Charles de Gaulle sprach – deutsche und französische Jugendliche feiern

Die deutsch-französische Freundschaft hat Geburtstag. Zum 50-jährigen Jubiläum der Rede des damaligen französischen Staatspräsidenten Charles de Gaulle treffen sich im September 100 deutsche und französische Jugendliche in Ludwigsburg – sie erinnern sich nicht nur an die Vergangenheit, sie schauen auch in die Zukunft.  

Charles de Gaulle a tenu un discours devant la jeunesse française, les jeunes français et allemands le commémorent

L’amitié franco-allemande célèbre son anniversaire. Pour les 50 ans du discours de Charles de Gaulle, qui était alors Président de la République française, 100 jeunes Allemands et Français vont se retrouver à Ludwigsburg – pour se souvenir du passé, et regarder vers l’avenir.

Charles de Gaulle spricht am 9. September 1962 in Ludwigsburg zur deutschen Jugend.

Charles de Gaulle fait un discours devant la jeunesse allemande le 9 septembre 1962 à Ludwigsburg.

Viele sind gekommen, um seiner Rede im Schlosshof zuzuhören.

Une foule de personnes s’est rassemblée à la cour du château pour écouter son discours.

Die 24-jährige Garunya Karunaharamoorthy kennt die Aufnahmen aus dem Internet. Ein Jubelsturm bricht aus,  als Charles des Gaulle im Innenhof des Schlosses von Ludwigsburg den Jugendlichen auf Deutsch zuruft: „Sie alle beglückwünsche ich! Ich beglückwünsche Sie zunächst jung zu sein.“ Und weiter: „Ich beglückwünsche Sie ferner, junge Deutsche zu sein, das heißt, das heißt, Kinder eines großen Volkes.“

So beginnt der französische Staatspräsident am 9. September 1962 in Ludwigsburg seine Rede an die deutsche Jugend. Der deutsche Kanzler Konrad Adenauer hatte ihn zu einem sechstägigen Staatsbesuch eingeladen. Eine starke Geste zweier Länder, dessen Soldaten sich zuvor in zwei blutigen Weltkriegen in den Schützengräben gegenüberlagen. Gleichzeitig markiert der Besuch de Gaulles den Anfang einer wachsenden deutsch-französischen Freundschaft. Sie wird wenige Monate später, im Januar 1963, mit dem deutsch-französischen Élysée-Vertrag greifbar. 

Garunya Karunaharamoorthy, 24 ans, connait les enregistrements grâce à internet. Un tonnerre d’applaudissement retentit dans la cours du Château de Ludwigsburg, alors que Charles De Gaulle s’adresse en allemand aux jeunes : « Quant à vous, je vous félicite ! Je vous félicite, d'abord, d'être jeunes. »Puis il lance : « Je vous félicite, ensuite, d'être de jeunes Allemands, c'est-à-dire les enfants d'un grand peuple. »

C’est ainsi que le Chef de l’État français a commencé son discours à la jeunesse allemande, le 9 septembre 1962 à Ludwigsburg. Le Chancelier allemand Konrad Adenauer l’avait invité pour six jours de réception officielle. C’est d’abord un symbole fort pour les deux pays, dont les soldats se sont affrontés dans les tranchées, et se sont livrés à deux Guerres mondiales sanglantes.
La visite de De Gaulle signe en même temps le prélude d’une amitié franco-allemande naissante. Elle est officialisée quelques mois plus tard avec la signature du Traité de l’Élysée, en janvier 1963, entre la France et l’Allemagne.

Für die junge Berlinerin Garunya ist diese Freundschaft nicht nur eine Floskel aus dem Geschichtsbuch. Für sie ist sie lebendig und fassbar. Sie hat viele französische Freunde, drei Jahre lang hat sie Frankreichwissenschaften an der Universität studiert. Ab Herbst wohnt sie in Paris und wird dort einen Master in Europawissenschaften machen. Und diesen September wird sie zusammen mit den anderen deutschen und französischen Jugendlichen im Ludwigsburger Schlosshof stehen und zwei anderen Regierungschefs zujubeln. Die deutsche Kanzlerin Angela Merkel und der französische Staatspräsident François Hollande werden am 22. September erwartet. 

