Umweltfragen besitzen in Deutschland und Frankreich hohe Priorität. Eine einfache Maßnahme, die es jedem erlaubt, täglich gegen die Überproduktion von Verpackungsmaterial zu kämpfen, ist die Wiederverwertung von Müll. Deshalb wurde vor zwanzig Jahren in Deutschland der Grüne Punkt eingeführt, ein System, das sich schnell in ganz Europa verbreitete.

Alors que les questions écologiques sont une priorité en France et en Allemagne, le recyclage des déchets fait partie des mesures qui permettent à chacun de lutter de manière quotidienne contre la surproduction d’emballages. Il y a 20 ans le « Grüner Punkt » était mis en place en Allemagne, un système qui s’est ensuite rapidement exporté  dans toute l’Europe

Ein Kreis. Im Innern zwei grüne Pfeile, ein dunkler und ein heller, die sich um sich selbst drehen. Für fast alle Deutschen und Franzosen steht das Symbol eindeutig für Recycling, obwohl diese Marke, der Grüne Punkt, erst zwanzig Jahre alt.  Am 28. September 1990 wurde in Deutschland die GmbH "Duales System Deutschland" gegründet, als Antwort auf eine Verordnung der deutschen Regierung zum Umgang mit Abfall. Diese Vorschrift, die am 12. Juni 1991 in Kraft trat, geht von einem wichtigen Prinzip aus: Die Hersteller sind während des gesamten Nutzungszyklusses für das Produkt verantwortlich. Daraus entstand die Notwendigkeit, ein System zu schaffen, um die Wiederverwertung von Produkten aufeinander abzustimmen. Norbert Völl von der Duales System Deutschland GmbH erklärt, dass "das Prinzip sehr gut angenommen und von 90% der Bevölkerung umgesetzt wurde. Fast jeder kennt das Symbol Grüner Punkt."

Ein Kreislauf für Verpackungen

Ziel des Grünen Punktes ist es, die Folgen von Abfall für die Umwelt auf ein Minimum zu reduzieren. Vier Jahre nach dem Reaktorunfall in Tschernobyl, zu einem Zeitpunkt, an dem die grünen Parteien in die europäische Politik eintraten, zeugt dieses Vorhaben von einem neuen ökologischen Bewusstsein. Was das konkrete Einrichten des Systems betrifft: Duales System Deutschland hat Verträge mit drei unterschiedlichen Akteursgruppen aus dem Bereich Recycling geschlossen: mit den Herstellern von Verpackungsmaterial, mit den Herstellern des Produktinhaltes und schließlich mit den Händlern. Diese Finanzierung erlaubt die Wiederverwertung von Verpackungen, aus denen anschließend entweder wiederverwendbare Stoffe oder neue Produkte entstehen. Die Produkte, die an diesem Recycling-Kreislauf beteiligt sind und ihn finanzieren, sind daher mit dem berühmten Grünen Punkt gekennzeichnet.

Niedrige Fehlerquote

Der Verbraucher leistet seinen Beitrag, indem er den Müll in die verschiedenen Container wirft, beispielsweise gibt es für Verpackungen eine gelbe Tonne. Laut Norbert Völl ist die Fehlerquote bei der Mülltrennung relativ niedrig. Für Glas, wo die Trennung zwischen den einzelnen Farben entscheidend ist für den weiteren Wiederverwertungsprozess, liegt die Quote unter 10%. Weniger als 10% beträgt sie auch für Papier, aber bei Verpackungen kann sie bis auf 30% ansteigen. Einer der üblichen Fehler ist es, Kleidung oder Elektrogeräte in die gelbe Tonne zu werfen, die eigentlich für Verpackungen vorgesehen ist.

Eine echtes Erfolgsmodell

Seit seiner Einführung hat dieses System einen enormen Erfolg in Deutschland erfahren. Norbert Völl erklärt, dass "von 1991 bis 1993 die Menge an Verpackungen, die unser System durchlief, so stark angestiegen ist, dass wir schnell neue Investitionen tätigen mussten. In den vergangenen Jahren ist die Menge konstant hoch geblieben, bei 5 bis 5,5 Millionen Tonnen pro Jahr." In Folge einer Entscheidung der Europäischen Kommission wurde der Markt für Müllverwertung im Jahr 2003 für die Konkurrenz geöffnet. So entstanden neben dem Dualen System Deutschland, das immer noch 50 bis 60% der Marktanteile besitzt, andere Systeme wie ISD, Eko-Punkt oder Landbell.

