Lisa hat ihr Freiwilliges Soziales Jahr (FSJ) in Paris gemacht.

Lisa a effectué son « année sociale volontaire » (FSJ) à Paris.

Von der Schulbank direkt in den Hörsaal wechseln? Das war damals nichts für Lisa Kesselring aus Mahlberg. Die 20-Jährige nahm sich nach dem Abitur eine Auszeit, um sich darüber klar zu werden, wo es einmal beruflich hingehen sollte. Sie entschied sich für ein Freiwilliges Soziales Jahr (FSJ) in Frankreich: „Schließlich ist das sinnvoll, bringt Pluspunkte im Lebenslauf und man kann so einige Zeit im Ausland verbringen.“

Das FSJ ist ein Freiwilligendienst und ideal für junge Menschen unter 27, die sich persönlich und beruflich orientieren möchten. Der Dienst dauert zwischen 6 und 18 Monaten und kann, je nach Interesse, in ganz unterschiedlichen Bereichen absolviert werden. Ein breites Angebot dieses Freiwilligendienstes findet sich auf den Gebieten Soziales, Politik, Kultur, aber auch Sport, Denkmalpflege (FJD) und Ökologie (FÖJ).
Die Arbeitszeit und Vergütung hängt jeweils stark vom Träger ab. Der sogenannte FSJler wird in dieser Zeit pädagogisch begleitet und nimmt an Seminaren und Fortbildungen teil. Jungen Männern wird der Dienst seit 2002 auch als Zivildienst angerechnet.

Bei der Arbeiterwohlfahrt (AWO) stieß Lisa auf eine Anzeige für ein FSJ in Frankreich. „Meine Freunde lachten sich schlapp, weil sie ja wussten, dass ich im Französisch-Unterricht keine Leuchte war.“, erinnert sich Lisa. „Ich hatte damals einige Zweifel, ob meine Sprachkenntnisse ausreichen würden, wollte es aber trotzdem gern probieren, weil ich denke, dass man eine Fremdsprache leichter auf der Straße als im Klassenzimmer lernt.“ Ermutigt durch die positiven Reaktionen der Familie traf Lisa ihre Entscheidung und fuhr mit gepackten Koffern über kleine Umwege nach Paris, wo ihr eine Stelle im Deutsch-Französischen Jugendwerk (DFJW) angeboten worden war.

„Das DFJW kannte ich vorher gar nicht, was ich im Nachhinein total schlimm finde!“, sagt Lisa. Die Organisation existiert seit 1963 und arbeitet engagiert daran, bei jungen Menschen die Neugier auf Sprache und Kultur des Nachbarlandes zu wecken, interkulturelles Lernen zu fördern und die berufliche Qualifizierung von jungen Franzosen und Deutschen zu unterstützen. „Hätte mir mein Französisch-Lehrer schon früher etwas vom „Brigitte Sauzay“ Programm erzählt, hätte ich auf jeden Fall daran teilgenommen!“, schwärmt Lisa, die während ihrer Tätigkeit beim DFJW einen tiefen Einblick in die vielseitigen Projekte und Initiativen des Jugendwerks erhalten hat.

Von September 2009 bis August 2010 war Lisa im Bereich Kommunikation und Multimedia des Referats „Zukunftswerkstatt“ für die Pflege und Gestaltung der offiziellen Homepage verantwortlich, für die sie eine einführende Schulung erhielt. Daneben kümmerte Lisa sich im Referat „Berufsausbildung und Hochschulaustausch“ um die Projekte „Deutsch-Französischer Freiwilligendienst“, (bei dem sie selbst auch Teilnehmerin war) und „Workcamps“. Durch das Verfassen interner Newsletter festigte sie den Kontakt der Freiwilligen untereinander, besuchte andere Freiwillige in Avignon und Toulouse und half dabei, Seminare zu planen. Sieben Stunden französischer Büroalltag pro Tag taten ihren Französischkenntnissen natürlich sehr gut: „Zwar wurde auch viel Deutsch geredet, aber meine Fortschritte merk’ ich schon.“

