Bereits über 80 Jahre alt und kein bisschen aus der Mode gekommen: Der Reporter Tim und Struppi, sein kleiner Hund, waren Ende letzten Jahres in 3D auf allen Kinoleinwänden zu sehen. Kein Geringerer als Steven Spielberg nahm sich des Stoffes des berühmten Comiczeichners Hergé an. Bis heute zählen die Abenteuer von Tim und Struppi zu den bedeutendsten europäischen Comicserien; es gibt sogar „Tintinologen“, die die Hintergründe der Serie genau untersuchen. Was ist das Besondere an dieser Figur?

Déjà plus de 80 ans et toujours à la mode : fin 2011, le reporter Tintin et son petit chien Milou étaient à voir en 3D sur grand écran. Qui d’autre que Steven Spielberg pouvait oser réaliser un film à partir des histoires du célèbre dessinateur Hergé ? Jusqu'à présent, les aventures de Tintin font partie des séries de bandes dessinées européennes les plus populaires; il existe même des « tintinologues » examinant en détail les trames de la série. Mais pourquoi cette figure est-elle si particulière ?

 

Hergé, der Vater der „Ligne claire“


Tim und Struppi, im Original Tintin genannt, erschien zum ersten Mal am 10. Januar 1929 in der Jugendbeilage „Le petit vingtième“ der belgischen Zeitung „Le Vingtième Siècle“. Erst 1934 wurden die Geschichten im Casterman Verlag herausgegeben. Die Zeichnungen Hergés sind gekennzeichnet durch eine klare Linienführung, die später von vielen Künstlern kopiert wurde. Er gilt als Vater dieser nach seinem Stil benannten „Ligne claire“.


Tim und Struppi im Wandel der Zeit


Nicht nur die Abenteuer des jungen Reporters sind spannend, sondern auch die Geschichte der Veröffentlichungen der Comics. Manche Bände haben mehrere Ausgaben, die Hergé selbst teilweise modernisiert oder verändert hat. Die ersten Bände erschienen in Schwarzweiß und wurden später nicht nur nachgefärbt, sondern neu gezeichnet und im Umfang verkürzt oder verlängert. So gibt es zum Beispiel allein drei Versionen des Bands „Die schwarze Insel“: Die erste Fassung erschien 1937 in Schwarzweiß, die zweite 1943 und die dritte im Jahr 1965. Ein Vergleich dieser drei Versionen zeigt, wie Tims Auto der 30er Jahre einem modernen PKW der 60er Jahre gewichen ist, und zogen die Feuerwehrleute in den ersten beiden Bänden noch einen Löschwagen aus Holz hinter sich her, so kommen sie 1965 mit einem roten Löschfahrzeug, wie wir es heute kennen, angefahren.


Rassistische Klischees und detailgetreue Abbildungen


Die ersten Geschichten von Tim und Struppi sind von Klischees und Vorurteilen der damaligen Zeit geprägt. Diese aus heutiger Sicht politisch unkorrekten, naiven und teilweise rassistischen Tendenzen finden sich vor allem in den Bänden „Tim im Lande der Sowjets“, „Tim im Kongo“, „Tim in Amerika“. So ist der junge Reporter etwa in „Tim im Kongo“ als Großwildjäger auf der Jagd nach Elefanten und Elfenbein unterwegs. Dieser Band darf in einigen Ländern nicht mehr verkauft werden, so unter anderem in Südafrika.


Ab dem Band „Der blaue Lotos“ vollzieht sich eine Änderung in den Erzählungen Hergés: Bei den Vorarbeiten zu dieser in Asien spielenden Geschichte lernt er einen jungen Chinesen und Kunststudenten namens Zhang Chongren kennen, der ihn in die chinesische Kultur einweiht. In „Der blaue Lotos“ veranschaulicht Hergé sehr differenziert seine Handlungsorte und die einzelnen Kulturen. Als Zeichen seiner Anerkennung fügte Hergé seiner Geschichte übrigens die Figur des „Tschang“ hinzu, ein chinesischer Junge, mit dem sich Tim angefreundet hat.


Verwertung historischer Ereignisse


Nicht selten dienten reale Ereignisse als Hintergrund für Hergés Geschichten. In „Der blaue Lotos“ sind mehrere historische Geschehnisse eingeflossen. Mitsuhirato, der Widersacher Tims, sprengt hier zusammen mit seinen Komplizen die Eisenbahnlinie zwischen Shanghai und Nanking. Als Ergebnis marschieren japanische Soldaten in China ein und besetzen Shanghai. Dies ist eine Anspielung auf den Mukden-Zwischenfall vom 18. September 1931. In Folge des Zwischenfalls wurde die Mandschurei besetzt, Japan selbst verließ am 27. März 1933 den Völkerbund. Dies bildete den Auftakt zur militärischen Expansion Japans.


„Der blaue Lotos“ trägt deutliche anti-imperialistische Züge, die bei seinem Erscheinen im Jahr 1934 auf heftige Kritik stießen. Schließlich war die damals vorherrschende Meinung im Westen eine andere. Auch Japan protestierte gegen den Band, wohingegen China Hergé offiziell zu einem Besuch einlud.


