Europa: Wieviel Macht für die Regionen ?

Europe : quels pouvoirs pour les régions ?


Von: Donatien Huet

De: Donatien Huet

Für die Franzosen stehen wieder Regionalwahlen an. In anderen europäischen Staaten sind Größe und Gewicht der Regionen unterschiedlich, aber sie haben in der Regel mehr Macht als in Frankreich. Das ist vor allem in den vier wichtigsten Staaten der Fall.

Chez les Français, l'heure est aux élections régionales. En Europe, la taille et le poids des régions varient beaucoup d'un pays à l'autre, mais celles-ci ont globalement plus de pouvoirs qu'en France. C'est le cas dans les quatre États les plus importants.

Frankreich. Ein politisch und finanzieller Zwerg: Im Jahre 1982 geschaffen, ist die junge französische Region im Zeichen des staatlicher Zentralismus. Der Zuständigkeitsbereich der alle sechs Jahre neu gewählten Regionalräte ist auf die wirtschaftliche Entwicklung, die berufliche Ausbildung, die Transporte, die Gymnasien und die Kultur begrenzt. Zusammen geben die zweiundzwanzig Regionen 30 Milliarden Euro aus: Nur ein Tropfen auf den heißen Stein der 1.200 Milliarden öffentlicher Ausgaben. Da ist es also schwer, als eine Gegenmacht zum Staat zu fungieren. Da sie nicht sonderlich einflussreich sind, werden die Regionen auch nur von zweitrangigen Politikern repräsentiert. Einzige Ausnahme: Ségolène Royal. Die Stars ziehen die sichtbareren Städten vor.

Deutschland. Föderalismus „par excellence“. Die dreizehn Länder und drei Stadtstaaten sind mehr als einfache Regionen, sondern echte kleine Staaten. Sie sind im Bundesrat vertreten, haben ihre eigene Regierung und ihr direktgewähltes Parlament. Dauer des Mandats: Vier oder fünf Jahre. Die Bundesländer sind in Sachen Erziehung, Gesundheit, Kultur und Polizei weitgehend selbständig und verfügen über eine große Verwaltungsfreiheit. Der Staat und das Bundesland teilen sich zwar den Steuereinnahmen, die Bundesregierung hat aber das letzte Wort zum Thema Steuern. Die von der Verfassung vorgeschriebenen Übertragungen, um regionale Unterschiede einzudämmen, beschränken die steuerliche Unabhängigkeit der Bundesländer zu einem beträchtlichen Maß. Die Wiedervereinigung hat dieses Phänomen weiterhin verstärkt, nicht ohne Zähneknirschen in den reichen Regionen. Die Wahlen in den Bundesländern sind oft ausschlagend für die Zusammennspiele von Bündnissen auf der Bundesebene.

Großbritannien. Das britische System ist sehr heterogen: Dezentralisierung in Schottland (mit legislativen und steuerlichen Gewalt), in Wales (beschränkter) und in Nordirland. Alle haben ihre eigene Parlamente und Regierungen mit einem Ersten Minister als Vorsitzenden. England ist in Grafschaften und weiterhin Distrikte unterteilt. Die acht Regionen und Greater London werden von einem Mischsystem verwaltet. Die Entwicklungsagenturen hängen von der zentralen Macht ab, während die regionalen Kammern von den Gebietskörperschaften ernannt werden. Beide handeln weitgehend autonom, der Gesetzgeber bestimmt allerdings über seine Kompetenzen in seiner Gewalt. Zentralistisch unter Margaret Thatcher, offen für Autonomie der Regionen seit Tony Blair.

Italien. Der Staat ist auf dem Wege zum Bundessystem. Die historische Kleinstaaterei der Halbinsel verleiht an die zwanzig Regionen (davon fünf mit einem Einzelstatut) eine starke kulturelle und politische Identität. Die Regionalräte werden für fünf Jahre zur Direktwahl gewählt. Die Gesundheitsausgaben, Vorrecht der Regionen, stellen 80 % ihres Haushalts dar. Italien behält sich eine Steuerumverteilung vor.