Während der 10 Monate lebte Lisa in einer WG in Paris. Die Kosten dafür (sowie das Metroticket und 200€ für Verpflegung) übernahm das DFJW. Mit dem zusätzlichen Taschengeld von der AWO kam Lisa finanziell gut zurecht. Zusammen mit ihren Mitbewohnern unternahm sie an den Wochenenden viele Ausflüge und entdeckte die Sehenswürdigkeiten der Stadt. „Einer meiner liebsten Orte war Montmartre mit der Sacré Coeur, die Seine, die Opéra Garnier und das 8. und 9. Arrondissement. Der Blick auf Paris, wenn man am Gare de Lyon ankommt, ist wirklich fantastisch!“, schwärmt Lisa, die sobald wie möglich wieder nach Paris möchte, um ihre französischen Freunde und ehemaligen Kollegen aus dem DFJW zu besuchen.
Auf lange Sicht wäre Paris allerdings nichts für Lisa. Die Menschenmassen, der ewige Hundekot auf den Gehwegen, der Lärm, der Gestank und die Hektik, das sind die Unannehmlichkeiten der Großstadt, auf die man auch gut verzichten kann. „Wenn man es zum Beispiel eilig hat und die vielen Touristen alle Wege blockieren, dann nervt das total!“

Womit sich Lisa gar nicht anfreunden konnte? „Dass Franzosen immer zu spät kommen! Bei Versammlungen auf der Arbeit war ich immer die Erste!“, lacht Lisa, die nach ihrem Aufenthalt in Paris die meisten gängigen Klischees über Frankreich bestätigt sieht und ihre Erfahrung anderen jungen Menschen unbedingt weiterempfiehlt: „Ich bin viel selbständiger geworden und habe gelernt, offener auf fremde Menschen zuzugehen. Nach dem Abitur hilft es, zum Beispiel durch ein FSJ Abstand zur Schule zu gewinnen, um herauszufinden, was für einen das Richtige ist. Und dass es auf jeden Fall Dinge gibt, die man in der Schule vielleicht nicht mag, die aber in einem anderen Zusammenhang ganz anders aussehen, wie zum Beispiel bei mir und Französisch. Ich finde, man sollte ruhig mal etwas wagen und ausprobieren, selbst wenn es anfangs schwer erscheint. Wer längere Zeit im Ausland lebt, lernt auch immer sehr viel über sich selbst!“

Passer directement de la salle de classe à l’amphi de la fac ? Ce n’était pas envisageable pour Lisa Kesselring de Mahlberg. Âgée de 20 ans, elle a fait une pause après son baccalauréat afin de réfléchir à ce qu’elle voulait faire dans la vie. Elle a choisi d’effectuer une « année sociale volontaire »(Freiwilliges Soziales Jahr ou FSJ en allemand) en France : « Ce bénévolat social a un sens, c’est un plus pour le CV et cela permet de passer un certain temps à l’étranger. »

En effet, l’année sociale volontaire est une option idéale pour les jeunes de moins de 27 ans qui souhaitent, dans un premier temps, trouver leur voie sur les plans personnel et professionnel avant de se décider à poursuivre ou non des études universitaires. Le bénévolat dure entre 6 et 18 mois et peut être effectué, selon les centres d’intérêt, dans différents secteurs. L’offre de places de volontaires est variée : il y en a dans les domaines social, politique et culturel, ainsi que dans le sport, l’entretien des monuments ou l’écologie. La durée de travail et la rémunération dépendent de l’organisation qui propose le bénévolat. Pendant son service, le bénévole bénéficie d’un accompagnement pédagogique et participe à des séminaires et formations. Depuis 2002, la période du bénévolat social peut être prise en compte au titre du service civil que les hommes en Allemagne ont la possibilité de faire au lieu du service militaire obligatoire.

C’est à la « Arbeiterwohlfahrt » (syndicat pour le bien-être de l’ouvrier) que Lisa a trouvé une annonce pour le FSJ en France. « Mes amis se sont beaucoup moqués car ils savaient que je n’étais pas très bonne en français. », Lisa se souvient qu’au début, elle avait « des doutes » : « Je me suis demandée si mes connaissances allaient suffire! J’ai quand même voulu tenter ma chance parce que je pense que c’est plus facile d’apprendre une langue étrangère sur place, au contact de la population locale, que dans une salle de classe. » Encouragée par les réactions positives de sa famille, Lisa a pris sa décision et a fait ses valises pour Paris, où l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) lui avait proposé un poste.