Tim und Struppi in der Schule


Die Abenteuer von Tim und Struppi bieten also viel Stoff für den Unterricht. Neben dem Spaß am rollenverteilten Lesen können die Bände sowohl inhaltlich als auch entstehungsgeschichtlich sehr gut erarbeitet werden. Besonders „Der blaue Lotos“ bietet sich hierfür an. Ideen für Unterrichtsmaterial finden sich einige.


So entwickelte der Cornelsen Verlag zum Beispiel anlässlich des 100. Geburtstages von Hergé ein Arbeitsblatt zu „Tintin et Milou“. Das Arbeitsblatt behandelt die Einführung in das Lesen von authentischen, oft schwierigen Texten (Zeitungsartikel,...) mit Vokabelhilfen und einer Aufgabe mit Fragen zum globalen Textverständnis. Dieses erste Arbeitsblatt könnte als Einführung in die Lektüre der Abenteuer von Tim und Struppi dienen.

Hergé, le père de la « ligne claire »


Les Aventures de Tintin sont publiées pour la première fois le 10 janvier 1929 dans le « Petit Vingtième », supplément pour enfants du journal belge « Le Vingtième Siècle ». Ce n’est qu’en 1934 que les histoires seront éditées par la maison d'édition Casterman. Les dessins de Hergé sont caractérisés par sa ligne claire, copiée par la suite par de nombreux artistes. Il est d’ailleurs considéré comme le père de cette « ligne claire », nom que l’on a donné à son style.


Tintin et Milou au fil du temps


Les aventures du jeune reporter sont captivantes, mais l'histoire de la publication des albums l’est tout autant. Quelques volumes connaissent plusieurs éditions qu’Hergé a lui-même en partie modernisées ou modifiées. Les premiers ont été diffusés en noir et blanc, la couleur fut rajoutée par la suite et le contenu parfois redessiné et modifié (écourté ou prolongé). Il existe par exemple trois versions de l'album « L'île noire » : la première édition parut en 1937 en noir et blanc, la deuxième en 1943 et la troisième en 1965. En comparant ces trois versions, on remarque que la voiture de Tintin des années 30 a fait place à une VP moderne des années 60 et les pompiers tiraient une pompe en bois dans les deux premières éditions, alors qu’en 1965, ils roulent dans un fourgon d'incendie rouge comme nous le connaissons bien.


Clichés racistes et images fidèles


Les premières aventures de Tintin sont marquées par les clichés et préjugés de cette époque. Les tendances aujourd'hui considérées comme politiquement incorrectes, naïves et en partie racistes se trouvent surtout dans les albums « Tintin au pays des Soviets », « Tintin au Congo », « Tintin en Amérique ». Ainsi, le jeune reporter part à la chasse aux grands animaux, notamment des éléphants et de leur ivoire. Ce tome est retiré du commerce dans quelques pays, par exemple en Afrique du Sud.


A partir du « Lotus bleu », on remarque un changement dans l'œuvre d’Hergé : pendant la préparation de l’histoire qui se déroule en Asie, il fait la rencontre de Zhan Chongren, un jeune Chinois et étudiant d'art qui l'introduit dans la culture chinoise. Dans « Le Lotus bleu », Hergé illustre de manière très nuancée ses lieux d'action et les différentes cultures. En signe de reconnaissance, Hergé a d'ailleurs introduit le personnage du jeune Chinois « Tchang » qui est devenu l'ami de Tintin.


L'utilisation d'événements historiques


Des événements réels ont souvent servi de trame pour les histoires d'Hergé. Plusieurs événements historiques se sont glissés dans « Le Lotus bleu ». Mitsuhirato, l'adversaire de Tintin, fait exploser la ligne de chemin de fer entre Shanghai et Nanking avec l’aide de quelques complices. En conséquence, les soldats japonais envahissent la Chine et occupent Shanghai. C'est une allusion à l'incident de Mukden du 18 septembre 1931. La suite de cet incident fut l'invasion japonaise de la Mandchourie; le Japon quitta la Société des Nations le 27 mars 1933. Ce fut le début de l'expansion militaire japonaise.


« Le Lotus bleu » est caractérisé par une position anti-impérialiste qui fut fortement critiquée lors de sa publication en 1934. A savoir que l'opinion prédominante était différente en Europe de l'Ouest à l’époque. Le Japon a également protesté contre cet album, alors que la Chine avait officiellement invité Hergé.


Tintin à l'école


Les aventures de Tintin peuvent également servir pour les cours à l’école. Outre le plaisir de les lire, les albums sont intéressants à étudier sur un plan historique et pour le contenu. « Le Lotus bleu » se prête particulièrement très bien à cela. On peut y trouver de nombreuses idées pour l'école.


La maison d'édition Cornelsen a par exemple développé une fiche de travail sur Tintin à l'occasion du centième anniversaire d’Hergé. Celle-ci permet une lecture de textes authentiques souvent difficiles (articles de journaux,...) en ajoutant des explications de vocabulaire et un exercice de compréhension globale du texte. Cette première fiche de travail pourrait servir d’introduction pour la lecture des aventures de Tintin.