Zeitgenössische Visionen eines vorbildlichen Deutschlands und überholten Frankreichs

Im Januar veröffentlichte das französische Meinungsforschungsinstitut IFOP (Institut Français d’Opinion Publique) eine Studie, welche die Deutsche Botschaft in Paris über das „Deutschlandbild in Frankreich“ in Auftrag gegeben hatte. Die zunehmende Bedeutung politischer und wirtschaftlicher Fragen in Zeiten der Finanzkrise wird in dieser Umfrage besonders deutlich. Es mehren sich Assoziationen, die Deutschland (nicht immer gerechtfertigt) als wirtschaftlich-politisches Vorbild einem „veralteten“ Frankreich gegenüberstellen. 

Visions contemporaines d’une Allemagne modèle et d’une France caduque

En janvier, l’Ambassade allemande à Paris a commandé une étude sur « l’image de l’Allemagne en France » qui fut réalisée par l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique). L’importance croissante des questions politiques et économiques en période de crise financière est mise en exergue dans cette enquête. Les aspects qui ont fait germer l’idée actuelle d’une Allemagne modèle et d’une France dépassée font surface, mais ne sont pas toujours justifiés.

 

Befragt man 1005 Franzosen, spontan Assoziationen zu nennen, die sie mit Deutschland verbinden, so „häufen sich vor allem [jene], die Deutschland als ernst, aber auch diszipliniert, fleißig und einflussreich beschreiben“, analysiert das IFOP. Zwischen Ernst und Disziplin findet man Angela Merkel, mit 20% auf Patz zwei der spontan gegebenen Antworten. Doch es scheint nur logisch, dass die befragten Franzosen in ihr ein Symbol für diese Werte sehen, da sie seit ihrer Wahl zur Kanzlerin 2005 aufgrund ihrer privilegierten Beziehung zu Nicolas Sarkozy in den französischen Medien sehr präsent ist. Den Kern der Studie bilden Fragen, die auf einen Vergleich beider Länder bezüglich ihrer wirtschaftlichen, politischen und sozialen Lage abzielten. Veröffentlicht wurde die Umfrage einige Wochen vor einem Fernsehauftritt des ehemaligen Präsidenten, bei dem er das deutsche Modell pries. So erschien die Befragung wie ein Vorbote der präsidentiellen Wahlkampagne, die Deutschland einen Vorbild-Status zuschrieb.

„Was ist bloß mit Frankreich los?“

Abgesehen von der wirtschaftlichen Bilanz zeigt die Studie, dass das Dritte Reich und der Zweite Weltkrieg immer weniger blind mit dem deutschen Volk assoziiert werden. Der Fall der Berliner Mauer und die Wiedervereinigung werden nun als Ereignisse definiert, die das heutige Deutschland symbolisieren. Obgleich jedoch die gestellte Frage „Welches Ereignis symbolisiert Deutschland?“ lautete, nannte eine nicht unbedeutende Anzahl der befragten Personen noch einmal wirtschaftliche Dynamiken und politische Führung. Dies beweist erneut, wie ausschlaggebend diese aktuellen Themen für den französischen Kollektivgeist zu sein scheinen.

Die Dokumentation Was ist bloß in Frankreich los? von Tom Theunissen, die im April auf WDR Weltweit ausgestrahlt wurde, wirft einen vergleichenden und auch kritischen Blick auf die Vorurteile zwischen den beiden Ländern. So wird beispielsweise das Klischee des streikenden und „revolutionären“ Franzosen kontextualisiert. „Die Wahrheit ist, dass die Franzosen unheimlich schwach gewerkschaftlich organisiert sind. […] Eine wirkliche Macht in den Betrieben haben sie nicht“, bemerkt der deutsche Journalist Michael Strempel. „Aus diesem Grund sind sie darauf angewiesen, bei solchen Veranstaltungen [Demonstrationen] viel Aufmerksamkeit zu erregen.“ Obwohl diese Analyse stimmt, erinnert die Dokumentation nicht daran, dass der durch die französischen Gewerkschaften so oft verteidigte Mindestlohn noch weit davon entfernt ist, auch in allen deutschen Betrieben eingeführt zu werden. 

Erneuerbare Energien gegen Kernkrafttradition

Die IFOP-Studie zeigt, dass 88% der Personen, die mit der Idee eines ökologischen Europas sympathisieren, eine positive Meinung von Deutschland haben. Das ist fast ein genauso großer Prozentanteil wie jener der deutschlandfreundlichen UMP-Sympathisanten, wohl aber aus anderen Beweggründen. In den letzten Jahren hat sich Deutschland in der Entwicklung erneuerbarer Energien sehr gesteigert und betrachtet Frankreich manchmal als „atomkraftbesessen“. Tom Theunissen veranschaulicht in seiner Dokumentation folgendes Paradox. Ein Vivarium im Südosten Frankreichs, welches seine Besucher über den Lebensraumschutz von Reptilien informiert, benutzt gleichzeitig Strom von einem Atomkraftwerk, um seinen Wildpark zu heizen. In Frankreich ist die Wahl der Atomkraft teilweise jedoch durch eine starke Verknüpfung zwischen Industrie und ihrem Umfeld gerechtfertigt. Neben der produzierten Energie schafft das Kraftwerk auch Arbeitsplätze und ist somit Kapital für die Einwohner der Region.  

