Stars made in Banlieue

Stars made in Banlieue


Von: Romy Straßenburg

De: Romy Strassenburg

Das Wort Banlieue genügt, um bei den meisten Franzosen und mittlerweile auch bei vielen Deutschen Unbehagen auszulösen. Seit mehr als 2 Jahrzehnten gehen immer wieder Bilder von Unruhen durch die Medien und sorgen dafür, dass die Vorstadtjugend mit Gewalt, Kriminalität und Drogen in Verbindung gebracht wird. Neben dem Problem der Arbeitslosigkeit, die in manchen Gebieten an die 40 % beträgt, sprechen Experten häufig von Deprivation und meinen damit den Ausschluss aus gesellschaftlichen Bereichen. Dazu gehört auch die Kultur, die immer mehr zum Privileg der Besserverdienenden wird. Doch jenseits der bürgerlichen Theater, Kinos und Museen hat sich eine eigene Vorstadt-Kulturszene entwickelt.

Comme les Allemands, les Français sont très attentifs à tout ce qui touche aux questions des banlieues. Depuis deux décennies on assiste à des émeutes très médiatisées, ce qui a amené beaucoup de gens à associer banlieues avec criminalité, violence et drogues. Au-delà des problèmes causés par le chômage (qui atteint un taux de près de 40 % dans certaines cités), les experts parlent de « déprivation » pour décrire l’exclusion de certains domaines sociaux. La culture en fait partie – elle devient de plus en plus le privilège des plus riches. En marge des villes, il s’est formé une scène culturelle qui s’oppose aux théâtres, cinémas et musées traditionnels.

Jugendliche auf der Suche nach ihrer Identität erfinden künstlerische Ausrucksformen, von eigenen Sportarten bis zu Musik und ihrer charakteristischen Sprache, dem verlan, bei dem die Wortsilben auf verschiedenste Art verdreht werden und für Außenstehende kaum mehr verständlich sind. Dabei zeigen sie Kreativität und Motivationsfähigkeit. Manche haben es zu kommerziellem Erfolg gebracht und sehen sich als Repräsentanten einer vergessenen Generation. Bereits in den 90er Jahren sprach man vom roman- oder film-beur und gemeint waren Bücher und Filme, in denen von maghrebinischen Einwanderern erzählt wurde.

Der Schriftsteller Azouz Begag galt als ein typischer Vertreter der Bewegung mit seinem Roman „Le Gone du Chaâba“. Bekanntester Leinwand-Erfolg bleibt bis heute der Kultstreifen „La haine“ (Hass) von Mathieu Kassovitz.

Noch immer gilt die Hip-Hop- Kultur als charakteristisch für die Vorstadt-Jugend. Sie gilt als Konglomerat verschiedener künstlerischer Ausdrucksformen wie Breakdance, Graffiti und Rap. Musiker wie MC Solar oder Suprême NTM brachten es schon vor Jahren zu kommerziellen Erfolg. Die Gruppe Saian Super Crew wurde mit ihrer Mischung aus Human-Beatbox-Klängen und multikulturellen Einflüssen international bekannt. Aus Marseille kamen Psy4 de la Rime  und 2007 räumte die französisch-zyprische Sängerin Diams mit ihrem Album „Dans ma bulle“ zahlreiche Musikpreise ab.

Gemeinsam ist den Vorstadt-Rappern ihre Kritik an der Indifferenz der Gesellschaft gegenüber den Problemen der jungen Einwanderergeneration, die im Alltag ein ganz anderes Frankreich erlebt. So singt Diams in dem Song „Ma France à moi“ über ihr ganz eigenes Frankreich, das den Jugendlichen Flügel gegeben hat, doch den Himmel versperrt, das Angst hat vor den Faulpelzen aus der Vorstadt. Auch in Deutschland spielen manche mit dem Klischee ihrer Vergangenheit im Problemvierteln, so  wie der Rapper Sido aus Berlin, der jedoch wegen seiner frauenfeindlichen und angeblich rassistischen Texte in der öffentlichen Kritik steht.

Neben der Musik gehört auch Sport zu einem wichtigen Bestandteil der Vorstadtkultur. In den 90er Jahren war außer Fußball besonders das Skaten, Rollerbladen und Breakdance angesagt, doch mittlerweile wurden neue sportliche Trends entdeckt. So wie der nicht ungefährliche „Parkour“ – eine Art, sich kletternd und springend zwischen den Betonblocken zu bewegen, wobei häufig unterstellt wird, die meist männlichen „Traceurs“ imitierten damit die Flucht vor der Polizei. Auf der Internetplattform You-Tube haben Sportler wie die Gruppe Paris 13 bereits jede Menge Fans.

