Chanel, Dior, Jean-Paul Gaultier, Yves Saint Laurent… die Liste der Pariser Modehäuser, deren Name allein zum Träumen bringt, ist lang.
Chanel, Dior, Jean-Paul Gaultier, Yves Saint Laurent… la liste est longue de ces maisons de couture parisiennes dont le nom, à lui seul, fait rêver.
Lange Zeit hatte man den Eindruck, dass in Deutschland nichts vergleichbares existierte, dass es bis auf einige Ausnahmen wie Escada oder Karl Lagerfeld keine Modeindustrie, keine Modeschöpfer gab. Von hier war man nur einen Schritt davon entfernt zu sagen, dass die Deutschen keinen Geschmack haben, und dass man ihre Modeschauen am treffendsten mit einem Paar weißer Socken in Birkenstocksandalen beschreibe. Aber plötzlich geht der Pariser Mode die Luft aus, ein großes Haus wie Givenchy kündet an, dass es die zu teuren Defilées einstellt, um zu bescheideneren Präsentationen zurückzukehren, bei denen nur Klienten und Moderedakteure zugelassen sind. Der Unterschied zwischen den Luxuskollektionen und dem täglichen Leben verschwindet allmählich.
Gleichzeitig ist in Deutschland, allen Vorurteilen zum Trotz, die Berliner fashion week im Aufwind. Sie vereint junge Designer aus vier Teilen Deutschlands, wie z.B. Patrick Mohr, Susanne Wiebe und Marcel Ostertag aus München, Thatchers, Kostas Murkudis und Sisi Wasabi aus Berlin, Blutsgeschwister aus Stuttgart und Anja Gockel aus Mainz, und vertritt eine junge, dynamische und respektlose Idee von Mode. Es handelt sich hier nicht um haute couture: die Mode muss vor allem praktisch und bequem sein. In einem Wort: tragbar. Deutschland, der europäische Pionier in Verwendung ökologischer Materialien, ist auch das Land, in dem sich eine „Biomode“ mit dem Anspruch, Mode, Ethik und Ökologie in Einklang zu bringen, entwickelt. Bekleidung aus Bio-Baumwolle bringt es zu so einem Erfolg, dass die Idee von großen Ketten wie C&A oder H&M aufgegriffen wird und diese sich ihrerseits in die Erstellung von Biokollektionen stürzen. Aber diese Erneuerung kommt nicht von oben, also von Designern und Schneidern. Das beste Mittel sich dessen zu vergewissern ist es, sich Mode- und insbesondere Streetstyleblogs aus der Nähe anzuschauen, die sich mittlerweile im Internet etabliert haben. Streetstyle ist ein Phänomen, das sich in den letzten Jahren entwickelt hat und darin besteht, auf der Straße, einer Ausstellung oder auch einer Party gemischte Looks zu fotografieren und auf seinem Blog zu veröffentlichen. Diese Praxis lässt Mode von Unbekannten zu Ehren kommen und schenkt dem täglichen Laufsteg, der Straße, Anerkennung. Auf französischer Seite hat sich Garance Doré schnell als Königin des Streetstyle durchgesetzt, indem sie gut geratene Looks in den Straßen von Paris, aber auch New York, Mailand, Florenz oder auch Sidney ausfindig gemacht hat. Aber auch die Deutschen schlafen nicht, wie Stil in Berlin, berliner Stilvitrine, aber auch Style clicker aus München, Modedorf in Düsseldorf, Fashion Junk in Hamburg und viele andere beweisen. Exzellent im Erkennen von Trends, erlauben diese Blogs eine dem Alltag nähere Mode zu erleben. Versuchen wir anhand dieser einige Unterschiede zwischen den Ländern auszumachen. Wenn in Frankreich die Mode Eleganz bedeutet, dann scheint das entsprechende deutsche Schlagwort vor allem Komfort zu sein. Das ist jedenfalls die Idee, die Mary Sherpe, Photographin für Stil in Berlin, mit dem Konzept von „cosyness“ vertritt. Andererseits, während in Frankreich Looks die Tendenz haben zu einer Uniform zu werden, insbesondere in Paris, wo man von einem typischen Pariser Stil redet, ist in den deutschen Großstädten die Mode vor allem ein Mittel um sich zu differenzieren, seine Persönlichkeit zu unterstreichen, seine Identität neu zu erfinden. Auf die Gefahr hin, mit einem Blumentopf auf dem Kopf auszugehen... Das erklärt zum Beispiel auch den Vintage Trend. In den second hand Läden, von denen es in Berlin oder Hamburg nur so wimmelt, riskiert man nicht, das selbe Kleid wie die Nachbarin zu kaufen!
