“Ich möchte ein paar Wochen in Frankreich verbringen, aber allein macht es nicht so viel Spaß… Und ich bin pleite…“ Sollten dich diese Klagen an jemanden erinnern, dann wisse, dass das 21. Jahrhundert diesem Unglück eine Lösung gebracht hat: Dank Webseiten wie Couchsurfing oder Hospitality-Club öffnen dir nun Tausende von Internetbenutzern ihre Tür und bieten dir eine kleine Sofaecke, um deinen Schlafsack auszurollen.
« J’irais bien passer quelques semaines en Allemagne mais seul(e), c’est pas très marrant … Et puis j’ai pas les moyens…» Si ces lamentations te rappellent quelqu’un(e), sache que le XXIeme siècle a trouvé une solution à tes malheurs : désormais, grâce à des sites Internet comme Couchsurfing ou Hospitality.com, des milliers d’internautes partout dans le monde –a fortiori en France et en Allemagne- t’ouvrent leur porte et t’offrent un petit coin de canapé pour y jeter ton sac de couchage.
Um den Rhein zu überqueren und dabei zu wissen, dass du da drüben von einheimischen Freunden erwartet wirst, musst du nicht deine Schubladen durchsuchen, um Jeannines Adresse wieder zu finden. Ja, Jeannine, deine französische Austauschschülerin, die damals deine Brille „aus Versehen“ kaputt gemacht und deine Panini-Stickersammlung in Brand gesteckt hatte. Nicht mehr als ein einziger Mausklick wird gebraucht, um dich zum Beispiel bei Couchsurfing anzumelden.
Das Prinzip ist einfach: Du stellst dein Foto online (kein Muss, aber trotzdemempfehlenswert), ein paar Zeilen über dein Leben, über dich, deine Person, was du magst, deine Interessen… Du erwähnst auch, ob du bereit bist, Besucher bei dir aufzunehmen: Diese sind die so genannten « Couchsurfers », buchstäblich die „Sofasurfer“, und eine Viertelstunde später wirst du auch zum Mitglied der großen Gemeinschaft der Sofabesetzer.
Dann bleibt dir nur noch die Wahl, einem der 61 625 Deutschen oder der 61 549 auf der Webseite eingetragenen Franzosen eine möglichst persönliche Anfrage, höflich und nett, zu schicken. Darin erklärst du, wann du in ihrer Stadt oder ihrem Dorf sein wirst, warum du denkst, dass ihr euch gut verstehen werdet, und bitte, könnte ich bei dir einen oder 2-3 Tagen übernachten (oder 4 oder 5 oder…)?
So hat die 18jährige Elisabeth in Berlin bei einem „super netten“ Pärchen drei Wochen verbracht. Geplant war, dass sie nur ein paar Tage bei ihnen bleibt, aber schließlich hat sie sich bei ihnen so wohl gefühlt, dass sie den Entschluss gefasst hat, noch zwei Wochen extra zu bleiben. „Ich war zum ersten Mal allein unterwegs und hatte wenig Lust, in einer Jugendherberge zu schlafen. Ich hätte da Angst gehabt, in Berlin niemanden kennen zu lernen. Und Berlin ist ja eine riesige Stadt. Ohne die Hilfe meiner Couchsurfing-Freunde wäre ich total verloren gewesen.“ Sie hatte das Pärchen unter den mehr als 8 600 Berliner Couchsurfers ausgewählt, ein bisschen aus Zufall und auch „weil sie Katzen, Led Zepplin und Sofia Coppola mochten. Und auch weil sie ein kleines einjähriges Mädchen hatten, das klang für mich beruhigend.“
Das Zusammenleben ist nicht immer so vollkommen, denn es ist nicht unbedingt immer einfach, bei „Leuten“ zu landen, die man nicht kennt, und dann sofort wie ein alter Kumpel auf ihrem Wohnzimmersofa, dem Bett ihres Gästezimmers oder auf einer Luftmatratze an ihrem Bettende zu schlafen.
Dennoch werden auf beiden Seiten selten schlechte Erfahrungen gemacht. Auf jedem Benutzerprofil erscheinen die Kommentare der beherbergten Personen oder derjenigen, bei denen er übernachtet hat. Unangenehme oder wirklich unerwünschte Gäste werden schnell herausgefunden.
Und was für einen Ausgleich bekommt der Gastgeber? Überhaupt nichts. Alles wird kostenlos gemacht. Nichts anderes als Freundschaft, gutes Essen, und Ausgehen kann er erleben. Und stundenlange Gespräche, die, wie man gestehen muss, häufig auf Englisch geführt werden.