Der Erfolg einiger ehemaliger Vorstadt-Künstler birgt jedoch offensichtlich auch Gefahren für die Jugendlichen, die sich zu stark mit ihren Idolen identifizieren. Nicht selten träumen sie davon, durch Rappen, Fußball oder Skaten der Vorstadt zu entkommen. Nach dem Motto „Banlieue verkauft sich“ glauben sie an das Interesse der Medien für ihre Herkunft und ihr Talent. Doch die wenigsten schaffen es tatsächlich von der Straße auf die Bühne.

Deshalb haben Stars aus den Vorstädten die Verantwortung, den jungen Leuten als wichtigstes Mittel für den beruflichen Erfolg die Schulbildung ans Herz zu legen, denn auch wenn das Leben als Popstar oder erfolgreicher Sportler vielversprechend scheint, so ist doch ein guter Schul- und Universitätsabschluss eine wahrscheinlichere Eintrittskarte in die Mitte der Gesellschaft.

 

Les jeunes des cités, à la recherche de leur identité, créent leurs propres formes d’expressions artistiques comme le sport et la musique ou bien leur propre langue, le verlan, qui consiste à inverser les syllabes des mots pour inventer de nouveaux termes qui ne sont pas compréhensibles pour les autres. Les jeunes font preuve d’une créativité et d´une motivation surprenantes. Certains ont même réussi à être reconnus en dehors des banlieues et sont devenus des ambassadeurs d’une génération oubliée. Dans les années 90, on parlait déjà des films ou des romans « beurs » en référence aux livres et aux films qui racontaient des histoires sur les immigrants du Maghreb. L’écrivain Azouz Begag représentait ce genre de littérature avec son roman « Le Gone du Chaâba ». Le film culte La Haine de Mathieu Kassovitz est ainsi devenu un symbole pour la culture cinématographique des banlieues.

Coté musique, le hip-hop est toujours emblématique pour les cités. C'est un mélange entre diverses formes d’expressions artistiques comme le breakdance, le graffiti et le rap. Les rappeurs I am,  Suprême NTM et MC Solar ont déjà connu un grand succès commercial, tout comme le groupe Saian Super Crew, mélange entre human-beatbox et influences internationales. Autres groupes en vogue : les Psy4 de la Rime, d’origine marseillaise ainsi que Diams, une chanteuse franco-chypriote qui a remporté de nombreux prix avec son album « Dans ma bulle ». Tous parlent de l’indifférence de la société face aux jeunes immigrants qui se voient au quotidien confrontés à une autre France. Dans la chanson « Ma France à moi » Diams explique : « Elle (la France n.d.r,) nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P. » ou bien la France où « certains craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle un cancre ».

En Allemagne aussi, des groupes jouent sur le cliché de leur adolescence en banlieue, comme le fait le rapper Sido d’origine berlinoise, beaucoup critiqué pour ses textes qui peuvent être interprétés comme racistes et misogynes.

Outre la musique, le sport fait aussi partie intégrante de la culture banlieusarde. Le foot, le skate-board, le patinage à roulette et le breakdance étaient très à la mode dans les années 90. Aujourd’hui on assiste à d’autres sports non moins excitants. Un seul exemple : le « parkour » est une façon de traverser le quartier en sautant et grimpant sur les escaliers, les immeubles. En un mot : partout. Ce sport est assez dangereux et on dit souvent que les jeunes imitent des couses-poursuites avec la police. Sur le site Internet YouTube, les vidéos du groupe Banlieue 13 et de pleins d’autres « traceurs » atteignent des records de fréquentation.  

Le succès des artistes nés en banlieue n’est pas toujours sans danger pour les jeunes qui s’identifient très facilement à ces idoles. Ils rêvent de faire comme eux et de s’en sortir en devenant footballeur, musicien ou écrivain. Comptant sur la devise « la banlieue fait vendre », ils croient que les médias portent un intérêt particulier à leurs racines et à leur talent.  Mais dans les faits, bien peu de jeunes sortent de la rue pour captiver la scène.

Pour cette raison, les artistes des cités ont une grande responsabilité  : expliquer aux adolescents qu’il faut passer par l’école pour arriver à gagner sa vie. Devenir une star connue est un rêve qui attire certes beaucoup, mais il n´y a malheureusement aucune garantie de réussite artistique. Le billet d’entrée dans la société, c’est encore et toujours l’école et les  études - avant tout.