Durch den Erfolg des Grünen Punktes entstanden bald Nacheiferer. Das Symbol wurde in 26 europäische Länder exportiert und die verschiedenen Systeme haben sich unter dem Namen "Pro Europa" zusammengeschlossen. Frankreich folgte der Entwicklung 1992 mit der Gründung von Eco-emballages. Das System ist dort etwas anders, vor allem weil den Kommunen eine größere Rolle zukommt. Eco-emballages zufolge waren im Jahr 2008 47000 Unternehmen an dem System beteiligt. Der Grüne Punkt leistet zudem einen Beitrag zur Reduktion der klimaschädlichen Emissionen. Denn Messungen vom Dualen System Deutschland ergaben, dass 2008 dank des Recycling-Kreislaufes rund 1,4 Millionen Tonnen CO2 eingespart werden konnten. Ein Zusatzargument, das bedacht werden sollte, wenn man seinen Müll entsorgt.

Un rond. A l’intérieur, deux flèches vertes, une foncée et une claire, tournant sur elles-mêmes. Le symbole est connu de presque tous, Allemands et Français : le recyclage. Pourtant cette marque, le « Grüner Punkt » ou Point Vert, n’a que vingt ans. En effet, le 28 septembre 1990 la société Duales System Deutschland a été créée en Allemagne, en réponse à une directive du gouvernement allemand de l’époque sur le traitement des déchets. Celle-ci n’entrera finalement en vigueur que le 12 juin 1991. Cette directive prévoit un principe important : les producteurs sont responsables du produit pendant tout son cycle d’utilisation. D’où la nécessité de créer un système pour coordonner le recyclage des produits qui seront signalisés alors par un point vert. Selon Norbert Völl, de Duales System Deutschland : « Le principe a été très bien accepté et adopté par 90% de la population. Quasiment tout le monde connaît le symbole du « Grüner Punkt » ».

Un circuit pour les emballages

L’objectif du « Grüner Punkt » est simple : réduire au maximum l’impact des déchets sur l’environnement. A cette époque les questions écologiques sont au cœur des préoccupations européennes : la catastrophe de Tchernobyl a eu lieu quatre ans auparavant et les partis « verts » font leur entrée en politique en Europe.

De manière plus concrète, voici comment ce système fonctionne : Duales System Deutschland passe des contrats avec trois groupes différents d’acteurs du circuit de recyclage : d’une part, les producteurs du produit d’emballage, d’autre part, les producteurs du contenu du produit et enfin les distributeurs. Grâce à ce financement, ce système peut recycler les emballages qui donneront ensuite soit des matières réutilisables soit de nouveaux produits. Les produits participant et finançant ce circuit de recyclage sont donc signalisés  par le fameux point vert.

Faible taux d’erreur

Le consommateur, lui, trouve sa place dans ce circuit en triant ses déchets dans différents conteneurs. Par exemple la poubelle jaune est  réservée aux emballages. Selon Norbert Völl, le taux d’erreur dans le tri des déchets est relativement faible. Moins de 10% pour le verre (où le tri selon la couleur est primordial pour la suite du circuit de recyclage)  et le papier. Jusqu’à 30% néanmoins pour les emballages. Parmi les erreurs habituelles, on remarque que des vêtements ou des appareils électriques se retrouvent dans les conteneurs jaunes destinés aux emballages.

Une vraie demande de la population

Ce système a connu un fort succès dès son introduction en Allemagne prouvant ainsi que la demande était grande. Norbert Völl explique ainsi que « de 1991 à 1993, le volume d’emballages passant par notre système a augmenté de façon tellement forte que nous avons dû rapidement effectuer de nouveaux investissements. Dans les dernières années, le volume est resté constamment élevé, entre 5 et 5,5 millions de tonnes par an ». En 2003, suite à une décision de la Commission européenne, le marché du traitement des déchets a été ouvert à la concurrence. Ainsi  à côté de Duales System Deutschland qui possède toujours de 50 à 60% de parts de marché, d’autres systèmes tels qu’ ISD, Eko-Punkt ou Landbell sont apparus.

Au vu de ce succès, le symbole du point vert a rapidement fait des émules et s’est exporté dans 26 pays européens, réunis au sein du collectif Pro Europe et notamment en France avec la création d’Eco-emballages en 1992. Le système y est quelque peu différent, notamment en raison d’une participation plus importante des communes. Selon Eco-emballages, 47 000 entreprises faisaient partie du système en 2008. Le succès du « Grüner Punkt » se mesure aussi grâce à son impact climatique. En effet, Duales System Deutschland a mesuré que pour l’année 2008, 1,4 millions de tonnes – équivalent CO2 avaient pu être économisées grâce à son circuit de recyclage. Un argument supplémentaire à prendre en compte au moment d’aller descendre les poubelles.