Wie Motten um das Licht schwirren, so wurde Berlin in den letzten Jahren immer stärker Treffpunkt für Kreative – ob Künstler, Grafiker, Webdesigner und Journalisten. In den Coworking-Häusern der Hauptstadt finden sie sich zu einer Community zusammen und lassen das Einzelkämpfertum hinter sich. Ein Besuch im Betahaus, einem der größten Coworking-Häuser Berlins.  

Ces dernières années, Berlin est devenu un carrefour pour les métiers créatifs : qu’ils soient artistes, designers, graphistes ou journalistes, ils bruissent comme des papillons autour d’une lanterne. Grâce aux espaces de Coworking de la capitale, ils peuvent se retrouver au sein d’une communauté, en rangeant le chacun-pour-soi au placard.
Visite au Betahaus, un des plus grands centres de Coworking de Berlin.

Im Betahaus kann man sich einen Schreibtisch mieten.

Au Betahaus à Berlin on peut louer un bureau.

Nur das leise Klackern von Tastaturen hört man imOpenspace des dritten Stocks im Betahaus. Eine beschäftigte Atmosphäre. Von der Decke baumeln Verlängerungssteckdosen, die jeden der zirka 20 hellen Holztische im Raum mit Strom versorgen. Das Einzige, was die meisten Leute hier brauchen: Strom für ihren Mac. Und schon können sie loslegen zu arbeiten.
Über mehrere Etagen verteilen sich im Haus Schreibtische für 150 Leute, die Community zählt zirka 200 Mitglieder. 2009 wurde das Haus eröffnet. Der Name erinnert gewollt an die „Beta-Version“ von Programmen, die noch nicht ganz fertig sind – auch das Haus entwickelt sich stetig weiter – bald soll eine weitere Etage ausgebaut werden.   

Au troisième étage du Betahaus, dans l’openspace, on ne distingue que le silencieux clapotement de claviers. Une ambiance studieuse règne. Suspendues au plafond, des rallonges électriques alimentent une vingtaine de tables en bois clair. Les personnes n’ont besoin que d’une chose : du courant pour alimenter leur Mac. Dès lors, ils peuvent se mettre au travail.
Près de 150 bureaux sont répartis dans le centre, pour une communauté d’environ 200 membres. Il a été inauguré en 2009. Il était voulu que le nom évoque la version bêta des logiciels, qui ne sont pas terminés, car l’espace n’en finit pas de se développer : un nouvel étage sera prochainement aménagé.

Der Architekt Van Bo Le-Mentzel hat im Betahaus ein Buch über seine „Hartz-IV-Möbel“ geschrieben. Er hat in einer 1-Quadratmeter-Schreibtischschrankwand gearbeitet.

L’architecte Van Bo Le-Mentzel a écrit dans le Betahaus son livre sur les « meubles pour chômeurs ». Il a travaillé dans un  bureau à étagère murale d’un mètre carré.

Der Architekt Van Bo Le-Mentzel hatte sich im Haus eingemietet, um  ein Buch über die Idee seiner „Hartz-IV-Möbel“ zu schreiben. In einer selbstbauten Schreibtisch-Schrankwand auf Rollen konnte er sich zurückziehen, wenn er konzentriert arbeiten wollte.  Im Entstehungsprozess des Buches war es für ihn jedoch auch wichtig, Feedback und neue Ideen seiner Coworking-Kollegen einzuholen. „Ich habe nach Gleichgesinnten gesucht und sie im Betahaus gefunden“, sagt der Le-Mentzel.

L’architecte Van Bo Le-Mentzel a loué une place pour écrire un livre sur son concept de « meuble pour chômeur ». Il se retire vers son bureau : une étagère à roulette équipée d’une chaise qu’il s’est construit lui-même ; pour se concentrer sur son livre. Pendant la genèse de son projet de livre, il a pu recueillir des retours ou de nouvelles idées auprès de ses collègues de Coworking ; « je me suis cherché des compagnons de la même fibre que moi et je les ai trouvés au Betahaus », explique Le-Mentzel.

