Eve mit seinen Vorstellungen über Haushaltung. Alle paar Wochen fährt er mit ihr zu Viviane, einer verstörten jungen Frau, die in einer psychiatrischen Anstalt vor sich hin lebt. Unmittelbar nach einem Besuch folgt ein Abstecher in Richards Wohnung, wo er hinter einer verspiegelten Wand mit ansieht, wie Eve gedemütigt wird.“
Thierry Joncquet hat bewusst eine Gattung ähnlich des „roman noir“, die den gesellschaftlichen Bezug sucht, gewählt, um die Geschichte zu erzählen. Es geht ihm dabei darum, ein damals (im Jahre 1984) völlig neues Phänomen auf dessen mögliche Abgründe und Ausschweifungen zu untersuchen.
Die Struktur des Romans stützt sich auf drei Ebenen, wie es der deutsche Journalist Christoph Vormweg in seiner Rezession betont: „Uns begegnen drei Erzählstränge die zunächst ohne Zusammenhang erscheinen. Zu dem befremdlichen Alltag von Richard und Ève kommt die Geschichte eines flüchtigen Bankräubers und Polizistenmörders, dessen bester Freund seit vier Jahren verschwunden ist. Der dritte Erzählstrangschließlich zeigt jemanden, der ein Selbstgespräch führt. Er versucht zu verstehen, was mit ihm passiert ist: Warum er von einem Mann verfolgte wurde, der ihn dann gefangen nahm und in einem abgedunkelten Raum fast verhungern ließ. In jedem Fall zeigt sein Selbstgespräch, dass er sich selbst fremd geworden ist.“
Die Aufregung, welche bei der Lektüre auftaucht, unterscheidet sich von der Sprache des Romans. In kühlem, feststellendem Erzählton leuchtet Thierry Joncquet eine neue Dimension von Rache aus; dies geschieht dadurch dass Richard sich in das Objekt seiner Rache verliebt. „Die moralische Deutung wird bewusst allein dem Leser überlassen.“, schlussfolgert der Journalist.
Für seinen Film hat der Regisseur Pedro Almodovar zum ersten Mal mit Antonio Banderas zusammen gearbeitet. Der Film wird im Herbst in Deutschland starten. Während der Filmfestspiele von Cannes haben sich Regisseur, der Hauptdarsteller und der französische Modestylist Jean-Paul Gaultier, der die Kostüme des Filmes entworfen hat, auf dem roten Teppich und auf den Treppen des Festivalpalastes präsentiert. Nach der Vorführung haben die Zuschauer den Film mit langem Applaus belohnt, das Filmteam hat die Fragen der Journalisten während einer Pressekonferenz beantworten können.
Dans l'un de ses romans, paru en France en 1984, „Mygale“, Thierry Jonquet s'empare du thème difficile de la transsexualité et le transpose dans une enquête criminelle. La traduction du roman est parue en 2008 en Allemagne, sous le titre « le corps dans lequel je vis ». Le réalisateur espagnol Pedro Almodovar s'est également inspiré du livre pour en faire un film qui sortira en octobre 2011 sur les écrans de cinéma allemands. Des premiers extraits du film sont déjà disponibles sur internet, après un lancement lors du dernier festival de Cannes. Retour sur le livre...
Christpoh Vormweg, journaliste allemand avait déjà repéré la dimension complexe du récit de Thierry Jonquet. Ainsi, lors de la parution allemande de livre, il écrivait : « on ne peut comprendre la traduction allemande du titre « Mygale » qu'après en avoir achevé la lecture. Le titre français, contrairement à la version allemande, fait en effet spontanément référence à l'angoisse liée à cet animal et à la toile que tissent les araignées afin de capturer leurs proies et de les laisser mourir petit à petit. »
Le résumé que fournit le journaliste à propos du récit fait également directement référence au double sens de l'action : plusieurs événements, qui n'ont apparemment pas de liens mais qui, à la fin, forment une seule et même action romanesque : « Mygale retrace la vie de Richard Lafargues, chirurgien plastique renommé d'une banlieue parisienne. Il assène chaque jour à la belle Ève ses connaissances sur l'art de tenir une maison. Une manière de la garder emprisonnée sous ses ordres. Toutes les deux semaines, ils rendent tous deux visite à Viviane, une jeune femme torturée qui vit tant bien que mal dans une unité psychiatrique. Après l'une de ces visites, un intrus pénètre dans l'appartement de Richard, d'où il peut observer, à travers un mur couvert de miroirs, comment Ève se fait humilier. »
Thierry Jonquet se sert consciemment du « roman noir » pour construire son intrigue, un genre littéraire qui vise à analyser les comportements sociétaux. En 1984, il s'agissait pour l'auteur de rendre compte d'un phénomène nouveau et d'étudier ses origines et ses digressions possibles.
L'auteur a construit son roman sur trois niveaux, comme le souligne le journaliste allemand Christoph Vormweg dans l'un de ses articles : « trois récits qui semblent dans un premier temps n'être reliés par aucun contexte. Mais, à l'histoire du quotidien lointain de Richard et d'Ève, vient se greffer celle d'un braqueur et meurtrier en fuite. Le meilleur ami de ce dernier a disparu depuis quatre ans. Enfin, dans le troisième niveau de narration imbriqué, un personnage mène un monologue. Il tente d'expliquer ce qui lui arrive : pourquoi un homme le poursuit, le fait prisonnier et le laisse presque mourir de faim dans une pièce sombre. Un monologue qui prouve également combien ce personnage est devenu étranger à lui-même. »
La tension qui entre en scène à la lecture du roman se distingue nettement de son langage. Thierry Jonquet se sert d'une narration distante et factuelle afin de mettre en lumière une dimension nouvelle du sentiment de vengeance : Richard est en effet tombé amoureux de l'objet même duquel il souhaitait se venger. « Quant à la signification morale du récit, elle est laissée à l'appréciation de son lecteur. », conclut Christoph Vormweg.
Pour son film, inspiré du livre de Thierry Jonquet, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar, a pour la première fois travaillé avec l'acteur Antonio Banderas. Le film sortira sur les écrans allemands à l'automne 2011. Lors du dernier festival de Cannes, le réalisateur, des acteurs du film et le styliste Jean-Paul Gaultier, à qui l'on doit les costumes du film, ont foulé le tapis rouge et monté les marches du palais du festival. Après la projection, de longs applaudissements se sont fait entendre et l'équipe s'est prêtée au jeu des questions des journalistes lors d'une conférence de presse.
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