Franky Zapata traverser la Manche

Franky Zapata : traverser la Manche sur un Airscooter, pari relevé

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Sur le sable du Nord, un étrange œuf d’acier attend, vibrant doucement avant de bondir au-dessus des vagues. Avec son Airscooter, Franky Zapata s’apprête à tracer une ligne folle dans le ciel, juste entre les lames et les nuages, à l’endroit même où seuls les pionniers rêvent de s’aventurer. Ici, nul besoin d’avoir vécu mille aventures pour tenter le pari, juste l’envie de se laisser porter par le souffle coupé de ces 35 kilomètres suspendus, là où défier la Manche devient presque aussi naturel qu’un tour de manège… à condition d’oser y croire assez fort pour monter à bord.

Une idée folle prend son envol : traverser la Manche sur un Airscooter ?

Imaginez la scène : sur une plage du Nord, un engin atypique patiente. Pas question d’avion, ni de drone… Plutôt un œuf d’acier posé sur ses hélices vibrantes, prêt à filer au-dessus de l’eau. Franky Zapata s’approche de sa toute dernière création. Face à lui, 35 kilomètres de mer froide, un défi que la majorité des gens regarde de loin… sauf lui.Au menu du jour : de Sangatte à Douvres, cap sur l’Angleterre, la Manche sous les pieds, l’horizon qui ondule, et l’inattendu pas bien loin. Que va-t-on chercher sur l’autre rive, sinon l’envie de repousser ce qui semblait inatteignable au saut du lit ? Un instant, tout aurait pu basculer.

Le défi : piloter le ciel comme on enfourche un scooter

Franky Zapata n’est pas novice en prise de risque. Ce matin-là, il entend bien montrer que le ciel n’appartient plus seulement aux pilotes chevronnés. Son Airscooter, il l’a imaginé autrement : “C’est un multicopter, quelque part entre l’hélicoptère et le drone… mais fait pour tous !” sourit-il.Cinq ans de bricolages, d’essais, d’ajustements… et une question qui reste en suspens : cette machine peut-elle vraiment dompter toute la Manche ? Jusqu’ici, personne n’a tenté l’aventure, tandis que la concurrence cale côté autonomie. Les autres multicopters électriques ? À peine le temps de décoller, déjà la panne. Lui annonce plus de deux heures de vol.

Bon à savoir : Aucun autre multicopter habité n’a franchi davantage de quinze kilomètres d’un seul trait. Avec l’Airscooter, la Manche s’invite désormais au programme.

Des rêves de pionnier, quelques galères… et l’audace de recommencer

Certains penseront tout de suite à Louis Blériot en voyant Franky Zapata prendre place dans sa bulle flottante. Quelques années plus tôt, il avait déjà tenté sa chance sur un Flyboard. Quinze minutes de vol, puis la mer avait gagné.Aujourd’hui, la donne a changé : une machine hybride, mi-thermique, mi-électrique, une place, des ambitions bien plus vastes. Le décollage semble presque anodin sur le moment, pourtant l’atmosphère reste tendue, même sur les embarcations suiveuses.

“Je n’ai pas dit que c’était un exploit !” lâche Franky, sourire en coin, casque en place.

De la Manche à Las Vegas : le rêve ne s’arrête pas là

Traverser la Manche n’est qu’un début. Ce drôle d’appareil, pensé pour les passionnés, mise tout sur le plaisir, le goût de la nouveauté, ce petit frisson d’altitude accessible sans brevet de pilote. D’ici peu, un premier centre ouvrira ses portes à Las Vegas. On imagine sans mal la scène : louer un Airscooter comme on réserve un jet-ski !En attendant, toute l’équipe retient son souffle. Les batteries tiennent, la météo coopère… Trente-cinq kilomètres au-dessus des vagues dans ce cocon volant, le cœur suspendu.Seuls les audacieux savent vraiment ce qui attend là-haut, dans l’inconnu du ciel. Et si, dans quelques années, cette expérience devenait accessible au plus grand nombre ?Rien n’est gagné d’avance… mais une chose reste gravée : Franky Zapata aura ouvert la voie.