« Avant, je ne connaissais pas l’OFAJ, ce que je trouve vraiment grave ! », dit Lisa. L’organisme existe depuis 1963 et a pour mission d’éveiller la curiosité des jeunes pour la langue et la culture du pays voisin, de promouvoir l’apprentissage interculturel et encourage la qualification professionnelle des jeunes Allemands et Français. « Si mon professeur de français m’en avait parlé plus tôt du programme « Brigitte Sauzay » par exemple, j’aurais sans doute déjà participé à un de leurs projets ! », s’enthousiasme Lisa, qui a pu, grâce à son travail à l’OFAJ, obtenir un aperçu très détaillé des projets et initiatives proposés.

De septembre 2009 à août 2010, Lisa a occupé un poste en communication et multimédia. Elle a été chargée de la section « Innovation » et sa mission était de concevoir et gérer le site internet officiel. Elle a bénéficié pour ce faire d’une formation. En outre, Lisa a été responsable dans la section « Formation professionnelle et échanges universitaires» des projets « volontariat franco-allemand», programme auquel elle a participé, et « workcamps ». Elle a renforcé les contacts entre les volontaires en rédigeant des lettres d’information, elle a rendu visite à d’autres volontaires à Avignon et Toulouse et a contribué à l’organisation de séminaires.Les sept heures quotidiennes passées au bureau ont eu bien sûr une influence positive sur les connaissances en français de Lisa : « Même si on a aussi beaucoup parlé en allemand, je suis consciente d’avoir progressé en français. »

Pendant les 10 mois de son bénévolat, Lisa a vécu dans une colocation à Paris. L’OFAJ a pris en charge les frais liés au volontariat (loyer, carte mensuelle de métro ainsi que 200€ pour les frais de ravitaillement). Avec l’argent supplémentaire qu’elle a reçu du syndicat pour le bien-être de l’ouvrier, Lisa s’en est plutôt bien sortie sur le plan financier. Pendant les week-ends, Lisa a pu profiter de la ville avec ses colocataires et a découvert les attractions touristiques de la ville : « Montmartre avec le Sacré Cœur, la Seine, l’opéra Garnier, les 8e et 9e arrondissements sont mes endroits préférés. Lorsqu’on arrive à la gare de Lyon, la vue sur Paris est magnifique ! », s’extasie Lisa qui souhaite revenir le plus vite possible à Paris pour rendre visite à ses amis français et ses anciens collègues de l’OFAJ.Toutefois, Lisa ne peut pas s’imaginer habiter à Paris à long terme. La foule, les crottes de chiens sur les trottoirs, le bruit, la puanteur et le stress…  On peut vraiment se passer de tous ces désagréments de la grande ville. « Si on est pressé par exemple, les touristes sont énervants car ils restent plantés là et empêchent les gens de passer ! »

Y a-t-il une chose à laquelle Lisa n’a jamais pu s’habituer ? « Que les Français soient toujours en retard ! Aux réunions, j’arrivais toujours la première ! », dit Lisa en riant. Après son séjour en France, Lisa constate que la majorité des clichés véhiculés sur les Français sont vrais, mais elle conseille vivement son expérience à tous les jeunes : « Je suis devenue beaucoup plus autonome et j’ai appris à être plus ouverte envers les gens que je ne connais pas. Après le bac, le service volontaire permet par exemple de prendre du recul par rapport à l’école et de trouver sa voie. J’ai aussi appris qu’il y a des choses qu’on n’aime peut-être pas à l’école, mais qui peuvent se révéler complètement différentes dans un autre contexte, comme par exemple le français dans mon cas. Je trouve que c’est bien de tenter autre chose, même si ça semble dur au départ. On apprend toujours beaucoup sur soi-même quand on passe du temps à l’étranger. »