In Frankreich wie in Deutschland ist die Medienbranche zweifellos sehr rastloser Natur. Als Quelle des Informationsflusses sind die Presseagenturen für alle Medienbereiche unentbehrlich, um internationale und in Echtzeit übertragene Aktualitäten liefern zu können. Ein Blick auf Geschichte und Rolle der Agence France-Presse (AFP) und der Deutschen Presse-Agentur (DPA).

En France comme en Allemagne, le secteur médiatique est indubitablement fourmillant. A l'origine de l'information, les agences de presse sont indispensables à n’importe quel média pour délivrer une couverture internationale et en temps réel de l'actualité. Regard sur l’histoire et le rôle de l'Agence France-Presse (AFP) et de la Deutsche Presse-Agentur (DPA).

Die 1835 gegründete Agence France-Presse ist das Erbe der französischen Agentur Havas. Ihr Name änderte sich, nachdem 1944 die Pariser Niederlassung durch den Widerstand befreit worden war. Gemeinsam mit Reuters und Associated Press zählt sie zu den drei ältesten und auch international am weitesten entwickelten Nachrichtendiensten. Seit ihrer Unabhängigkeit von staatlicher Vormundschaft im Jahre 1957, ist sie heute in über 150 Ländern präsent und strahlt ihre Meldungen in sechs Sprachen aus – Französisch, Englisch, Deutsch, Spanisch, Arabisch und Portugiesisch. Fast 4000 Kunden weltweit sind Dienstleistungsabnehmer und haben Zugang zu den Informationen. Größtenteils handelt es sich hierbei um französische und ausländische Zeitungen, audiovisuelle Medien sowie Institutionen und Gebietskörperschaften.

 

L’Agence France Presse revendique l’héritage de l’agence française Havas fondée en 1835. Son nom a changé après la libération des locaux parisiens par les résistants en 1944. Avec Reuters et l’Associated Press, elle fait donc partie des trois agences d’information les plus anciennes mais aussi les plus développées au niveau international. Indépendante de la tutelle gouvernementale depuis 1957, elle est aujourd’hui présente dans 165 pays, et diffuse ses dépêches en six langues – français, anglais, allemand, espagnol, arabe et portugais. Près de 4 000 clients à travers le monde sont abonnés au service et ont accès aux informations. Ces clients sont, pour la plupart, des journaux français et étrangers, des médias audiovisuels et des institutions et collectivités territoriales.

Vingt journalistes de l’AFP travaillent actuellement sur le territoire allemand pour retransmettre l'actualité d’outre-rhin aux clients abonnés aux services de l'agence. « En Allemagne, le premier sujet à couvrir, c'est l'économie », affirme Frédéric Bichon, directeur de l’AFP en Allemagne. C'est à Francfort, première place financière d'Europe, que tous les matins, quatre journalistes spécialisés en économie ouvrent le service de l'antenne en Allemagne. Concernant l’agenda politique, il semble plus structuré dans le pays fédéral. Si les mots d'un invité du vingt heures peuvent constituer la une du lendemain en France, Frédéric Bichon constate qu’« il n'y a pas tant que ça d'imprévus en Allemagne ». « Il est rare que les hommes politiques fassent des déclarations importantes le soir. »

Zwanzig Journalisten der AFP arbeiten derzeit in Deutschland, um den Dienstleistungsabnehmern der Agentur aktuelle Nachrichten aus Deutschland zu übermitteln. „Das wichtigste Thema, das es abzudecken gilt, ist die Wirtschaft“, konstatiert Frédéric Bichon, Direktor der AFP  in Deutschland. In Frankfurt, dem Finanz-Schauplatz Nummer Eins in Europa, eröffnen jeden Morgen vier auf Wirtschaft spezialisierte Journalisten das Tagesgeschäft der deutschen Außenstelle. Was die politische Agenda betrifft, so scheint diese in der Bundesrepublik strukturierter zu sein. Während in Frankreich die Aussage eines um 20 Uhr eingeladenen Gastes am nächsten Morgen die Titelseite der Zeitungen zieren kann, „gibt es kaum derart Unvorhersehbares in Deutschland. Es kommt selten vor, dass Politiker am Abend noch wichtige Statements abgeben.“

Spezialisierung auf türkischsprachige Dienstleistungen der DPA

Auch Deutschland ist mit einer international vertretenen Nachrichtenagentur ausgestattet. Die 1949 gegründete Deutsche Presse-Agentur verfügt über ein Netzwerk von ca. 1000 Redakteuren in 80 verschiedenen Ländern, die die Inhalte in vier Sprachen in Umlauf bringen – Deutsch, Englisch, Spanisch und Arabisch. Im Jahr 2009 rief die DPA einen türkischsprachigen Dienst ins Leben. Heinz-Rudolf Othmerding, damaliges Mitglied der DPA-Chefredaktion, sah darin ein Mittel, die Mediennutzung der in Deutschland lebenden Türken  zu steigern und sie dadurch besser zu integrieren. Leider musste dieser Service mangels Kunden und wirtschaftlichem Gewinn bereits neun Monate nach seiner Eröffnung wieder eingestellt werden.