Die Geburtstagsfeier soll nicht nur eine Erinnerungsveranstaltung an den Sympathiefeldzug des damaligen französischen Staatspräsidenten sein. Es soll auch in die Zukunft geschaut werden. Dafür haben sich Garunya und zirka 20 deutsche und französische Jugendliche Anfang Juli in Paris getroffen. Das Deutsch-Französische Jugendwerk hatte Studenten und Doktoranden aus den beiden Ländern eingeladen, um über die Zukunft der deutsch-französischen Beziehungen in Europa zu diskutieren. „Ich wollte mit den tollen Leuten, die ich während eines deutsch-französischen Seminars in Malbrouck und Metz kennengelernt habe, in Kontakt bleiben und weiter mit ihnen arbeiten“, sagt sie. Garunya hat sich dafür entschieden, die Rolle von Europa in Deutschland und Frankreich zu untersuchen. Ihre Gruppe hat einen Fragebogen erarbeitet, der herausfinden soll, welches Europa sich die Franzosen und Deutschen vorstellen. Eine andere Projektgruppe beschäftigt sich mit dem komplizierten Thema einer Strategie für eine gemeinsame europäische Wirtschafts- und Finanzpolitik. Eine dritte Gruppe untersucht die Unterschiede in der Wirtschafts- und Familienpolitik der beiden Länder.  

Doch nicht nur die Studentengruppe arbeitet an neuen Ideen. Auf der Internet-Plattform „Europa nur mit uns“, organisiert vom Deutsch-Französischen Institut und der Stadt Ludwigsburg, tauschen sich Schüler, Lehrer und Experten aus verschiedenen europäischen Ländern untereinander aus. So komplexe Themen wie die Schuldenkrise, die angebliche Politikverdrossenheit der Jugend, oder der demographische Wandel werden diskutiert. Dahinter steht die Leitfrage, wie sich Europa organisieren soll, damit die europäische Zusammenarbeit möglichst demokratisch und so effizient wie möglich sein kann. Einige Schüler des Gymnasium bei St. Michael in Schwäbisch Hall haben zum Beispiel einen Film zum Thema Einwanderung in Deutschland gedreht. 

Die Ergebnisse der Gruppenarbeit von Garunya und den anderen Teilnehmern werden deutschen und französischen Politikern in Ludwigsburg vorgestellt. Am Freitag vor der großen Gedenkfeier wird dazu ein Diskussionsforum organisiert. Besonders freut sich die junge Deutsche jedoch darauf, ‚Gleichgesinnte‘ in Ludwigsburg zu treffen: „Es ist etwas komplett anderes, über die 'achso-tollen' deutsch-französischen Beziehungen zu lesen, zu recherchieren, Prüfungen darüber abzulegen und sie dann mal live bei so einem Event mitzuerleben und aktiv mitgestalten zu können.“ François Hollande und Angela Merkel hat sie noch nie live gesehen. Die Abschlussworte von Charles de Gaulle wird sie wohl während der Geburtstagsfeier in Ludwigsburg immer im Hinterkopf haben: „Die Zukunft, die Zukunft unserer beiden Völker, der Grundstein auf welchem die Einheit Europas gebaut kann und muss, die höchste Trumpf für die freie Welt, bleiben die gegenseitige Achtung, das Vertrauen und die Freundschaft zwischen dem französischen und dem deutschen Volk.“

Hanna Gieffers, 06.08.2012

Pour la jeune berlinoise Garunya, cette amitié n’est pas qu’une formule de livre d’histoire. Pour elle, cette amitié est vivante et palpable.
Elle a beaucoup d’amis français : elle a étudié la culture française pendant trois ans à l’Université. Cet automne, elle va vivre à Paris pour y suivre un Master d’études européennes.
Et ce mois de septembre, elle sera présente, avec d’autres jeunes Allemands et Français, dans la cour du Château de Ludwigsburg pour applaudir deux autres chefs d’État. La Chancelière allemande Angela Merkel et le Président français François Hollande sont attendus pour le 22 septembre.

