Permis probatoire : zoom sur ses spécificités

Permis probatoire
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Le permis probatoire concerne les personnes ayant obtenu leur permis de conduire pour la première fois. Il est sujet à certaines particularités qui visent à renforcer la sécurité routière et aider les nouveaux conducteurs à acquérir de l’expérience. Dans cet article, nous aborderons les spécificités du permis probatoire et les obligations qu’il implique.

Qu’est-ce que le permis probatoire ?

Permis probatoire

En France, toute personne obtenant son permis de conduire pour la première fois entre dans une période dite « probatoire » pendant laquelle elle est soumise à un capital de points plus réduit que pour les conducteurs confirmés. Le but de cette mesure est d’encadrer les nouvelles pratiques de conduite, de responsabiliser les jeunes conducteurs et de favoriser la sécurité routière.

Durée et capital de points

La durée du permis probatoire est généralement de 3 ans. Toutefois, si le permis a été obtenu à l’issue d’une formation en apprentissage anticipé de la conduite (AAC), cette durée est réduite à 2 ans. Durant cette phase probatoire, le titulaire se voit attribuer un capital initial de 6 points (au lieu de 12). À la fin de cette période, tant que le conducteur n’a commis aucune infraction abaissant son solde de points, il accède au même capital de points que les conducteurs confirmés, soit 12 points.

Obligations particulières pour les titulaires d’un permis probatoire

Les conducteurs en période probatoire doivent respecter des règles spécifiques pour assurer leur sécurité et celle des autres usagers de la route. Certaines infractions constatées peuvent entraîner une réduction importante des points de leur permis, voire même son annulation.

Respect des limitations de vitesse

Les détenteurs d’un permis probatoire sont soumis à des limitations de vitesse inférieures à celles autorisées pour les conducteurs confirmés :

  • Sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central, la vitesse maximale autorisée est de 80 km/h au lieu de 90 km/h.
  • Sur les autoroutes, la vitesse maximale autorisée est abaissée à 110 km/h contre 130 km/h habituellement.

Une infraction relative aux limitations de vitesse peut engendrer une perte significative du solde de points du permis probatoire.

Stages de sensibilisation à la sécurité routière

En cas de perte de points, un conducteur en période probatoire a la possibilité de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière afin de récupérer jusqu’à 4 points. Ce stage est facultatif mais permet d’éviter l’annulation du permis si le capital de points est fortement entamé.

Sanctions encourues et conséquences pour les titulaires d’un permis probatoire

Un conducteur en période probatoire risque plusieurs types de sanctions en cas d’infractions routières commises :

  • Perte de points, pouvant aller jusqu’à la totalité du capital.
  • Amende forfaitaire et suspension du permis pour certaines infractions graves (ex. : excès de vitesse supérieur à 50 km/h ou conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants).
  • En cas de perte totale des points de son capital, le conducteur voit son permis invalidé par décision administrative. Il doit alors repasser intégralement l’examen du permis de conduire (code de la route et conduite).

Récupération des points et fin de la période probatoire

Le titulaire d’un permis probatoire récupère des points chaque année s’il ne commet pas d’infraction entraînant une perte de points durant cette période :

  • Pour un permis obtenu après une formation normale : +2 points par an pendant les 3 ans (4 ans si contrôle médical obligatoire).
  • Pour un permis obtenu en apprentissage anticipé de la conduite (AAC) : +3 points par an sur 2 ans.

Une fois la période probatoire terminée avec succès, le conducteur accède donc au capital complet de 12 points. Si toutefois il a perdu des points lors de sa période probatoire, ceux-ci seront conservés malgré l’accès au capital complet.

Éviter les pièges et adopter les bonnes pratiques avec un permis probatoire

Pour préserver son permis et éviter les sanctions, un conducteur en période probatoire doit appliquer quelques règles simples :

  • Respecter scrupuleusement les limitations de vitesse, tout particulièrement celles spécifiques aux titulaires d’un permis probatoire.
  • Redoubler de vigilance lors de la conduite de nuit, conduite en hiver, sous la pluie ou dans le brouillard. Les conditions climatiques difficiles peuvent augmenter les risques d’accidents.
  • Rouler à bonne distance des autres véhicules et anticiper les réactions des autres usagers de la route pour éviter les collisions ou les accrochages.

En adoptant ces bonnes pratiques de conduite, le détenteur d’un permis probatoire maximise ses chances de préserver son capital de points et d’accéder au statut de conducteur confirmé sans encombre.