B wie Baguette & Brot

B comme Baguette & Brot


Von: Charlotte Noblet

De: Charlotte Noblet

Nur wenige deutsche Jugendliche haben noch nie über "Bernd das Brot" gelacht, das Kastenbrot mit (zu) kurzen Armen und Schmollmund, das als ewiger Verlierer regelmäßig über die Fernsehschirme flimmert. Dabei benutzen die meisten von ihnen die traditionellen Butterbrotdosen für die Schulbrote gar nicht mehr.

« Bernd das Brot »: rares sont les jeunes Allemands qui ne se sont encore jamais amusés de la mine boudeuse du morceau de pain carré aux bras (trop) courts qui se produit régulièrement pour le petit écran en jouant avec assiduité les grands perdants. Mais la plupart d’entre eux ont pourtant déjà remisé leurs « Butterbrotdosen », boîtes à tartines traditionnelles des écoliers allemands…

Die "Brotkultur" orientiert sich am Zeitgeist, und daher fürchten viele, dass die guten alten Schnitten – belegte Brote, die auf Brettchen serviert werden – in Vergessenheit geraten könnten. Immerhin reklamieren ein paar Enthusiasten auf der Internet-Plattform www.butterbrot.de für sich das Vergnügen, Butterbrote zu schmieren, und setzen sich für den Erhalt der mit Butter bestrichenen Graubrotscheibe ein.

Ebenso vom Aussterben bedroht ist das Pausenbrot: Eltern, Lehrer und Schüler unterschätzen scheinbar den Wert dieses zweiten Frühstücks, und es heißt, dass immer weniger Jugendliche das gute alte Pausenbrot in der Schule dabeihaben. Daher wurde 2005 die Aktion "Pausenbrot macht Schule" für eine ausgewogene Ernährung in der Schule ins Leben gerufen.

In Frankreich haben die klassischen Backwaren ebenfalls einen schweren Stand. Obwohl die Maße der beliebten Baguette immer noch verführerisch sind – 70 cm lang bei ca. 6 cm Durchmesser –, "verdrehen" die steigenden Preise den Kunden immer öfter den Kopf. Manchmal zugunsten eines anderen leckeren Backerzeugnisses, manchmal aber auch zugunsten immer abwechslungsreicherer Müslis oder eines "pain fait maison", eines selbstgebackenen Brots, das ganz frisch aus einer Brotbackmaschine kommt (ein neues Gerät, das gerade in Mode ist). Das Klischee vom Franzosen mit Baskenmütze und Baguette scheint ausgedient zu haben.

Da gibt es nichts zu feilschen: Die Statistiken sprechen Klartext. Frankreich rühmt sich zwar, ein Land zu sein, in dem das Brot traditionell einen besonderen Platz einnimmt. Aber die Franzosen essen immer weniger Brot. Laut INSEE, dem staatlichen französischen Statistikamt, ist der tägliche Pro-Kopf-Verbrauch an Brot in Frankreich seit Anfang des 20. Jahrhunderts um 900 g auf heute 165 g gesunken. Die größeren Brotesser sind tatsächlich die Deutschen! Mit 84 kg Brot pro Kopf im Jahr gegenüber 58 kg in Frankreich.

Dafür suchen die Franzosen öfter ihre Bäckerei auf als ihre deutschen Nachbarn. Im Durchschnitt betritt ein Franzose drei- bis viermal pro Woche seinen Bäckerladen. Ist das ein Beweis für mehr Appetit auf frisches Brot? Vielleicht. Aber vor allem zeigt es, dass der Bäcker auch weiterhin für viele der bevorzugte Laden in der Nachbarschaft ist. In Frankreich werden jedenfalls 70% des Brots in Bäckerhandwerksbetrieben gekauft, während es in Deutschland, wo Bäckerei-Ketten und Großbäckereien bevorzugt werden, nur 30% sind. Selten gibt es dort eine Backstube hinter dem Laden, denn die Brötchen werden oft fertig ins Geschäft geliefert und müssen lediglich vor dem Verkauf aufgewärmt werden. In Deutschland haben die Großbäckereien bereits einen Marktanteil von 35%, in Frankreich dagegen liegt er bei nur 20%.