Spanien. Eine Autonomie, die sich den jeweiligen Umständen anpasst. Unter dem Druck der nationalistischen Parteien ist das Königreich sehr weit in der Regionalisierung gegangen. Vor allem in Katalonien, Baskenland und Galizien. Die siebzehn „autonomen Gemeinschaften“ verfügen über einer direktgewählten gesetzgebenden Versammlung und übernehmen in zahlreichen Bereiche (Raumordnung, Gesundheit, Landwirtschaft...) ausschließliche Kompetenzen. Das Baskenland erfreut sich außerdem an einer weitreichenden steuerlichen Autonomie.

France. Un nain politique doublé d'un nain financier. Créée en 1982, la jeune région française est symptomatique du centralisme de l'Hexagone. Les compétences des conseils régionaux (renouvelés tous les six ans) se limitent au développement économique, à la formation professionnelle, aux transports, aux lycées ou à la culture. Ensemble, les vingt-deux régions dépensent 30 milliards d'euros : une goutte d'eau dans l'océan des 1 200 milliards de dépenses publiques... Difficile donc d'exercer un contre-pouvoir vis-à-vis de l'État. Et comme elles ne sont pas des sphères d'influence, les régions ne sont pilotées que par des seconds couteaux politiques. Seule exception : Ségolène Royal. Les ténors préfèrent les villes, plus visibles.

Allemagne. Le modèle fédéral par excellence. A la différence des régions, les Länder (seize dont trois villes-État) sont d'authentiques petits États. Représentés au Bundesrat, ils disposent d'un gouvernement et d'un parlement élu au suffrage universel. Durée du mandat : quatre ou cinq ans. Les Länder sont largement autonomes en matière d'éducation, de santé, de culture, de police et disposent d'une grande liberté de gestion. Fiscalement, État et Land partagent les recettes, mais c'est Berlin qui garde la main. Les transferts imposés par la Constitution pour atténuer les écarts régionaux limitent considérablement l'autonomie fiscale des Länder. La réunification a d'ailleurs accentué ce phénomène, non sans grincements de dents dans les régions riches. Les élections dans les Länder servent souvent de laboratoire pour les jeux d'alliance au niveau fédéral.

Grande-Bretagne. Le cadre britannique est très hétérogène : dévolution en Écosse (avec pouvoirs législatifs et fiscaux), au pays de Galles (plus limitée) et en Irlande du Nord, avec des assemblées élues et un premier ministre ; divisions en comtés et districts en Angleterre. Les huit régions anglaises et le Grand Londres sont administrés par un système mixte : les agences de développement dépendent du pouvoir central, tandis que les chambres régionales sont nommées par les collectivités locales. Toutes deux ont d'importants pouvoirs de gestion, mais leurs compétences restent à la merci du législateur. Centraliste sous Margaret Thatcher, ouvert aux autonomies depuis Tony Blair.

Italie. Un pays en voie de fédéralisation. Le morcellement historique de la péninsule confère aux vingt régions (dont cinq à statut spécial) une forte identité culturelle et politique. Les conseils régionaux sont élus pour cinq ans au suffrage universel. Les dépenses de santé, prérogative des régions, représentent 80 % de leur budget. Fiscalement, l'Italie garde un système de redistribution.

Espagne. L'autonomie à géométrie variable. Le royaume, sous la pression des partis nationalistes, est allé très loin dans la régionalisation, notamment en Catalogne, au Pays Basque et en Galice. Les dix-sept « communautés autonomes » disposent d'une assemblée législative, élue au suffrage universel, et assument des compétences exclusives dans de nombreux domaines, de l'aménagement du territoire à la santé et à l'agriculture. Le Pays Basque jouit en outre d'une autonomie fiscale très étendue.

 

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