Lorsque l’on demande à 1005 Français d’énoncer sans réfléchir les idées qu’ils associent à l’Allemagne, « l’image spontanée de l’Allemagne s’avère  massivement articulée autour de son caractère sérieux mais également discipliné, travailleur et puissant », analyse l’IFOP. Et entre le sérieux et la discipline, on trouve Angela Merkel, en deuxième position de ce classement d’idées avec une apparition dans 20% des réponses exprimées ouvertement par les participants. Chancelière depuis 2005 et très présente dans les médias français suite aux relations privilégiées entretenues avec Nicolas Sarkozy, elle représente donc logiquement un symbole de ces valeurs pour les Français interrogés. Au cœur de cette étude, l’IFOP demandait aux Français sondés de comparer les deux pays selon leur situation économique, sociale et politique. Publiée quelques semaines avant l’intervention télévisée de l’ancien président, prônant la gestion allemande, l’enquête fut comme un signe avant-coureur du statut de modèle attribué à l’Allemagne pendant la campagne présidentielle.

« Qu’est-ce qui ne va pas en France ? »
Bilan économique mis à part le temps d’une question, l’étude démontre que le Troisième Reich et la Seconde Guerre Mondiale sont de moins en moins aveuglément associés au peuple allemand. La chute du mur de Berlin et la réunification sont devenus désormais les événements symbolisant le plus l’Allemagne d’aujourd’hui. Cependant bien que la question posée porte clairement sur un « événement », un nombre non négligeable de personnes interrogées mentionnent encore une fois le dynamisme économique et la gestion politique, preuve de la place prépondérante de ces thèmes d’actualité dans la psyché collective.

Le documentaire de Tom Theunissen, Was ist bloß mit Frankreich los? (« Qu’est-ce qui ne vas pas en France ? »), diffusé en Avril sur WDR Weltweit, porte un regard comparatif et critique sur les idées reçues qui existent entre les deux nations. Le stéréotype du Français en grève et « révolutionnaire » est, par exemple, remis dans son contexte. « En vérité, la France possède des syndicats faibles et qui manquent d’organisation. […] Ils n’ont pas de pouvoir réel dans l’entreprise », remarque Michael Strempel, journaliste allemand. « Pour cette raison, ils sont dépendants des manifestations afin de capter l’attention. » Bien que cette analyse soit juste, le documentaire oublie tout de même de rappeler que le salaire minimum, maintes fois défendu par les syndicats français, est encore loin d’être mis en place dans toutes les entreprises allemandes.

Energies renouvelables contre tradition du nucléaire
L’étude de l’IFOP démontre que 88% des personnes d’accord avec les idées d’Europe Ecologie ont une vision positive de l’Allemagne, presque autant que les sympathisants UMP (93%) mais évidemment pour des raisons qui diffèrent. Forte du développement accru de ses énergies renouvelables ces dernières années, l’Allemagne perçoit quelquefois la France comme une obsédée du nucléaire. Tom Theunissen montre le paradoxe d’un vivarium dans le Sud-Est de la France qui éduque ses visiteurs à la protection de l’environnement des reptiles, mais qui utilise le rendement électrique d’une centrale nucléaire pour chauffer son parc animalier. En France, le choix du nucléaire est aussi parfois justifié par un lien fort entre l’industrie et son bassin : outre l’énergie produite, les emplois générés par la centrale sont capitaux pour les habitants des alentours.

Lors de la comparaison imposée aux participants de l’enquête, l’Allemagne apparaît comme le pays du « travail », de « l’influence internationale » et de la « modernité ». Par contre, les Français confèrent à leur pays une meilleure qualité de vie, plus de solidarité et un patrimoine culturel et historique plus riche. Il faut cependant signaler que seulement 40% des interrogés ont franchi le Rhin plus d’une fois et que seulement 3% parlent allemand couramment. Donner son opinion sur des aspects de la vie quotidienne ou culturelle requiert sans conteste une certaine expérience du pays en question. Il est donc plus facile pour l’inexpérimenté de ressortir des clichés hâtifs que de s’abstenir. Il est moins aisé de dépasser les discours qui comparent les deux pays dans l’absolu et de se faire une idée relative et nuancée.