Obwohl man mit dem Bäckerhandwerk gut "seine Brötchen verdienen" kann und verschiedene Maßnahmen zur Aufwertung des Berufs ergriffen wurden, wie beispielsweise das jährlich Mitte Mai in Frankreich veranstaltete Brotfest ("fête du pain"), fühlen sich immer weniger Jugendliche dazu berufen. In einigen Jahren werden im Zuge des Generationenwechsels jedoch zahlreiche Bäcker diesseits wie jenseits des Rheins Nachfolger suchen …

La « culture du pain » évolue avec son temps, et nombreux sont ceux qui craignent que les bonnes vieilles tartines ou « Schnitte » servies sur les célèbres planchettes (« Brettchen ») ne perdent leur renommée…
Il reste certes quelques fanatiques qui revendiquent, sur la plate-forme Internet www.butterbrot.de, le plaisir de beurrer leurs tartines et se mobilisent pour la sauvegarde du « Butterbrot », cette tranche de pain bis beurrée…
De la même manière, le « Pausenbrot » ou « pain de pause » est en voie de disparition : parents, instits et élèves sous-estimeraient les valeurs de ce deuxième petit-déjeuner et les jeunes seraient de moins en moins nombreux à emmener un bon « Pausenbrot » à l’école… D’où l’action « le pain de la pause fait école » („Pausenbrot macht Schule“), lancée en 2005 en faveur d’une nourriture plus équilibrée dans les écoles.

En France, les grands classiques du boulanger ont aussi du pain sur la planche. Bien que les mensurations de la bien-aimée baguette soient toujours aussi tentantes – 70 centimètres de long pour un diamètre avoisinant les 6 centimètres, la montée des prix fait de plus en plus souvent tourner la tête aux clients. Parfois à la faveur d’un autre délice de la boulangerie, mais parfois aussi pour des mueslis de plus en plus variés ou pour un « pain fait maison » sortant tout frais d’une « machine à pain », nouvel ustensile à la mode… Le cliché du Français portant béret et baguette semble avoir mangé son pain blanc.

Et il n’y a pas à chipoter sur un quignon : les statistiques sont claires. La France se vante certes d’être un pays réservant traditionnellement au pain une place de choix, mais les Français consomment de moins en moins de pain. Selon les données de l’INSEE, la ration quotidienne de pain consommée par un Français est passée de 900 grammes au début du XX siècle à 165 grammes de nos jours. Les plus gros mangeurs de pain seraient en fait… les Allemands ! Avec 84 kilos de pain par an et par personne contre 58 kilos dans la Grande Nation.

En revanche, les Français se rendraient plus souvent dans leur boulangerie que leurs voisins outre-Rhin. En moyenne, un Français pousse entre trois et quatre fois par semaine la porte de sa boulangerie. Preuve d’un petit faible pour le pain frais ? Peut-être, mais ceci témoigne surtout du fait que la boulangerie reste le commerce de proximité préféré de beaucoup. Toujours est-il qu’en France, plus de 70% du pain est acheté en boulangerie artisanale. Contre 30% en Allemagne, où chaînes et boulangeries industrielles sont privilégiées. Le fournil d’arrière-boutique est rare car souvent, les petits pains ou « Brötchen » sont livrés tout faits au magasin et n’ont plus qu’à être réchauffés une dernière fois avant la vente. En Allemagne, les industries en boulangerie occupent déjà 35% des parts de marché, contre seulement 20% en France.

Malgré le bon gagne-pain et les différentes actions pour revaloriser l’activité des artisans boulangers (comme la fête du pain qui est organisée chaque année, à la mi-mai, en France), de moins en moins de jeunes se sentent une vocation de boulangers. Pourtant, dans quelques années, ce sera le « papy boom » et bon nombre de boulangeries auront besoin de relève d’un côté comme de l’autre du Rhin…

 

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