Das Herzstück des Betahauses ist das Café im Erdgeschoss.

Le cœur du Betahaus est le café au Rez-de-chaussée.

Sich ein Netzwerk mit Partnern aufbauen,  Synergieeffekte nutzen und flexible Arbeitszeiten haben – das sind laut einer Studie von Desmag, dem Coworking-Magazin, die häufigsten Gründe, warum Leute weltweit ihren Schreibtisch nicht zu Hause stehen haben wollen, sondern in einem Coworking-Haus. „Man kann sich hier austauschen, Aufträge an Kollegen abgeben, sich Rat holen“, sagt Max vom Betahaus. Einmal in der Woche bieten die Betreiber deshalb ein „Betafrühstück“ an.     

S’établir un réseau de partenaires, utiliser les synergies à disposition et disposer de plages de travail flexibles : ce sont – selon une étude de Desmag, le magazine du Coworking – les principales raisons qui poussent certaines personnes à préfèrer un bureau au centre de Coworking plutôt que d’en installer un chez eux.
« Ici, on peut échanger, transmettre des demandes aux collègues, ou prendre conseil. » affirme Max du Betahaus.Pour cela la direction propose des « beta-petits-déjeuners » une fois par semaine.

In den letzten Jahren ist die Coworking-Szene stark gewachsen. Seinen Ursprung habe diese relativ neue Arbeitsform im US-amerikanischen Silicon Valley. Laut der weltweit zum zweiten Mal durchgeführten Studie „Global Co-working Survey“ gab es im Jahr 2007 weltweit nur 75 solcher Häuser, im Februar 2012 bereits 1 320. Fast die Hälfte der Coworker ist zwischen 25 und 35 Jahre alt und arbeitet häufig als Freelancer, hat die Studie herausgefunden.

Au cours de ces dernières années, leCoworking a connu un développement important.
Ce style de travail assez récent est originaire de la SiliconValley, aux Etats-Unis. Selon l’étude mondiale « questionnement global sur le Coworking »  qui vient d’être reconduite pour la seconde fois, il n’y avait que 75 de ces centres en 2007, alors qu’on en comptait 1320 en février 2012. L’étude montre également que près de la moitié des « coworkers » ont entre 25 et 35 ans et qu’ils travaillent le plus souvent en freelance.

Einige Gründer ziehen ihr eigenes Start-Up-Unternehmen auf. Im Betahaus werden zirka ein Drittel der Schreibtische von solchen Kleinstunternehmen genutzt. Sie sitzen im vierten Stock des Gebäudes, gleich neben dem Büro des Haus-Anwaltes und dem Tagungsraum. An den Holzplatten, die als Wände genutzt werden, hängen Schilder von Firmen wie „car2go“, die ein Berliner Carsharing-Angebot aufgebaut hat und „secondmuse“, eine Firma, die Innovationsmanagement anbietet und bereits mit Nike und der Nasa zusammengearbeitet hat. In den Regalen des Gemeinschaftsraumes steht das Buch „Crashkurs Buchführung“ zwischen dem „Dictionaryoffinance“ und dem Buch mit dem verheißungsvollen Titel „Anyonecan do it“.     

Certains fondateurs y mettent en place leur start-up. Au Betahaus, près d’un tiers des bureaux sont utilisés par ces jeunes entrepreneurs. Ils prennent place au quatrième étage, tout près du bureau  du juriste et de la salle de conférences. Sur des planches de bois, utilisées comme cloisons, on distingue les plaques d’entreprises comme « car2go », qui propose une offre de « carsharing » à Berlin, ou encore « secondmuse », une société spécialisée dans le management de l’innovation, qui a déjà travaillé avec Nike ou la Nasa. Sur les étagères des espaces communs, on trouve des titres tels que le Cour intensif de comptabilité, Dictionary of finance ou un ouvrage intitulé d’un aguichant « Anyonecan do it ».

