Mehrere Lehrergewerkschaften sind gegen den Test in der CM2 (entspricht der 5. Klasse) den die Schüler Ende Januar geschrieben haben. Sie beurteilen ihn als absurd und unwirksam. Was sind ihre Argumente und welche Absichten verstecken sich hinter dieser nationalen Evaluierung?

Plusieurs syndicats d´enseignants se prononcent contre l´évaluation de CM2 que les élèves ont passée fin janvier. Ils jugent ce test absurde et inefficace. Quels sont leurs arguments et quelles sont les intentions poursuivies à l´échelle nationale à travers cette évaluation ?

Es ist sinnvoll, diese Evaluierungsmaßnahme zunächst in ihrem Kontext wiederzugeben, bevor die Streitpunkte dargestellt werden. Ist diese Evaluierung eine französische Besonderheit? Ganz und gar nicht. Unsere deutschen Nachbarn sind, in der Evaluierung von Schülerkompetenzen sehr fortgeschritten. Zum Beispiel hat das Projekt VERA – Vergleichsarbeiten in der Grundschule – das gleiche Ziel wie die Evaluierung, um der in diesem Artikel geht: Die Schülerkompetenzen in großem Maßstab evaluieren. In Deutschland werden die Drittklässler (entsprechend der CE1) in Deutsch und Mathematik geprüft. Die jungen Franzosen werden zunächst in der CE1 und dann später in der CM2 jeweils in Französisch und Mathematik evaluiert.

Ende Januar 2010 verkündeten mehrere Lehrergewerkschaften ihre Solidarität gegenüber Gilles Lehmann. Dieser Grundschullehrer aus dem Departement Haute-Vienne wurde am 18. Januar von dem Oberschulrat vom Dienst suspendiert, da er den Evaluationsverlauf umändern wollte. Es war vorgesehen, dass die Lehrenden diese Tests drei Tage lang organisieren sollten, aber der Beamte hatte die Absicht die Prüfungen über drei Wochen zu verteilen. In wenigen Tagen ist dieser "ungehorsame" Mann das Symbol des Widerstands der Lehrerschaft geworden. Nach massenhaften Protestaktionen wurde er am 25. Januar rehabilitiert. Warum und wie ist diese Unzufriedenheit entstanden? Und was sind überhaupt die Ziele dieser Tests?

Ziele des Bildungsministeriums

Die circa 790 000 Schüler der CM2 wurden in der Woche vom 18. bis zum 22. Januar in Mathematik und Französisch geprüft. 2009 wurden diese Tests erstmals durchgeführt. Früher wurden solche Evaluierungen in der CE1 und in der 6ème organisiert. Nach dem ehemaligen Bildungsminister Xavier Darcos können die Lehrer mit diesem Messinstrument "die Lücken ihrer Schüler erkennen, um ihnen eine individuelle Förderung anzubieten". Die Ergebnisse werden anonym veröffentlicht. Es ist außerdem möglich, die Ergebnisse nach Département und Académie zu unterscheiden. Die nationale Zusammenfassung soll helfen, dem Bildungssysten neue Impulse zu geben. Laut der Regierung sind die Klassenstufen CE1 und CM2 zwei Schlüsselzeitpunkte der Grundschule, um die erworbenen Kompetenzen der Schüler zu messen. Durch diese Prüfungen können sogar die Eltern die schulische Entwicklung ihrer Kinder nachvollziehen. Sie erhalten die Informationen von den Lehrern oder von dem Schulleiter. Die Evaluierung in der CE1 soll übrigens im Mai stattfinden.

Unterschiedliche Stimmen dagegen

So positiv betrachten die Lehrergewerkschaften diese Tests aber nicht. In einem gemeinsamen Brief vom 6. Januar 2010 an den derzeitigen Bildungsminister Luc Chatel kritisierten die Gewerkschaften SNUipp-FSU, SGEN-CFDT und SE-UNSA die Einführung der nationalen Evaluierungen in den zwei Klassenstufen. Ihre Kritikäußerungen richten sich auf "die Verwirrung zwischen Bilanz und Diagnose, den ausgewählten Zeitpunkt, die binäre Notierung, die Abwesenheit der Wahrnehmung von unvollständigen Erfolgen". Die Zuverlässigkeit und die wissenschaftliche Genauigkeit werden außerdem in Frage gestellt. Nathalie Mons, Expertin für die Bildungspolitik, Professorin an der Universität Grenoble II und Forscherin in Sciences Po Paris, nimmt auch kein Blatt vor dem Mund, wenn sie über diesen Test spricht. In einem Interview in den Seiten der Zeitung Le Monde bewertet sie seine stastistische Qualität als "mittelmäßig". Nach ihrer Meinung seien die Fragen zum Beispiel falsch formuliert, um die Schwierigkeiten der Schüler zu identifizieren. Die Notierungsskala sieht folgendermaßen aus: 1 bedeutet die erwartete Antwort ; 9 entspricht eine falsche Antwort ; 0 heißt, dass die Schülerin bzw. der Schüler nicht geantwortet hat. Ein halber Erfolg, also ein Lösungsansatz ist nicht möglich. Die unvollständigen Antworten werden nicht bewertet. Entweder hat der Lernende die erwartete Kompetenz erworben oder nicht. Wenn er noch hart daran arbeitet, seine Kenntnisse zu verbessern, werden diese Bemühungen durch diese Evaluierung nicht berücksichtigt. Samuel Constant ist ein junger Grundschullehrer und versteht die Grundidee, die dahinter steckt. Er möchte auch gerne wissen, wo seine Schüler beim Lernprozess stehen. Er hat mit seinen Kollegen schon die ersten Ergebnisse in Förderungsprogrammen umgewandelt. Er sei aber der Meinung, dass es sinnvoller wäre, diesen Test am Anfang (Diagnose) oder am Ende (Bilanz) des Schuljahres durchzuführen.