Wann wird es aber eine Symbiose von deutscher und französischer Mode geben, zwischen Komfort, Erfindungsgeist und Eleganz? Ein Duo von deutsch-französischen Modeschöpfern, Odely Teboul und Annelie Augustin, hat kürzlich den Preis des siebzehnten Festivals junger Modedesigner in Dinard gewonnen. Eine Angelegenheit, die man weiter verfolgen sollte...
On a longtemps eu l’impression qu’il n’existait pas d’équivalent en Allemagne, qu’à quelques exceptions près, comme la maison ou le créateur Escada Karl Lagerfeld, il n’y avait pas d’industrie de la mode, pas de créateurs. De là à dire que les Allemands n’avaient pas de goût et que leur performances modesques se résumaient à une paire de socquettes blanches dans des sandales Birkenstock, il n’y avait qu’un pas. Et puis voilà, la mode parisienne s’essouffle, une grande maison comme Givenchy annonce qu’elle arrête des défilés trop coûteux pour revenir à des présentations plus modestes réservées aux clientes et rédactrices de mode, le décalage entre ces collections luxueuses et la vie quotidienne se creuse…
Au même moment en Allemagne, pied de nez à tous les préjugés, la fashion week berlinoise prend son essor. Elle réunit de jeunes designers venus des quatre coins de l’Allemagne : Patrick Mohr, Susanne Wiebe ou encore Marcel Ostertag de Munich ; Thatchers, Kostas Murkudis ou Sisi Wasabi de Berlin ; Blutsgeschwister de Stuttgart ; Anja Gockel de Mayence… et défend une idée jeune, dynamique et irrévérencieuse de la mode. Ici, il ne s’agit pas de haute couture : la mode doit avant tout être pratique, confortable, en un mot : portable. C’est en Allemagne aussi, pionnière européenne en matière d’écologie, que s’est développée une mode « bio », avec le souci de concilier mode, éthique et écologie. Les vêtements en coton biologique ont ainsi tellement de succès que l’idée a été reprise par de grandes chaînes telles que C&A ou H&M qui se lancent à leur tour dans des collections bio. Mais ce renouveau ne vient pas que du haut, c’est à dire des créateurs et des couturiers. Le meilleur moyen de s’en assurer est de regarder de plus près les blogs de mode, et notamment de streetstyle, qui ont envahi la sphère internet. Le streetstyle ? C’est un phénomène qui s’est développé depuis quelques années et qui consiste à photographier des looks croisés dans la rue, à une exposition ou encore à une soirée et à les publier sur un blog. Cette pratique rend ses lettres de noblesse à une mode d’anonymes et offre une reconnaissance à ce défilé de mode quotidien qu’est la rue. Du côté français, Garance Doré s’est vite imposé comme la papesse du streetstyle, repérant des looks réussis dans les rues de Paris mais aussi de New York, Milan, Florence ou encore Sidney… Les Allemands ne sont pas en reste avec Stil in Berlin, vitrine du style berlinois, mais aussi Style Clicker, basé à Munich, Modedorf à Düsseldorf, Fashion Junk à Hambourg et j’en passe. Excellents capteurs de tendance, ces blogs permettent de percevoir une mode plus proche du quotidien. Essayons de repérer à travers eux quelques différences entre les deux pays. Si en France, la mode rime avec élégance, le maître mot allemand semble plutôt être le confort. C’est en tout cas l’idée que défend Mary Sherpe, photographe de Stil in Berlin, qui défend le concept de « cosyness ». D’autre part, alors qu’en France les looks ont tendance à s’uniformiser, notamment à Paris où on parle d’un style typiquement parisien, dans les grandes métropoles allemandes, la mode est avant tout un moyen de se différencier, d’affirmer sa personnalité, voire de réinventer son identité. Quitte à sortir avec un pot de fleur sur la tête… Ceci explique par exemple la tendance vintage. Dans les second hand shops qui pullulent à Berlin ou Hambourg, on ne risque pas de sortir avec la même robe que sa voisine !
A quand donc un mariage entre mode à l’allemande et mode à la française, entre confort, inventivité et élégance ? Un duo de créateurs franco-allemand, Odely Teboul et Annelie Augustin, a récemment remporté le prix du 17e Festival des jeunes créateurs de mode de Dinard. Affaire à suivre…
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