Eine eigene Idee verwirklichen – das wollten auch Saskia Sefranek (24) und die Deutsch-Französin Céline Schmal (27). Mit ihrer Internetplattform „qipoqo“ möchten sie eine Tauschbörse für Dienstleistungen aufbauen. „Ich korrigiere deine Bewerbungsunterlagen, dafür mähst du mir meinen Rasen“, nennt Céline Schmal als Beispiel. Gezahlt wird in einer virtuellen Währung. Die beiden Gründerinnen treffen sich regelmäßig mit Projektpartnern im Café des Betahauses, das im Erdgeschoss liegt. Ihre eigentlichen Büros sind im Berliner Viertel Adlershof. „Doch die Lage ist nicht zentral genug, um Geschäftspartner zu treffen“, sagt Saskia Sefranek. Das Café im Erdgeschoss ist dafür genau richtig, es ist wie das Herz des Hauses. Die großformatigen Bilder von Modeschauen an der Wand, die gechillte Hintergrundmusik  verbreiten eine entspannte Atmosphäre, wie in einer Szene-Kneipe in Kreuzberg. 

Mettre en œuvre une idée, c’est également ce que veulent Saskia Sefranek (24 ans) et la franco-allemande Céline Schmal (27 ans). Avec leur plateforme en ligne « qipoqo », elles veulent proposer une bourse d’échanges de services. Céline Schmal donne un exemple : « Je corrige ton dossier de candidature, et pour cela, tu vas tondre ma pelouse ». Le paiement fonctionne grâce à une devise virtuelle. Les deux créatrices se rencontrent régulièrement avec des partenaires dans le café du Betahaus, situé au rez-de-chaussée. Leurs bureaux se situent en fait dans le quartier berlinois d’Adlershof. « Malheureusement, ce n’est pas suffisamment central pour y rencontrer des associés » dit Saskia Sefranek. Le café du rez-de-chaussée est lui tout-à-fait approprié. Des imprimés grands formats exposent des défilés de mode et la musique de fond relaxante diffusent une atmosphère détendue, comme dans les bars branchés de Kreuzberg.

Die Gründerinnen Saskia Sefranek und die Deutsch-Französin Céline Schmal arbeiten an ihrem Projekt, der Internettauschbörse „qipoqo“. (v.l.)

Les créatrices Saskia Sefranek et la jeune franco-allemande Céline Schmal travaillent à leur site d’échanges « qipoqo ». (de gauche à droite)

Für die beiden Gründerinnen ist es wichtig, ihr Internetunternehmen mit der realen Welt zu verknüpfen und ihre Partner in der Realität zu treffen. Genauso sollen sich auch die Teilnehmer ihrer Plattform im wirklichen Leben sehen und sich austauschen. Van Bo Le-Mentzel spricht von einer Bewegung des „Web 2.0 zum Web 3.0“. In dieser neuen Dimension tauschen sich Menschen nicht nur über das Internet aus, sondern treffen sich immer mehr im realen Leben. Für ihn sei der Erfolg von Coworking ein Symptom dieser Entwicklung, in Deutschland und der ganzen Welt.

Pour nos deux créatrices, il est important de relier leur entreprise sur internet avec le monde réel et de pouvoir prendre contact personnellement avec leurs partenaires. De la même manière, les membres de leur plateforme doivent se retrouver dans la vraie vie pour pouvoir échanger. Van Bo Le-Mentzel parle d’un déplacement du « Web 2.0 vers le Web 3.0 ». Dans cette nouvelle dimension,  les gens ne construisent plus seulement leurs échanges sur internet, mais ils se rencontrent de plus en plus. Pour lui, le succès du Coworking est caractéristique de ce processus, en Allemagne et dans le monde entier.