Trotz alledem hat die Mehrheit der Lehrer diese Prüfung durchgeführt. Manche gaben ihren Schülern mehr Zeit, andere haben die Anforderungen des Ministeriums ignoriert. Ob ein Teil der Lehrer sich bei dieser Angelegenheit im Bezug auf ihre pädagogische Unabhängigkeit verletzt gefühlt hat? Wahrscheinlich, ja. Sie haben vor allem gehofft, dass das Ministerium bei der Gestaltung dieses sehr nützlichen Tests auf Vorschläge von ihnen eingeht.

Avant de présenter les points de discorde circulant autour de cette évaluation, il serait important de replacer cette mesure dans son contexte. Une particularité française ? Pas du tout. Nos voisins allemands sont très avancés dans le domaine des évaluations des connaissances des écoliers. Par exemple, le projet VERAVergleichsarbeiten in der Grundschule – a, comme l´évaluation dont il est question dans cet article, pour objectif d´évaluer à une grande échelle les compétences des élèves. En Allemagne, les Drittklässler (correspondants aux CE2) sont évalués en allemand et en mathématiques. Les jeunes français sont évalués une première fois en CE1, puis plus tard en CM2 (correspondants aux Fünftklässler), à chaque fois en français et en mathématiques.

Que s´est-il donc passé au sein du corps enseignant français ?

Plusieurs syndicats d´enseignants ont annoncé fin janvier 2010 qu´ils étaient solidaires avec Gilles Lehmann. Ce professeur des écoles du département d´Haute-Vienne avait été suspendu de ses fonctions par l´inspecteur d´Académie le 18 janvier car il avait voulu organiser cette évaluation " à sa sauce ". Il était prévu que les enseignants fassent passer les tests pendant trois jours, mais le fonctionnaire avait eu l´intention de répartir les épreuves sur trois semaines. En quelques jours, cet homme " désobéissant " est devenu le symbole de la révolte enseignante. Après maintes protestations, il a été réhabilité le 25 janvier. Pourquoi et comment est né ce mécontentement ? Et quels sont les objectifs de cette évaluation ?

Objectifs du Ministère de l´Éducation

Les quelque 790 000 élèves de CM2 ont dans la semaine du 18 au 22 janvier été évalués en mathématiques et en français. C´est en 2009 que ces tests furent organisés pour la première fois. Des évaluations similaires avaient lieu auparavant en CE1 et en 6ème. Xavier Darcos, ancien ministre de l´Éducation, est persuadé que les professeurs peuvent reconnaître les lacunes de leurs élèves grâce à cet instrument de mesure afin de leur offrir un soutien individuel. Les résultats sont publiés de façon anonyme. En outre, il est possible de différencier les résultats par académie et département. Le résultat global doit pouvoir fournir des orientations pour améliorer le système éducatif. D´après le gouvernement, les classes de CE1 et de CM2 sont deux étapes-clés à l´école primaire qui permettent de mesurer les compétences acquises par les élèves. Ces examens sont censés notamment informer les parents afin de leur permettre de suivre l´évolution du niveau scolaire de leurs enfants. Ils sont informés soit par l´instituteur, soit par le directeur de l´école. En mai prochain, ce sera le tour des CE1.

Différentes voix s´y opposent

Les syndicats d'enseignants ne considèrent pas ce test d'une manière aussi positive que le gouvernement. Au sein d'une lettre unitaire, datée du 6 janvier 2010, destinée à l´actuel ministre de l´Éducation, Luc Chatel, les syndicats SNUipp, SGEN-CFDT et SE-UNSA critiquent vivement l´instauration de ces évaluations nationales en CE1 et CM2. Ils condamnent " la confusion entretenue entre le bilan et le diagnostic, la date de passation, le codage binaire, l´absence de prise en compte des réussites partielles ". De plus, la fiabilité et la rigueur scientifique sont remises en question. Nathalie Mons, spécialiste des politiques d´éducation, maître de conférences à l´université de Grenoble II et chercheuse associée à Sciences Po Paris, ne mâche pas ses mots lorsqu'elle parle de ce test. Dans une interview accordée au quotidien Le Monde, elle juge médiocre la qualité statistique de l´évaluation. Selon ses propos, la formulation des questions ne serait pas optimale pour pouvoir identifier les difficultés des élèves. Le système de notation est organisé de la manière suivante : 1 équivaut à une bonne réponse ; 9 correspond à une mauvaise réponse ; 0 signifie que l´élève n´a pas répondu. Un succès partiel n´est pas rendu possible. Les réponses incomplètes ne sont pas prises en compte. Soit l´apprenant a acquis la compétence attendue, soit pas du tout. S´il est en train d´améliorer ses connaissances, ses efforts ne seront pas pris en considération dans le cadre de cette évaluation. Samuel Constant est depuis peu professeur des écoles et comprend le raisonnement qui accompagne ce test. Il aimerait lui aussi savoir où se situent ses élèves dans leur apprentissage. Il s´est même servi avec ses collègues des résultats pour mettre en place des programmes de soutien. Selon lui, il serait cependant plus judicieux d´organiser cette évaluation au début (diagnostic) ou à la fin (bilan) de l´année.

Il faut savoir que la plupart des professeurs ont tout de même fait passer ces épreuves. Certains ont donné plus de temps à leurs élèves, d´autres ont ignoré les exigences du Ministère. Est-ce qu'une partie du corps enseignant s´est sentie offensée à cette occasion par rapport à son indépendance pédagogique ? Probablement. Ils auraient surtout apprécié que le ministère les consulte dans l´élaboration de cet outil d´évaluation très utile.