In einer Welt, in der Echtzeit-Nachrichten omnipräsent sind, müssen die Agenturen neue Lösungen finden, um wirtschaftlich überleben zu können. Der 2005 eingeleitete Prozess der AFP gegen Google Actualités, denen die Verbreitung von urheberrechtlich geschützten AFP-Nachrichten vorgeworfen wurde, zeugt von einer gewissen Schwierigkeit, Agenturen gegen den Umlauf kostenloser Informationen zu verteidigen.  Durch die Ausweitung ihrer Dienstleistungen – der Bereitstellung von Videos, Fotos, Infographien, Artikelserien, etc. – können sie der Nachfrage weniger internationalisierter Newsmedien nachkommen.

Das Dilemma: wie lassen sich Schnelligkeit und Genauigkeit miteinander verbinden?

Alles beginnt mit einer Meldung, das heißt einem Text, manchmal nur einem Satz, der im Datennetz der Agentur veröffentlicht wird und eine gesicherte Information wiedergibt. Die Nachrichtendienste werden dafür geschätzt, einen bestimmten Inhalt umgehend liefern zu können.  Die Statue „Mr Quick“ („Herr Schnell“), die 1999 für das fünfzigjährige Bestehen der DPA vor ihrem Geschäftssitz in Frankfurt a.M. aufgestellt wurde, reflektiert die Worte Michael Segbers, Direktor der Berliner Agentur: „Ich glaube, wir müssen noch schneller als heute werden, und ich glaube, wir müssen noch mehr Hintergrund liefern.“ Die AFP setzt den eigenen Journalisten auf ihrer Homepage auch zwei Zielvorgaben: „peinlich genau und schnell“ zu sein.

Erscheint da das Wettrennen um Schnelligkeit nicht wichtiger als der redaktionelle Inhalt? Frédéric Bichon räumt ein, dass sich die Außenstellen manchmal der stündlichen News-Kontrolle seitens des Hauptsitzes unterordnen. „Aber das ist nicht nur dumme Konkurrenz. Wir beobachten, dass die Kunden dazu tendieren, sich für den schnellsten Anbieter zu entscheiden und der Agentur für diese Geschichte treu zu bleiben.“ Denn eine Meldung verdichtet sich in dem Maße, wie der Journalist der Agentur tiefgründigere Auskünfte über das Ereignis zusammenträgt. Sie kann auch durch andere Meldungen weiter vervollständigt werden, die mehr  Kontext, Interviews und unterschiedliche Blickwinkel für eine detailliertere Analyse liefern. Diese komplementären Informationen sollen schließlich die Qualität des redaktionellen Inhaltes und seine Unbefangenheit garantieren.

Diversification : un service en langue turque pour la DPA

L’Allemagne est elle aussi dotée d’une agence d’information à rayonnement international. La Deutsch Presse-Agentur, créée en 1949, possède un réseau d’un millier de rédacteurs dans 80 pays différents qui diffuse les nouvelles en quatre langues – allemand, anglais, espagnol et arabe. Elle a même créé un service en langue turque début 2009. Heinz-Rudolf Othmerding, directeur à l’époque du service étranger de la DPA, y voyait un moyen d’accroître l’intérêt des Turcs en Allemagne pour les médias d’information et de participer à leur intégration. Malheureusement, faute de clients et donc de profits économiques, le service a fermé neuf mois après son ouverture.

Dans un monde où l’information en temps réel est omniprésente, les agences se doivent de trouver de nouvelles solutions pour survivre économiquement. Le procès engagé en 2005 par l’AFP contre Google Actualités pour la diffusion sans autorisation du contenu protégé de l’agence témoigne de la difficulté pour les agences de se défendre contre la circulation gratuite de l’information.  La diversification de leur activité – services vidéo, photo, infographie, séries d’articles, etc. – permettent de répondre à la demande des médias d’actualité ne disposant pas de service international aussi étendu, un besoin de sources promptes et fiables.

La dépêche : comment allier rapidité et exactitude ?

Tout part d’une dépêche, c’est-à-dire un texte, parfois seulement une phrase, publié sur le réseau de l’agence et résumant l’information principale et vérifiée. Les agences sont donc louées pour leur capacité à délivrer du contenu instantanément. La statue « Mr Quick » (« M. Rapide »), installée pour les 50 ans de la DPA devant le siège social à Francfort en 1999, reflète les propos de Michael Segbers, directeur de l’agence à Berlin : « Je crois que nous devons devenir encore plus rapides que maintenant et fournir également plus d’information de fond. » L'AFP donne aussi sur son site deux objectifs à ses journalistes : être « rigoureux et rapides ».

De fait, la concurrence concernant la rapidité ne prône-t-elle pas parfois sur le contenu éditorial ? Frédéric Bichon concède que les antennes sont parfois soumises à un pointage horaire de la part du siège social. « Mais ce n'est pas seulement de la concurrence bête. On observe que les clients ont tendance à choisir l’agence la première arrivée et à la suivre ensuite sur la même histoire. » Car une dépêche se densifie au fur et à mesure que le journaliste de l’agence recueille de plus amples renseignements sur l’événement. Elle peut aussi être suivie de plusieurs autres, dans lesquelles le contexte, des interviews et des retranscriptions de points de vue divergents fournissent une analyse plus détailée. Ces informations complémentaires garantissent donc la qualité du contenu éditorial et son impartialité.