International aufgestellt ist auch das Betahaus. Es hat Ableger in verschiedenen Städten Deutschlands und Europas, in Hamburg, Köln, Sofia und Barcelona. Als Kunde eines Hauses kann man einen Arbeitsplatz in einem der anderen Häuser umsonst nutzen. Das Ziel ist, ein weltweites Netzwerk an Partnerhäusern aufzubauen. In Frankreich kooperiert das Betahaus zum Beispiel mit dem Coworking-Haus „Mutinerie“ in Paris.

Le Betahaus est aussi tourné vers l’international. Son concept est représenté dans différentes villes d’Allemagne et d’Europe, telles que Hambourg, Sofia et Barcelone. Et en étant inscrit dans un seul de ces centres, il est possible d’utiliser gratuitement les espaces de travail disponibles dans les autres. L’objectif est de construire un réseau mondial avec des centres partenaires. En France, le Betahaus coopère par exemple avec le centre de Coworking « la Mutinerie » à Paris.

Auf drei Stockwerke erstrecken sich die Büroräume.

On trouve les bureaux sur trois étages.

 

Denn die Coworking-Welle schwappt auch immer stärker nach Frankreich. In Paris, der Stadt der hohen Mieten, sind die Arbeitsplätze in den Gemeinschaftshäusern zwar teurer als in Berlin, aber das innovative Konzept ist trotzdem sehr beliebt. „La Cantine“ und die „Mutinerie“ sind die bekanntesten Coworking-Häuser in Paris. Auch in anderen Städten Frankreichs eröffnen immer mehr dieser Zentren. Zu einem Pariser Coworking-Wochenende vom 14. bis zum 16. September diesen Jahres treffen sich zum ersten Mal verschiedene Häuser aus ganz Frankreich. Vom 8. bis zum 10. November ist Frankreichs Hauptstadt Schauplatz für ein  europäisches Coworking-Treffen – auch Leute vom Betahaus in Berlin werden vor Ort sein.

Hanna Gieffers, 09.08.2012

Car la vague du Coworking déferle de plus en plus vers la France. A Paris, la ville des loyers élevés, les espaces de travail communs sont certes plus chers qu’à Berlin, mais son concept innovant est plébiscité. « La Cantine » et « la Mutinerie » sont les deux centres de Coworking parisiens les plus connus et il s’en ouvre de plus en plus, aussi dans d’autres villes de la France.
Pour la première fois, plusieurs initiatives de Coworking de toute la France se retrouveront à Paris du 14 au 16 septembre, pour un week-end de rencontre. C’est également la capitale française qui accueillera la rencontre du Coworking européen du 8 au 10 novembre. Un événement que le Betahaus de Berlin ne manquera pas.

Hanna Gieffers, 09.08.2012

Links :

Betahaus Berlin: http://betahaus.de/

Coworking-Häuser in Deutschland: http://www.Coworking-news.de/Coworking-verzeichnis/

Coworking-Szene in Berlin: http://www.deskmag.com/de/Coworking-spaces-in-deutschland-219

Coworking-Wochenende in Paris: http://www.cowoweekend.org

Studie von Deskwanted: https://deskwanted.com/static/Deskmag-Global-Coworking-Survey-slides-lowres.pdf

Hartz-4-Möbel: hartzivmoebel.de

Bilder: Daniel Seifert, AunPhotography, Hanna Gieffers (3)

Links :

Betahaus Berlin: http://betahaus.de/

Centre de Coworking en Allemagne: http://www.Coworking-news.de/Coworking-verzeichnis/

Le Coworking à Berlin: http://www.deskmag.com/de/Coworking-spaces-in-deutschland-219

Le week-end du Coworking à Paris: http://www.cowoweekend.org

Étude du Deskwanted: https://deskwanted.com/static/Deskmag-Global-Coworking-Survey-slides-lowres.pdf

Hartz-4-Möbel: hartzivmoebel.de

Photos: Daniel Seifert, AunPhotography, Hanna Gieffers (3)