Cette cérémonie d’anniversaire ne sera pas seulement à la mémoire de cette campagne de sympathie, menée par le Président français de l’époque. Cet événement souhaite aussi se concentrer sur le futur.
Pour cela, Garunya et une vingtaine d’autres jeunes Français et Allemands se sont rencontrés début juillet, à Paris.
Sur invitation de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, des étudiants et des doctorants des deux pays sont venus y discuter du futur des relations franco-allemandes en Europe. « Je voulais rester en contact avec des personnes supers dont j’ai fait la connaissance à Malbrouck et à Metz et continuer à travailler avec elles, » explique t-elle.
Garunya a choisi de faire des recherches sur le rôle de l’Europe en Allemagne et en France. Son groupe a réalisé un questionnaire qui permettrait aux Français et aux Allemands de déterminer l’Europe qu’ils souhaitent.
Un autre groupe se focalise sur un sujet compliqué : la stratégie d’une politique économique et financière européenne commune. Un troisième groupe fait ses recherches sur la politique économique et familiale dans les deux pays.

Les groupes d’étudiants ne sont pas les seuls à travailler sur de nouvelles idées de réflexion. Sur la plateforme en ligne « À nous l’Europe », l’Institut franco-allemand et la ville de Ludwigsburg convie des élèves, des enseignants et des experts de différents pays européens à échanger ensemble. Des sujets complexes, comme la crise de la dette, l’apparente lassitude des jeunes vis-à-vis de la politique ou encore les changements démographiques seront également discutés.
C’est la question centrale de l’organisation de l’Europe qui demeure en toile de fond, afin que la coopération européenne et la démocratie soient aussi efficaces que possible.
Par exemple, quelques élèves du lycée St. Michael, du Schwäbisch Hall ont tourné ensemble un film sur la question de l’émigration en Allemagne.

Les résultats du travail de groupe de Garunya et des autres participants vont être soumis à des politiques français et allemands à Ludwigsburg.
Un forum de discussion est prévu pour le vendredi qui précèdera la grande cérémonie.
La jeune allemande est particulièrement enthousiaste à l’idée de retrouver des étudiants de la même fibre franco-allemande à Ludwigsburg : « ce n’est pas pareil de faire des lectures, des recherches, ou de passer des examens au sujet de ces « fameuses » relations franco-allemandes ; que de les vivre vraiment au cours d’un événement majeur, tout en participant activement à sa réalisation. » Elle n’a encore jamais vu François Hollande ou Angela Merkel en personne. Les mots de conclusion du discours de Charles de Gaulle lui resteront probablement dans un coin de la tête au cours de cet anniversaire à Ludwigsburg : « L'avenir de nos deux pays, la base sur laquelle peut et doit se construire l'union de l'Europe, le plus solide atout de la liberté du monde, c'est l'estime, la confiance, l'amitié mutuelles du peuple français et du peuple allemand. »

Hanna Gieffers, 06.08.2012

Links

Rede von Charles de Gaulle
http://www.mediaculture-online.de/fileadmin/bibliothek/degaulle_jugend/de_gaulle_jugend.pdf

Forum „Europa nur mit uns“ 
http://www.europa-nur-mit-uns.eu/

Video zum Thema Integration in Deutschland des Gymnasium bei St. Michael in Schwäbisch Hall                                                                     http://www.youtube.com/watch?v=2-PmRwg5kEo&feature=youtu.be

Fotos : Stadtarchiv Ludwigsburg, Vorlage Ludwigsburger Kreiszeitung

Liens

Discours de De Gaulle
http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-l-allemagne/documents/discours-devant-la-jeunesse-allemande--ludwigsburg--9-septembre-1962.php

Forum « A nous l’Europe »
http://www.a-nous-leurope.eu

Vidéo sur le thème de l’intégration en Allemagne au Gymnasium de St Michael à Schwäbisch Hall :
http://www.youtube.com/watch?v=2-PmRwg5kEo&feature=youtu.be

Photos: Stadtarchiv Ludwigsburg, Vorlage Ludwigsburger Kreiszeitung