Vanessa, 23, wohnt in Lyon. „Ich empfange Couchsurfer vor allem aus Egoismus, denn es freut mich sehr, sie bei mir zu haben! Das bringt mich aus meinem Alltag heraus. Ich lerne Leute aus der ganzen Welt kennen, und außerdem entdecke ich meine Stadt immer wieder neu, indem ich sie ihnen zeige.“
Achte darauf, die Leute, bei denen du gerne schlafen würdest, rechtzeitig zu kontaktieren. Vor allem in Paris und Berlin sind die Internetbenutzer sehr gefragt. Und vergiss nicht, dass, obwohl das Internet die Leute einander näher bringen kann, dich nichts daran hindert, offen zu bleiben für Begegnungen, die du an einer Straßenecke oder auf einer Kaffeeterrasse mit Sicherheit machen wirst. Es könnte ja sein, dass dein zukünftiger bester Freund kein Internet hat.
Pour partir de l’autre côté du Rhin en te sachant attendu et accueilli par d’autochtones amis, pas la peine de faire tes fonds de placard pour retrouver l’adresse de Birgit (/Jeannine) la correspondante allemande (/française) que tu avais reçue au CE1, oui celle qui avait cassé tes lunettes « sans faire exprès » et mis le feu à ta collection d’autocollants Panini. Il suffit d’un simple clic pour t’inscrire par exemple sur Couchsurfing.
Le principe est simple : tu mets ta photo (pas obligatoire, mais recommandé), quelques lignes de présentation sur ta vie, toi, ta personne, ce que tu aimes, tes centres d’intérêts… Tu indiques aussi si tu es prêt à recevoir des visiteurs chez toi, les « couchsurfers », littéralement les « surfeurs de canapé », et un quart d’heure plus tard tu fais toi aussi partie de la grande communauté des squatteurs de sofas.
Il ne te reste alors plus qu’à faire ton choix parmi les quelque 61 625 Allemands ou les 61 549 Français inscrits sur le site, leur envoyer une demande, de préférence personnalisée, polie et sympa, leur expliquant quand tu seras dans leur ville ou leur village, pourquoi tu penses que vous allez bien vous entendre et, s’il te plaît, est-ce que je pourrais dormir chez toi 1 ou 2-3 jours (ou 4, ou 5, ou…)
Elisabeth, 18 ans, a ainsi passé 3 semaines à Berlin chez un couple « super sympa ». Elle ne devait rester chez eux que quelques jours et finalement, elle s’y est trouvée si bien qu’elle a décidé de prolonger de deux semaines supplémentaires. « C’était la première fois que je partais toute seule, je n’avais pas trop envie de me retrouver à dormir en auberge de jeunesse. J’aurais eu peur de ne rencontrer personne. Berlin est une ville immense, j’aurais été perdue sans l’aide de mes copains de Couchsurfing. » Elle les avait choisis parmi les plus 8 600 Couchsurfers berlinois, un peu au hasard et aussi « parce qu’ils aimaient les chats, Ledzepplin et Sofia Coppola. Et parce qu’ils avaient une petite fille d’un an, ça m’a rassurée ».
L’entente n’est pas toujours si parfaite, pas facile de se retrouver comme ça chez « des gens » que l’on ne connaît pas et, comme un vieux pote, du jour au lendemain ronfler sur le canapé de leur salon, le lit de leur chambre d’amis ou sur un matelas gonflable au pied de leur lit.
Pourtant, les mauvaises surprises sont rares, d’un côté comme de l’autre. Sur chaque profil d’utilisateur, apparaissent les commentaires laissés par les personnes déjà hébergées ou chez qui il a séjourné. Les hôtes désagréables ou carrément indésirables sont ainsi vite repérables.
Et en échange que reçoit l’hôte ? Mais rien du tout. Tout se fait gratuitement. Enfin rien que de l’amitié, de bonnes bouffes et des sorties, de longues heures aussi à discuter –souvent, il faut bien le reconnaître, en anglais. Vanessa, 23 ans, habite à Lyon. « Pour moi, recevoir des couchsurfers, c’est très égoïste, ça me fait surtout plaisir à moi ! C’est l’occasion de sortir un peu de mon quotidien. Je rencontre des gens venus des quatre coins de la planète, et en plus en leur faisant visiter ma ville, je redécouvre moi aussi à chaque fois là où j’habite. »
Attention cependant de prévenir à temps les personnes chez qui tu espères dormir. A Paris et à Berlin notamment, les internautes sont très sollicités. Et puis n’oublie pas que si Internet rapproche parfois les gens, rien ne t’empêche de rester ouvert aux rencontres que tu feras forcément au détour d’une rue ou à la terrasse d’un café. Après tout, peut-être ton futur meilleur copain n’a-t-il pas Internet.

